Dagda,
Je suis d'accord avec ta première remarque (n'ai pas compris encore la deuxième).
En fait, concernant le doublement en 12,... ans au lieu de 14 ans, j'y ai pensé en lisant l'article, et puis j'ai oublié ensuite. Mais comme ton calcul (juste) complique les choses, et qu'en simplifiant (en utilisant le calcul du pourcentage de croissance sur base du nombre de base, et non du nombre accru annuellement), c'est déjà suffisamment catastrophique comme ça, j'avoue que ça me gêne pas trop. Sauf dans le fait que l'auteur qui décrédibilise ses adversaires pour leur grossièreté de calcul, de la sorte se décrédibilise aussi lui-même.
Cela dit, peut-être fait-il remarquer dès le début la pirouette qu'il fait pour simplifier le calcul? Mais si c'est le cas, je ne l'ai pas remarqué.
Bon, je vais tout de même relire ta deuxième remarque, histoire de voir si je comprends en deuxième lecture

Bon à la deuxième relecture, oui, le doublement en 100 ans signifie qu'on parle de 100 ans après 1963 donc 2063. D'ici là, si on vit encore, on sera passé à une monnaie mondiale

le mondo

qui équivaudra 55,5128 euros

Je te laisse faire la traduction de la totalité des prix mentionnés dans l'article

En ce qui concerne le choix des thèmes pour illustrer ses calculs , je trouve qu'il a plutôt bien choisi : deux thèmes qui nous parlent sans doute le plus.
Je me rappelle avoir parlé du sujet de la dénatalité dans nos pays, par le choix de ne plus procréer, sur un de nos échanges. Et une grande majorité était plutôt choquée par une telle proposition. Pourtant, je pense qu'on devra bien finir par passer par là. Il faudra choisir entre ne plus faire naître des enfants ou mourir en masse de famines, guerres, catastrophes, et pourquoi pas, big exterminations. Pour ma part, le choix est vite fait. Et je ne pense pas qu'il faille le reporter à demain, mais je n'ai plus à le faire, j'ai déjà passé l'âge

et ce n'est qu'une opinion, une conviction, suis pas prête à l'imposer

Bien sûr, comme tu le fais remarquer, le problème de la croissance concerne tout ce qui est repris dans notre économie en croissance. Mais je pense que les deux exemples qu'il a choisi sont les plus frappants, car près de 20 millions de personnes meurent déjà chaque année de faim et malnutrition, l'accès à l'eau est déjà très problématique et ça va ne faire qu'empirer. La pauvreté et la précarité ne cessent d'augmenter, la violence, la consommation de drogue, la pollution, le réchauffement climatique, l'augmentation du niveau des mers, l'augmentation des catastrophes météorologiques et autres catastrophes naturelles, l'extermination par les guerres, le terrorisme quotidien, la criminalité, les maladies ioatrogéniques (dues à des soins médicaux, ou prises de médicaments), les maladies de civilisation, l'augmentation de la violence,....... Tous ces fléaux travaillent déjà exponentiellement, pour l'extermination (partielle ou totale) de l'humanité. Et ils sont en grande partie liés au fait que nous sommes trop nombreux par rapport à nos capacités de gérer nos vies, et la vie sur terre.
Et en sus de tout ce que les humains ont provoqué qui font mourir les humains, ils provoquent également l'extinction de centaines de milliers d'espèces, et l'épuisement des ressources naturelles, et risquent finalement de rendre notre planète impropre à la vie.
Tout ça fait partie de la même spirale : la spirale de l'inconscience humaine. Le seul moyen pour changer ça sera d'inverser le courant : augmenter notre niveau de conscience, pas uniquement par la connaissance, ou par l'action citoyenne, mais d'abord (selon moi) par l'action individuelle et l'évolution personnelle.
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J'ai fini de lire l'article, et je pense que c'est surtout le premier tiers qui importe.
Et en particulier cette petite démonstration-ci, que je ne vais pas mettre en citation, mais juste entre guillemets, comme ça Loulie en profitera

Juste une remarque préalable pour mieux comprendre : le conférencier vient de démontrer en plusieurs pages que quand on a une croissance (par exemple) de 7% par an, le montant de base de ce qui croît (nombre d'humains, production de pétrole, ou autre) double en déans les 10 ans. C'est sur cette base qu'il démontre ceci :
« regardons ce qui arrive quand nous avons ce genre de croissance régulière dans un environnement fini.
Les bactéries croissent en se dédoublant. Une bactérie se divise et devient deux, les deux se divisent et deviennent 4, qui deviennent 8, 16 et ainsi de suite. Supposons que nous avons des bactéries dont le nombre double chaque minute. Supposons que nous placions une de ces bactéries dans une bouteille vide à onze heure du matin, et observions que la bouteille est pleine à midi pile. C’est juste un cas ordinaire de croissance régulière, le temps de doublement est une minute, et il se passe dans un environnement fini qui est une bouteille. Je veux vous poser trois questions.
Numéro une : à quel moment la bouteille était-elle à moitié pleine ? Bien, le croiriez-vous, à 11h59, une minute avant midi, parce que les bactéries doublent en nombre chaque minute.
Seconde question : si vous étiez une bactérie quelconque dans cette bouteille, à quel moment réaliseriez-vous que vous allez manquer de place ? Examinons juste la dernière minute dans la bouteille. A midi pile elle est pleine, une minute avant elle à moitié pleine, deux minutes avant elle est au quart, avant 1/8, avant 1/16. Laissez moi vous demander, à 5 minutes avant midi quand la bouteille est seulement 3% pleine et qu’il y a 97% d’espace libre qui aspirent au développement, combien d’entre vous réaliseriez qu’il y a un problème ?
A propos de la controverse actuelle sur la croissance de Boulder, il y a quelque années quelqu’un écrivit dans un journal qu’il n’y avait pas de problème de croissance de la population à Boulder parce que, disait l’auteur, nous avons quinze fois autant d’espace libre que nous en avons déjà utilisé. Laissez moi vous demander quel heure était-il à Boulder quand la surface d’espace libre était quinze fois celle que nous avions déjà utilisée ? Et la réponse est : il était midi moins 4 dans la vallée de Boulder. Maintenant supposons que deux minutes avant midi, certaines des bactéries réalisent qu’elles vont manquer d’espace et lancent une grande recherche de nouvelles bouteilles. Elles cherchèrent au delà des mers et sur les plateaux continentaux extérieurs et dans l’Arctique, et elles trouvèrent trois nouvelles bouteilles. C’est une découverte incroyable, trois fois le total des ressources connues auparavant, maintenant il y a quatre bouteilles, avant leur découverte il n’y en avait qu’une. Maintenant cela donnera surement une société durable, n’est ce pas ?
Connaissez-vous la troisième question ? Pendant combien de temps la croissance peut-elle continuer en résultat de cette magnifique découverte ? A midi, une bouteille est pleine, il en reste trois. Midi une, deux bouteilles sont pleines il en reste deux. Et à midi deux les quatres sont pleines et c’est fini. Maintenant vous n’avez pas besoin de plus d’arithmétique que ça pour évaluer l’absolue contradiction des affirmations que nous avons tous entendues et lues originaires d’experts qui nous disent d’abords que nous pouvons continuer d’accroître nos taux de consommation de combustibles fossiles et ensuite de ne pas nous inquiéter, nous serons toujours capables de faire des découvertes des nouvelles ressources dont nous avons besoins pour satisfaire les exigences de cette croissance. »
Je pense qu'il est plus que l'heure de faire notre part de colibri, et de reprendre notre juste part : de consommation
