krAvEuNn a écrit:LeLama a écrit :
Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose d'autre que la raison qui gouverne nos décisions ? Notre rapport à l'autre, le fait qu'à un moment, on ait envie de donner et à un autre non. Pourquoi ?
Ce n’est pas la raison (la conscience) qui gouverne nos actes et nos sentiments, c’est notre inconscient. Ce subconscient profond, enfui au plus profond de notre cerveau et auquel nous n’avons qu’un accès ultra limité. Notre raison n’est que la partie émergée de l’iceberg (peut-être même pas 10% de notre personnalité).
Notre personnalité se construit de façon totalement obscure et pour beaucoup par le refoulement. Bref, la raison ne suffit pas et c’est pourquoi les comportements humains échappent à toute « logique ». Peut-être sommes nous tous insondables et un peu « fous ».
Sur ce, j’arrête de me la péter et de sortir ma pseudo psychologie à deux balles et je vous souhaites une bonne soirée.
Je vois les choses un peu autrement, et de plus en plus compliquées. La psychologie à tendance freudienne, parle du conscient et de l'inconscient. L'inconscient étant la partie refoulée, oubliée, mais qui comme tu le dis, semblerait représenter la partie immergée de l'iceberg.
Dans d'autres domaines, plus spirituels, on parle de conscience, non pas en la confrontant à l'inconscience, mais bien plus comme un état d'évolution plus important, qui ne s'oppose pas (forcément) à la raison, mais n'en dépend pas. Ce sont plutôt les choses que l'on sait parce qu'on les vit, pas parce qu'on les a démontrées (par exemple).
Certains opposent aussi le mot esprit et raison, le premier étant lié à la conscience, le second à la pensée.
Pour ma part, j'apprends en effet, qu'une partie de moi peut m'observer en train de penser. La pensée c'est celle qui va faire l'argumentation et les démonstrations, mais aussi qui va être responsable de nos ruminations, préoccupations, etc. L'esprit, lui, est par essence plus serein. Si l'on parvient à se détacher de la pensée, on laisse alors la place à l'esprit, on permet à la conscience de s'ouvrir. Je dis ceci en partie en fonction de ce que j'ai lu, mais aussi de ce que je vis.
Donc, lorsque tu dis :
Ce n’est pas la raison (la conscience) qui gouverne nos actes et nos sentiments, c’est notre inconscient.
et :
les comportements humains échappent à toute « logique ».
Je dirais que plus nous amenons les choses à la conscience (pas forcément à la raison), moins nos comportements échapperont à la logique.
La conscience/esprit et la raison/pensée peuvent travailler de concert. Et je pense que la sv aide grandement à être plus conscient. L'exemple type : éviter les comportements impulsifs (achats surtout) qui ne sont ni raisonnés, ni conscients.
Quelque chose que j'ai aussi appris en sv, c'est qu'une fois qu'on est vraiment conscient qu'un comportement est néfaste, il ne faut plus se forcer à le changer, cela devient automatique. On en est même dégoûté. Et cela n'est pas lié à la pensée et au raisonnement. Car la plupart des gens comprennent intellectuellement qu'il est néfaste de gaspiller à tout va, pourtant leurs comportements ne changent pas, et s'ils parviennent à les changer c'est en petite quantité et en s'y forçant. Quand on est dans l'ordre du conscient, les changement deviennent évidents, et facile, et motivant. Cela se passe au niveau des tripes et du coeur. C'est de l'ordre du ressenti, et pas de l'argumentation.
L'argumentation par contre peut parfois aider à atteindre cette conscience, dans une première étape, mais il faudra autre chose, de l'ordre de l'émotionnel et du sentiment pour que les choses bougent réellement.
J'ajouterai aussi que pour moi la conscience est fort liée aux intuitions, au ressenti, au "coeur", et que même si aucun raisonnement n'appuie ce que me dit ma conscience, je sais bien souvent que je suis dans le "juste". Il y a quelque chose de l'ordre du "bon sens" et qui n'est pas toujours démontrable par la logique.
Souvent les choses que je sens, et que je sens justes, je ne peux pas toujours les démontrer au moment où cela m'apparaît. C'est la plupart du temps plus tard que les arguments logiques qui expliquent le ressenti viennent l'étayer.
Et pour conclure j'ajouterai que quand tu parles de conscient, inconscient et subconscient, je les situe bien dans 3 notions différentes. Le conscient c'est ce dont je me rends compte. L'inconscient c'est plutôt ce que j'ai refoulé, ce sont aussi mes pulsions, c'est l'inavouable, ce qui peut me pousser à agir de manière incohérente (donc pas en fonction de ce que je dis, du conscient). Et le subconscient c'est cette espèce de force intérieure, l'intuition, une connaissance non apprise, qui m'induit vers les actes et les choix justes, sans pour autant que mon raisonnement soit capable de les justifier.
Plus nous faisons passer de la matière de l'inconscient vers le conscient d'une part, et plus nous développons notre capacité à nous fier à notre subconscient d'autre part; plus nous agirons en cohérence, de manière fiable et efficace, et plus notre impact sur les autres sera important. La conscience s'aggrandit (s'élève) quand elle rend conscient une partie de l'inconscient et aussi quand elle intègre une partie du subconscient.
Bon, on va dire que ça c'était de la psychologie à trois sous
