SV, un truc de femme?
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SV, un truc de femme?
Je vais me faire tailler en piéce
mais je me lance, roulé boulé et réception sur les 2 pieds, tadam:
Ca vient surement de ce forum mais j'ai l'impression de voir plus de nana que de mec.
Pas que cela me dérange mais je me suis fait une petit réflexion:
Je trouve la mouvance de la SV assez centré sur le lieu de vie, la maison et comme socialement la maison est dévolu à la femme, peut-être est-ce un début de mini explication
Ca vient surement de ce forum mais j'ai l'impression de voir plus de nana que de mec.
Pas que cela me dérange mais je me suis fait une petit réflexion:
Je trouve la mouvance de la SV assez centré sur le lieu de vie, la maison et comme socialement la maison est dévolu à la femme, peut-être est-ce un début de mini explication
Re: SV, un truc de femme?
Je pense que tu vois juste, bien que je le déplore, tant pour le forum que pour le fait que "le ménage" soit encore trop affaire de femmes. Et ce n'est pas forcément « la faute à quelqu'un ».
Cependant, il est probable que les hommes qui se mettent à la sv, prennent plus à coeur ce genre de choses matérielles que dans le reste de la société.
D'autres part, dans l'ensemble, ce que j'ai observé tant ici sur le forum qu'ailleurs en simplicité volontaire, c'est que les hommes ont tendance à vouloir tirer la sv vers plus : de politique, de résistance, de dénonciation du système etc. ou encore de philosophie, actualité, sciences. Pas tous, mais souvent.
Et pour ce qui est de la maison, les femmes ont plus tendance à parler de la maison (et de la famille) au quotidien : éducation, ménage, cuisine, couture, ... et les hommes parleront plus de gros travaux, d'isolation, de potager, toilette sèche, etc.
Et côté plus théorique, les femmes ont plus tendance à parler psy, spirituel que philo et politique ou actualité.
Ce sont des tendances mais pas de généralisation possible, tout le monde ne peut pas s'y reconnaître. Disons que les schémas de la société occidentale sont encore assez présents.
Peut-être aussi que le forum ici est connu par plus de femmes via le blog de Raffa, ou des forums comme ltt, qui sont plus lus par des femmes.
Dans les groupes de sv que j'ai fréquentés, l'équilibre hommes-femmes était respecté, mais bon, j'ai reproché à tous les groupes auxquels j'ai participé, de vouloir être trop missionaires ou militants, peut-être cela allait-il ensemble?
Pour ma part, en tant que femme, je ne me reconnais qu'en partie dans ce que je décris ci-dessus
Et je parle là d'impressions, avec mes croyances et préjugés. Il est probable que chacun verra les choses différemment.
Dernière remarque : le fait que le forum soit plus fréquenté par des femmes fait sans doute un peu effet de cercle vicieux, car les hommes vont s'y intégrer moins facilement, en fonction des thèmes proposés qui ne les attirent pas forcément, et peut-être aussi un peu intimidés, voire pour les plus machos, à cause d'un peu de mépris, mais ça c'est tant mieux
D'ailleurs, j'ai pas souvenir d'avoir vu ici des machos circuler dans les couloirs
Cependant, il est probable que les hommes qui se mettent à la sv, prennent plus à coeur ce genre de choses matérielles que dans le reste de la société.
D'autres part, dans l'ensemble, ce que j'ai observé tant ici sur le forum qu'ailleurs en simplicité volontaire, c'est que les hommes ont tendance à vouloir tirer la sv vers plus : de politique, de résistance, de dénonciation du système etc. ou encore de philosophie, actualité, sciences. Pas tous, mais souvent.
Et pour ce qui est de la maison, les femmes ont plus tendance à parler de la maison (et de la famille) au quotidien : éducation, ménage, cuisine, couture, ... et les hommes parleront plus de gros travaux, d'isolation, de potager, toilette sèche, etc.
Et côté plus théorique, les femmes ont plus tendance à parler psy, spirituel que philo et politique ou actualité.
Ce sont des tendances mais pas de généralisation possible, tout le monde ne peut pas s'y reconnaître. Disons que les schémas de la société occidentale sont encore assez présents.
Peut-être aussi que le forum ici est connu par plus de femmes via le blog de Raffa, ou des forums comme ltt, qui sont plus lus par des femmes.
Dans les groupes de sv que j'ai fréquentés, l'équilibre hommes-femmes était respecté, mais bon, j'ai reproché à tous les groupes auxquels j'ai participé, de vouloir être trop missionaires ou militants, peut-être cela allait-il ensemble?
Pour ma part, en tant que femme, je ne me reconnais qu'en partie dans ce que je décris ci-dessus
Et je parle là d'impressions, avec mes croyances et préjugés. Il est probable que chacun verra les choses différemment.
Dernière remarque : le fait que le forum soit plus fréquenté par des femmes fait sans doute un peu effet de cercle vicieux, car les hommes vont s'y intégrer moins facilement, en fonction des thèmes proposés qui ne les attirent pas forcément, et peut-être aussi un peu intimidés, voire pour les plus machos, à cause d'un peu de mépris, mais ça c'est tant mieux
D'ailleurs, j'ai pas souvenir d'avoir vu ici des machos circuler dans les couloirs
Re: SV, un truc de femme?
D'après ce que je peux en juger avec mon entourage direct, je dois effectivement constater que les femmes sont beaucoup plus sensibles à l'avenir de la planète que ces messieurs.
Lorsque j'explique les raisons de certains de mes choix, comme ne plus manger de viande par exemple, mes amies m'écoutent attentivement même si elles n'adhèrent pas. Par contre, je me fais souvent railler par la gent masculine
avant même d'avoir pu finir mon explication.
Par contre, il me semble que les hommes convaincus par la sv, seront plus entiers et jusqu'au-boutistes et souvent plus aptes à laisser tomber certains "conforts" modernes.
Mais bien sûr, il ne s'agit que d'un avis basé sur les gens qui m'entourent
Lorsque j'explique les raisons de certains de mes choix, comme ne plus manger de viande par exemple, mes amies m'écoutent attentivement même si elles n'adhèrent pas. Par contre, je me fais souvent railler par la gent masculine
avant même d'avoir pu finir mon explication.Par contre, il me semble que les hommes convaincus par la sv, seront plus entiers et jusqu'au-boutistes et souvent plus aptes à laisser tomber certains "conforts" modernes.
Mais bien sûr, il ne s'agit que d'un avis basé sur les gens qui m'entourent
Re: SV, un truc de femme?
Je rejoins pas mal ce que dit Calispera. Par exemple, j'ai l'impression que les hommes se retrouvent davantage dans le forum de la décroissance qui est un mouvement plus politique (enfin je ne sais pas si on peut dire çà, mais vous comprenez sans doute ce que je veux dire). Pour ma part, je me sens plus à l'aise ici. Bien entendu, il faut se garder de schématiser.
Re: SV, un truc de femme?
D'accord avec toi Jojo, la description n'est pas faite pour s'y tenir, mais plutôt pour en sortir, si nécessaire. En tout cas pour prendre conscience à son niveau personnel de où on se situe là-dedans.
C'est pour ça que, tant qu'on ne croit pas en l'absolue vérité de nos manières de voir, on peut se permettre de les exprimer en sachant qu'on n'est pas objectif. Dès lors l'échange permet de stimuler chacun-e dans sa manière de voir (même si elle est opposée), selon que ça fait écho ou pas.
C'est pour ça que, tant qu'on ne croit pas en l'absolue vérité de nos manières de voir, on peut se permettre de les exprimer en sachant qu'on n'est pas objectif. Dès lors l'échange permet de stimuler chacun-e dans sa manière de voir (même si elle est opposée), selon que ça fait écho ou pas.
Re: SV, un truc de femme?
Je suis d'accord avec vous avec le côté plus politique de l'engagement de certain homme (la quete du pouvoir?
)
Je précise que j''ai pas dis ça pour mettre les gens dans des cases ou faire le réducteur/amalgameur. Juste une constatation.
Je me sens plus à ma place ici que dans une action plus politique, peut-être la jeunesse
Je précise que j''ai pas dis ça pour mettre les gens dans des cases ou faire le réducteur/amalgameur. Juste une constatation.
Je me sens plus à ma place ici que dans une action plus politique, peut-être la jeunesse
Re: SV, un truc de femme?
krum a écrit:Je suis d'accord avec vous avec le côté plus politique de l'engagement de certain homme (la quete du pouvoir?)
Hmm, je verrais plutôt un côté rebelle plus prononcé, avec un côté plus soumis chez les femmes, mais bon, à nouveau, faut pas trop généraliser
Je précise que j''ai pas dis ça pour mettre les gens dans des cases ou faire le réducteur/amalgameur. Juste une constatation.
Je ne pense pas qu'on pourraît te prêter ces intentions, mais il est vrai que le risque existe de dériver par là, et qu'il vaut la peine de parler de ce risque. Pour moi c'est important d'être conscient que nos vues ne sont pas la vérité, et donc sont par définition nuançables.
Re: SV, un truc de femme?
camalo a écrit:D'après ce que je peux en juger avec mon entourage direct, je dois effectivement constater que les femmes sont beaucoup plus sensibles à l'avenir de la planète que ces messieurs.
Pas d'accord. Je ne parlerais pas au nom des hommes mais pour ma part ce qui me tient parfois éloigné de certaines discussions "féminines" de ce forum, c'est un problème d'échelle. Je sais bien que les petits ruisseaux font les grandes rivières mais certaines discussions me semblent trop microscopiques en regard des méga problèmes que je perçois.
Je me sens plus du côté de la SV que de la décroissance. Je crois plus aux actions individuelles qu'aux grandes théories politiques mais n'empêche que, vu la taille du problème posé, ce n'est que politiquement qu'on peut tenter de le résoudre par la force de convictions de la minorité consciente minorité qui doit s'élargir très vite. L'information et l'éducation est la clé. J'aimerais qu'on prenne des mesures acceptables avant qu'on ne soit obligé d'en prendre des très draconiennes et qui seront mal acceptées et facteur de graves conflits.
En ce qui concerne l'information, un cas concret... le syndicat de ramassage des ordures, où j'ai été élu récemment, a décidé de porter le nombre d'ambassadeur du tri de 1 à 4 puis à 7 depuis une an et prévoit d'accroitre encore ce chiffre si les subventions prévues tombent. Ces ambassadeurs sont d'ailleurs, pour celles que j'ai rencontrées, de charmantes ambassadrices qui font un gros travail de convictions. Ceci me semble une mesure très intelligente décidée par des messieurs (âgés pour la plupart) quasi bénévoles au service de tous.
Simplicity is paramount
http://perinet.blogspirit.com
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Re: SV, un truc de femme?
Bonjour Joël,
Je ne me sens a priori pas d'accord avec toi, et en nuançant, plutôt partiellement d'accord avec toi. Je m'explique, et je préviens, c'est carrément hors sujet..... et, une fois n'est pas coutume.....c'est long
Tout d'abord au niveau du forum, il est vrai que sur certains sujets, on est en effet dans le détail. Et je crois que c'est plus par plaisir que conscience citoyenne qu'on cherche à faire mieux. Je penserais par exemple, à des recettes de cuisine, ou la discussion sur quel logiciel (équivalent) choisir, et ces choses-là.
Par contre, je suis persuadée qu'agir au niveau individuel, même sur quelques gouttes d'eau récupérées (même s'il ne faut pas pinailler non plus) est tout aussi fondamental, voire plus fondamental que de faire du lobbying politique, de la militance et ces choses-là. Car pour moi les changements ne sont pas tant dans les gestes que l'on fait, mais dans les attitudes mentales qui les précèdent. Et il ne s'agit pas tant d'être informé, ou de comprendre intellectuellement la nécessité de mieux gérer notre terre à l'échelle individuelle, que de modifier de fond en comble nos mentalités de consommateurs, de colons, de gaspilleurs, de pollueurs, de chercheurs à avoir raison, etc.
En fait, ce que je dis, je ne peux pas vraiment l'argumenter de manière cartésienne, il s'agit plus de quelque chose de vécu et d'intuitif. Le mieux que je puisse donner comme argument rationnel c'est la citation d'Einstein qui dit :
"La manière de penser qui a généré un problème ne pourra jamais le résoudre"
Tant que nous agissons politiquement sans avoir changé nos mentalités de fond en comble, nous ne ferons que mettre des rustines sur nos problèmes de société, mais ne les prendrons pas vraiment à bras le corps. Et je pense que l'urgence ne doit pas nous pousser à chercher les solutions rapides de type rustine, mais bien à travailler sur nous mêmes. J'illustrerais cela par exemple par le fait qu'en politique on va parler de développement durable - qui n'est bien souvent qu'un moyen légèrement moins destructeur de continuer la croissance économique et les incohérences qu'elle génère - alors qu'en sv, on se sent plus proche de la décroissance - et c'est alors la conscience, la responsabilité, la cohérence qui sont le moteur des actions.
Je pense sincèrement que l'idée d'aller changer la mentalité des autres, coûte que coûte, n'est pas une solution adéquate, car tant que nous sommes dans cet esprit là, c'est que nous fonctionnons dans le mode de pensée problématique. La réelle conscience (pas celle intellectuelle, mais celle des tripes, celle d'une compréhension avec le coeur) ne se transmet ni par les médias, ni par l'enseignement, mais par l'influence, par l'exemple, par la simple présence, et pour ceux qui y croient par les champs morphogénétiques (qui ont fait l'objet d'un échange).
Cependant, tout ce qui concerne l'action citoyenne et politique qui pose les alternatives, me paraît tout à fait adéquate, et là je te rejoins. Quand il devient possible par l'action politique ou citoyenne de donner les moyens aux gens d'agir plus consciemment, alors là, oui, je partage ton avis. Il s'agit alors plus de leur donner des facilités pour changer les comportements individuels que de les bourrer d'information. Primes à la rénovation, facilitation du tri des poubelles (comme tu en parles), distribution d'auto-collants « non à la pub » pour les boîtes aux lettres, augmentation des taxes sur les énergies fossiles, libération de terrains non bâtis pour des potagers collectifs, etc. etc.
Mais seuls ceux qui sont déjà partiellement conscientisés seront candidats au changement. Les autres suivront le peloton.
A la fois je comprends ton point de vue, mais je ne le partage qu'en partie. Je pense qu'il est plus efficace d'élever au maximum notre niveau de conscience à titre individuel, et dans le concret, dans la cohérence aussi, que de tenter de tirer vaille que vaille derrière nous des gens qui n'ont pas encore fait monter le leur. Je peux me tromper, je l'admets, mais plus j'avance, plus ma conviction dans ce sens est forte, même si j'ai encore pas mal de doutes. Dans l'échange sur l'opposition, le texte de base, écrit par Mathias, explique un peu cela.
Je redonne l'adresse de l'échange :
http://simplicitevolontaire.bbfr.net/le-bar-f7/comprendre-un-comportement-d-opposition-t382.htm
et voici un extrait :
et aussi
Et je pense qu'au niveau politique on ne peut bien souvent que se positionner dans l'opposition (car aucun parti actuel ne défend nos valeurs, ou ceux qui en défendent quelques unes, ne sont pas dans le gouvernement, ou pas dans les conseils municipaux, etc.). Et dans l'opposition, on ne peut pas faire grand chose. Et le peu qu'on peut y faire se fait au prix de tonnes d'énergie qu'on n'utilise dès lors pas ailleurs.
Je pense aussi que l'arrivée de nouveaux partis politiques ne peut être portée que par des gens qui ont changé, et que s'ils arrivent au pouvoir, il est alors l'heure de relayer l'individuel ou communautaire vers le politique.
C'est quelque chose que je commence à voir poindre le bout de son nez dans ma commune et au niveau de la région de Bruxelles, et aussi en Wallonie.
C'est le politique ou l'institutionnel qui finit par relayer la volonté des citoyens. Quand suffisamment de gens sont demandeurs, les choses se font. Et ce n'est pas tant lié au fait d'un travail prosélyte de certains, ou à la voie des urnes, que des changements d'attitude qui s'élèvent de la masse.
J'aurais envie de comparer cela à un nid de fourmi. Sa construction ne dépend pas tant d'une législation ou d'une administration que du travail « de fourmi » que chaque ouvrière effectue, car elle a en elle le bagage nécessaire pour savoir ce qu'il faut faire à son échelle pour que le nid soit construit.
A ce stade, en ce qui me concerne, je continue à privilégier le changement individuel, et je pressens que le changement collectif n'est plus trop loin, et à ce moment là, le travail individuel et collectif à la fois, deviendra automatique. Je considère déjà ce forum, comme beaucoup d'autres, comme un travail collectif qui peut faire avancer les choses.
Joël a écrit:camalo a écrit:D'après ce que je peux en juger avec mon entourage direct, je dois effectivement constater que les femmes sont beaucoup plus sensibles à l'avenir de la planète que ces messieurs.
Pas d'accord. Je ne parlerais pas au nom des hommes mais pour ma part ce qui me tient parfois éloigné de certaines discussions "féminines" de ce forum, c'est un problème d'échelle. Je sais bien que les petits ruisseaux font les grandes rivières mais certaines discussions me semblent trop microscopiques en regard des méga problèmes que je perçois.
Je ne me sens a priori pas d'accord avec toi, et en nuançant, plutôt partiellement d'accord avec toi. Je m'explique, et je préviens, c'est carrément hors sujet..... et, une fois n'est pas coutume.....c'est long
Tout d'abord au niveau du forum, il est vrai que sur certains sujets, on est en effet dans le détail. Et je crois que c'est plus par plaisir que conscience citoyenne qu'on cherche à faire mieux. Je penserais par exemple, à des recettes de cuisine, ou la discussion sur quel logiciel (équivalent) choisir, et ces choses-là.
Par contre, je suis persuadée qu'agir au niveau individuel, même sur quelques gouttes d'eau récupérées (même s'il ne faut pas pinailler non plus) est tout aussi fondamental, voire plus fondamental que de faire du lobbying politique, de la militance et ces choses-là. Car pour moi les changements ne sont pas tant dans les gestes que l'on fait, mais dans les attitudes mentales qui les précèdent. Et il ne s'agit pas tant d'être informé, ou de comprendre intellectuellement la nécessité de mieux gérer notre terre à l'échelle individuelle, que de modifier de fond en comble nos mentalités de consommateurs, de colons, de gaspilleurs, de pollueurs, de chercheurs à avoir raison, etc.
En fait, ce que je dis, je ne peux pas vraiment l'argumenter de manière cartésienne, il s'agit plus de quelque chose de vécu et d'intuitif. Le mieux que je puisse donner comme argument rationnel c'est la citation d'Einstein qui dit :
"La manière de penser qui a généré un problème ne pourra jamais le résoudre"
Tant que nous agissons politiquement sans avoir changé nos mentalités de fond en comble, nous ne ferons que mettre des rustines sur nos problèmes de société, mais ne les prendrons pas vraiment à bras le corps. Et je pense que l'urgence ne doit pas nous pousser à chercher les solutions rapides de type rustine, mais bien à travailler sur nous mêmes. J'illustrerais cela par exemple par le fait qu'en politique on va parler de développement durable - qui n'est bien souvent qu'un moyen légèrement moins destructeur de continuer la croissance économique et les incohérences qu'elle génère - alors qu'en sv, on se sent plus proche de la décroissance - et c'est alors la conscience, la responsabilité, la cohérence qui sont le moteur des actions.
Je pense sincèrement que l'idée d'aller changer la mentalité des autres, coûte que coûte, n'est pas une solution adéquate, car tant que nous sommes dans cet esprit là, c'est que nous fonctionnons dans le mode de pensée problématique. La réelle conscience (pas celle intellectuelle, mais celle des tripes, celle d'une compréhension avec le coeur) ne se transmet ni par les médias, ni par l'enseignement, mais par l'influence, par l'exemple, par la simple présence, et pour ceux qui y croient par les champs morphogénétiques (qui ont fait l'objet d'un échange).
Cependant, tout ce qui concerne l'action citoyenne et politique qui pose les alternatives, me paraît tout à fait adéquate, et là je te rejoins. Quand il devient possible par l'action politique ou citoyenne de donner les moyens aux gens d'agir plus consciemment, alors là, oui, je partage ton avis. Il s'agit alors plus de leur donner des facilités pour changer les comportements individuels que de les bourrer d'information. Primes à la rénovation, facilitation du tri des poubelles (comme tu en parles), distribution d'auto-collants « non à la pub » pour les boîtes aux lettres, augmentation des taxes sur les énergies fossiles, libération de terrains non bâtis pour des potagers collectifs, etc. etc.
Mais seuls ceux qui sont déjà partiellement conscientisés seront candidats au changement. Les autres suivront le peloton.
Je me sens plus du côté de la SV que de la décroissance. Je crois plus aux actions individuelles qu'aux grandes théories politiques mais n'empêche que, vu la taille du problème posé, ce n'est que politiquement qu'on peut tenter de le résoudre par la force de convictions de la minorité consciente minorité qui doit s'élargir très vite. L'information et l'éducation est la clé. J'aimerais qu'on prenne des mesures acceptables avant qu'on ne soit obligé d'en prendre des très draconiennes et qui seront mal acceptées et facteur de graves conflits.
A la fois je comprends ton point de vue, mais je ne le partage qu'en partie. Je pense qu'il est plus efficace d'élever au maximum notre niveau de conscience à titre individuel, et dans le concret, dans la cohérence aussi, que de tenter de tirer vaille que vaille derrière nous des gens qui n'ont pas encore fait monter le leur. Je peux me tromper, je l'admets, mais plus j'avance, plus ma conviction dans ce sens est forte, même si j'ai encore pas mal de doutes. Dans l'échange sur l'opposition, le texte de base, écrit par Mathias, explique un peu cela.
Je redonne l'adresse de l'échange :
http://simplicitevolontaire.bbfr.net/le-bar-f7/comprendre-un-comportement-d-opposition-t382.htm
et voici un extrait :
« J’ai compris qu’il ne servait à rien de s’opposer pour changer la réalité. Pour changer la réalité il suffit de se changer soi-même et d’être différent ; pour cela il faut être auto-motivé et responsable de ses actes. Ainsi ceux qui sont dans la création et non dans l’opposition changent réellement et durablement la réalité. Ceux-là forment des exemples concrets loin des discours d’opposition qui en fait ne font souvent que se référer de façon récurrente qu’à ce qu’ils détestent...
S’opposer est une disposition de l’esprit. »
et aussi
Pour moi l’opposition c’est comme l’opposition politique... ça sert à avancer très lentement ensemble.
Et je pense qu'au niveau politique on ne peut bien souvent que se positionner dans l'opposition (car aucun parti actuel ne défend nos valeurs, ou ceux qui en défendent quelques unes, ne sont pas dans le gouvernement, ou pas dans les conseils municipaux, etc.). Et dans l'opposition, on ne peut pas faire grand chose. Et le peu qu'on peut y faire se fait au prix de tonnes d'énergie qu'on n'utilise dès lors pas ailleurs.
Je pense aussi que l'arrivée de nouveaux partis politiques ne peut être portée que par des gens qui ont changé, et que s'ils arrivent au pouvoir, il est alors l'heure de relayer l'individuel ou communautaire vers le politique.
C'est quelque chose que je commence à voir poindre le bout de son nez dans ma commune et au niveau de la région de Bruxelles, et aussi en Wallonie.
C'est le politique ou l'institutionnel qui finit par relayer la volonté des citoyens. Quand suffisamment de gens sont demandeurs, les choses se font. Et ce n'est pas tant lié au fait d'un travail prosélyte de certains, ou à la voie des urnes, que des changements d'attitude qui s'élèvent de la masse.
J'aurais envie de comparer cela à un nid de fourmi. Sa construction ne dépend pas tant d'une législation ou d'une administration que du travail « de fourmi » que chaque ouvrière effectue, car elle a en elle le bagage nécessaire pour savoir ce qu'il faut faire à son échelle pour que le nid soit construit.
A ce stade, en ce qui me concerne, je continue à privilégier le changement individuel, et je pressens que le changement collectif n'est plus trop loin, et à ce moment là, le travail individuel et collectif à la fois, deviendra automatique. Je considère déjà ce forum, comme beaucoup d'autres, comme un travail collectif qui peut faire avancer les choses.
Re: SV, un truc de femme?
Salut Calispera,
Je crois que dans l'ensemble on est en "violent accord". Je ne répondrai pas en détail car je n'ai pas ta capacité, que j'admire, de disséquer les idées*. Je viens de (re)parcourir la discussion sur le texte de Mathias au sujet du comportement d'opposition et bien que je trouve ça très intéressant, il me semble que c'est un peu verbeux. C'est probablement ma capacité limitée à entrer dans un débat quand je réalise que derrière les mots on peut mettre trop de contenus différents. Autant j'aime les mots (même les plus exubérants) quand il s'agit de littérature, autant je m'en méfie quand il s'agit de manipuler des idées.
Il y a une idée sur laquelle je te rejoins totalement c'est quand tu dis que les choses se font d'elles mêmes au moment où les mentalités sont prêtes.
Oui, mais il y a aussi des politiques et des leaders d'opinion (des prosélytes dont nous sommes, je pense) qui aident à changer les attitudes. Difficile de savoir qui précède qui.
* Il faut que tu écrives un livre sur la SV. Soit tu fais La SV, sur le modèle de Das Kapital en 3000 pages, soit je te propose de m'envoyer les 3000 pages brutes et je les ramène à 150 pages pour un manifeste de la SV.
Je crois que dans l'ensemble on est en "violent accord". Je ne répondrai pas en détail car je n'ai pas ta capacité, que j'admire, de disséquer les idées*. Je viens de (re)parcourir la discussion sur le texte de Mathias au sujet du comportement d'opposition et bien que je trouve ça très intéressant, il me semble que c'est un peu verbeux. C'est probablement ma capacité limitée à entrer dans un débat quand je réalise que derrière les mots on peut mettre trop de contenus différents. Autant j'aime les mots (même les plus exubérants) quand il s'agit de littérature, autant je m'en méfie quand il s'agit de manipuler des idées.
Il y a une idée sur laquelle je te rejoins totalement c'est quand tu dis que les choses se font d'elles mêmes au moment où les mentalités sont prêtes.
calispera a écrit:C'est le politique ou l'institutionnel qui finit par relayer la volonté des citoyens. Quand suffisamment de gens sont demandeurs, les choses se font. Et ce n'est pas tant lié au fait d'un travail prosélyte de certains, ou à la voie des urnes, que des changements d'attitude qui s'élèvent de la masse.
J'aurais envie de comparer cela à un nid de fourmi. Sa construction ne dépend pas tant d'une législation ou d'une administration que du travail « de fourmi » que chaque ouvrière effectue, car elle a en elle le bagage nécessaire pour savoir ce qu'il faut faire à son échelle pour que le nid soit construit.
Oui, mais il y a aussi des politiques et des leaders d'opinion (des prosélytes dont nous sommes, je pense) qui aident à changer les attitudes. Difficile de savoir qui précède qui.
* Il faut que tu écrives un livre sur la SV. Soit tu fais La SV, sur le modèle de Das Kapital en 3000 pages, soit je te propose de m'envoyer les 3000 pages brutes et je les ramène à 150 pages pour un manifeste de la SV.
Re: SV, un truc de femme?
Bon, comme on a filé droit dans le hors sujet, je vais me permettre de recopier les 3 précédents messages dans un autre échange, + répondre au dernier message, et vais intituler tout ça : SV, action politique et prosélytisme.
Voilà où ça se trouve
Par contre, ce serait bien ici de revenir aux moutons, càd : la sv, truc de femmes aussi pour hommes? Ou bien truc pour tous?
Voilà où ça se trouve
Par contre, ce serait bien ici de revenir aux moutons, càd : la sv, truc de femmes aussi pour hommes? Ou bien truc pour tous?
Re: SV, un truc de femme?
Est-ce vraiment hors sujet ? C'est toi qui a dit:
En quelque sorte je confirme... et toi aussi d'ailleurs
calispera a écrit:D'autres part, dans l'ensemble, ce que j'ai observé tant ici sur le forum qu'ailleurs en simplicité volontaire, c'est que les hommes ont tendance à vouloir tirer la sv vers plus : de politique, de résistance, de dénonciation du système etc. ou encore de philosophie, actualité, sciences. Pas tous, mais souvent.
En quelque sorte je confirme... et toi aussi d'ailleurs
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Re: SV, un truc de femme?
Pour moi, à partir du moment où on ne parle plus que de la question sv - action politique et prosélytisme, on est bien hors sujet. Le sujet de base c'était la place des hommes en sv, or 3 messages et demis (que j'ai recopiés dans l'autre échange) ne parlent plus du tout de cet aspect, raison pour laquelle j'ai créé l'autre échange.
Le but n'est pas tant de ne pas parler de ce hors sujet, que de laisser la place au sujet qui a été créé par Krum. Car le fait de parler d'autre chose étouffe la possibilité de parler du sujet de base.
**********
En carricature, nous disions donc, que les hommes ont du mal à percevoir que les micro actions sont à la base des changements les plus importants
Allez, tapez moi dessus, puisque je vous en donne l'occasion
Le but n'est pas tant de ne pas parler de ce hors sujet, que de laisser la place au sujet qui a été créé par Krum. Car le fait de parler d'autre chose étouffe la possibilité de parler du sujet de base.
**********
En carricature, nous disions donc, que les hommes ont du mal à percevoir que les micro actions sont à la base des changements les plus importants
Allez, tapez moi dessus, puisque je vous en donne l'occasion
Re: SV, un truc de femme?
et bien je suis pas du tout d'accord avec cela... Avant d'"être sur le net" je suis bien évidemment dans la vie et depuis bien plus longtemps. Je suis dans le "mouvement"qui n'en est pas un et qui pour moi doit surtout jamais le devenir, depuis pas mal d'années maintenant (une vingtaine), et j'ai connu bcp plus d'hommes engagés sur cette voie (individuelle, je parle pas de l'engagement politique ou militant) que de femmes !!! Très très très largement. Cela tient sûrement au fait que je fréquente depuis tjs essentiellement des hommes par goût mais ce goût est aussi lié au fait que très fréquemement les préoccupations féminines nous passent largement au-dessus de la tête et sont souvent loin de la simplicité volontaire. Les hommes en questions avaient et ont pour bcp ce point commun de la SV (qui s'ignore ou ne s'appelle pas comme ça).
D'ailleurs les premiers forums francophones sur ces questions étaient au départ majoritairement masculin maintenant cela s'est équilibré (voir pour certain déséquilibré). Ne pas oublier aussi que bcp de femmes engagées sur la SV choisissent de reprendre du temps pour elle et leur famille quand l'homme continue de travailler (c'est parfois l'inverse) ce qui fait que globalement les femmes sont plus disponibles pour participer aux forums.
Par contre il est vrai que pour ceux qui décrouvre tout ça, les femmes semblent bcp plus sensibles à cette question, et s'en pose beaucoup des questions justement, pour allers vers la simplicité volontaire. ET ces questions là n'intéressent pas forcément les hommes (ni moi d'ailleurs
) 
D'ailleurs les premiers forums francophones sur ces questions étaient au départ majoritairement masculin maintenant cela s'est équilibré (voir pour certain déséquilibré). Ne pas oublier aussi que bcp de femmes engagées sur la SV choisissent de reprendre du temps pour elle et leur famille quand l'homme continue de travailler (c'est parfois l'inverse) ce qui fait que globalement les femmes sont plus disponibles pour participer aux forums.
Par contre il est vrai que pour ceux qui décrouvre tout ça, les femmes semblent bcp plus sensibles à cette question, et s'en pose beaucoup des questions justement, pour allers vers la simplicité volontaire. ET ces questions là n'intéressent pas forcément les hommes (ni moi d'ailleurs






