Je suis aussi passée le lire cet après midi à la bibliothèque. Mes commentaires rejoignent ceux de Sofi. Rien d'extraordinaire dans les articles pour les gens qui font de la sv, mais pour les autres, c'est une bonne approche je pense. Ils ont tenté, via des articles de pays (tous occidentaux) divers de donner différentes facettes de la sv et de la décroissance.
Il y a l'approche un peu fofolle pour le révérend Billy (
http://www.revbilly.com : écoutez la chanson

)
L'exemple un peu spéc en effet pour les gens qui empruntent en faisant de la sv, et suivent des cours de sv en Suède.
J'ai aussi noté l'un ou l'autre site internet, dont celui-ci :
http://www.freecycle.org/ : taper France ou Belgium ou votre pays en anglais, pour la recherche, et il vous donne tous les groupes locaux du pays
L'explication pour Lille par exemple :
Freecycle® s’adresse à tous ceux qui préfèrent « recycler » les objets plutôt que de les mettre à la poubelle. Que cela soit une chaise, un piano ou une vieille porte, laissez votre message.
Peut-être cherchez-vous vous-même un objet particulier !
Les associations caritatives sont elles aussi bienvenues !
Freecycle, ce sont plus de 4 millions de membres dans le monde, étonnant.
Je viens de m'inscrire sur le forum freecycle de Bruxelles pour voir de quoi il s'agit dans la pratique.
Il y a aussi la thèse de Tim Kasser qui est juste citée dans un des premiers articles, et que je trouve intéressante : j'en dis un peu plus dans le message suivant, pour ne pas encombrer celui-ci.
Pour le reste du dossier, j'avoue avoir passé un ou deux articles, mais c'est le dernier qui m'a le plus branchée. Celui du "the Guardian" à Londres, dont l'auteur, Georges Monbiot, espère une récession.
« Seule une bonne récession nous sauverait » Il ne mache pas ses mots. Même si je n'espère pas une récession, j'avoue que son raisonnement ne manque pas du tout de logique.
J'en ai recopié certains extraits que je vous donne ici :
......au-delà d'un certain point, la souffrance est également le fruit de la croissance économique.
Le changement climatique ne provoque pas seulement un déclin du bien-être : passé une certaine limite, il le fait disparaître.
Peu de gens ont un tel franc parler, et pour un grand quotidien anglais, ma foi, ça valait la peine d'être dit.
.... Une récession dans les pays riches représenterait sans doute le seul espoir de gagner du temps afin d'empêcher le changement climatique de devenir incontrôlable.
... Les gouvernements adorent la croissance parce qu'elle les dispense de s'attaquer aux inégalités. Comme Henry Wallich, un ancien gouverneur de la Réserve fédérale américaine (de 1974 à 1986), l'a un jour fait remarquer en défendant le modèle économique actuel, « La croissance est un substitut à l'égalité des revenus. Tant qu'il y a de la croissance, il y a de l'espoir et cela rend tolérables les grands écarts de revenus. » La croissance est un sédatif politique qui étouffe la contestation,....
Pour les gouvernements du monde riche, la politique raisonnable à mener désormais n'est-elle pas de maintenir des taux de croissance aussi proches de zéro que possible? Mais, parce que le discours politique est contrôlé par des gens pour qui l'accumulation d'argent est la principale finalité, une telle politique semble impossible. Aussi désagréable qu'elle soit, il est difficile d'imaginer ce qui, à part une récession accidentelle, pourrait empêcher la croissance économique de nous expulser du pays de Canaan pour nous expédier dans le désert.
A propos de ce que dit Armor, il faut savoir en fait que Courrier International est composé de traductions d'articles, provenant pour la plupart des plus grands quotidiens du monde (surtout occidental), surtout de France, Angleterre, Etats-Unis et Espagne, mais de bien d'autres encore. Cela permet d'élargir les horizons, et de parfois un peu approfondir, mais c'est vrai que pour un dossier comme celui-ci, cela donne plutôt un aperçu des visions de journalistes pour chacun des pays concernés, sans qu'il y ait réellement une vue d'ensemble, ou un approfondissement du sujet. Mais cela vaut la peine de remarquer que le concept de simplicité volontaire et de décroissance est réellement répandu dans tous ces pays, même si les termes peuvent légèrement changer.