Merci pour ton message Virginie, ça me parle en effet.
Sans connaître tes goûts, j'ai envie de te conseiller d'office trois livres. Deux qui se suivent, et un autre :
"L'arbre aux haricots" et "Les cochons au paradis" de Barbra Kingsolver.
"Indian Café" de Billie Letts
Ils existent en poche (rivage et pocket)
Ils se passent aux Etats-Unis, +/- actuellement, sont très humains, attachants. Je les ai vraiment adorés. J'ai même relu le dernier il y a un an, et cela m'a encore plus plu à la deuxième lecture.
Un autre bouquin très dur lui, mais qui représentait pour moi une énorme leçon de vie sur le mensonge, c'est "la cicatrice" de Bruce Lowery. Mais il faut vraiment être dans une période de quasi euphorie je trouve, pour pas se faire déprimer par le bouquin. C'est le genre de références que je remettais en cause dans mon précédent message. Mais ce livre m'a marquée, parce qu'il m'a réellement fait comprendre le phénomène du mensonge et ses conséquences, que trop souvent on minimise.
Rem : je n'ai pas souvenir non plus d'une touche d'espoir dans le film Breaking the Waves, il faut dire que j'ai tout fait pour oublier le contenu de ce film (refoulement sans doute)
Sinon, un vrai classique déjà : la série Harry Potter. J'ai pris un immense plaisir à lire les 4 premiers d'un coup, et j'ai lu ensuite au compte goutte (en fonction de leur parution) les suivants. Je n'ai pas encore terminé le dernier.
C'est pour moi un classique dans le sens que des centaines de millions de gens l'ont lu, et qu'il est bourré de références et clins d'yeux à notre "civilisation". De plus, question violence, il n'est pas en reste. Mais c'est à nouveau tout le côté convivial et humain qui me fait adorer.
De plus, la partie magie est vraiment hyper sympa. Je ne suis a priori pas du tout attirée par le monde des sorciers et cie, au contraire. Et on m'a seriné pendant des années que Harry Potter c'était génial, et ça me laissait totalement indifférente. Mais dès le premier livre entamée, j'ai été accro. Ca me fait marrer d'ailleurs.
Mais ya rien à faire, ya un peu de machisme, de la violence, beaucoup de préjugés calqués de notre société et adaptés à la mentalité sorcier (c'est d'ailleurs d'autant plus sournois, car moins évident à repérer) : un classique quoi

sinon, je peux reciter Steinbeck :
« Des souris et des hommes »
« Les raisins de la colère »
« A l'est d'Eden »
Ce ne sont pas des livres pleins d'espoir, loin de là, mais à nouveau, d'une humanité incroyable.
J'ai adoré : « Mille femmes blanches » de Jim Fergus, basé sur des faits réels : Le gouvernement américain envoie des femmes blanches chez les indiens (au 19 siècle) pour les marier, mélanger les races, et civiliser un peu ces « sous-développés ». C'est le récit passionnant d'une de ces femmes.
« Ishi », le dernier représentant d'une tribu californienne fin du 19° siècle. Touchant.
En fait, j'en ai lu plein d'autres passionnants sur les indiens (natifs américains) – récits, autobiographies, romans de natifs et de non natifs, mais je n'ai pas retenu les titres des meilleurs. J'ai la liste des livres, mais ne sais plus remettre l'histoire de chacun sur les titres.
Dans un tout autre registre, un autre livre que j'avais adoré : « Maria » de Cavanna. Je l'ai lu ya 20-25 ans. Par contre ceux qui suivent, m'ont totalement déçue.
C'est autobiographique de ce qu'a vécu Cavana pendant la dernière guerre.
Sinon, une série à rallonge, les deux premiers tomes sont géniaux, après c'est moins passionnants : « Les enfants de la terre » de Jean-M Auel.
Ca fait très « simplicité volontaire » à l'époque préhistorique

ya des invraissemblances, mais il faut les chercher, j'ai trouvé l'histoire vachement bien foutue.
Ce qui est marrant c'est la mentalité assez « américaine » des protagonistes, alors qu'on est en pleine préhistoire

Dans le style drôle : « Pourquoi j'ai mangé mon père » de Roy Lewis. Ca se passe aussi dans la préhistoire.
Dans le style : romans pour évoluer spirituellement :
« Le pélerin de Compostelle » de Paulo Coehlo
ou encore « La prophétie des Andes » de James Redfield
De Coelho, j'ai bien aimé aussi : « Veronika décide de mourir ». J'avais peur de le lire, car ça parle de suicide, mais une fois dedans, ce n'est pas vraiment le thème qui prend toute la place. Au contraire, j'ai trouvé ce livre plein d'espoir.
Un bouquin (en deux tomes) qui m'avait aussi beaucoup marquée (ya 15-20 ans) c'est « Racines » (roots en anglais à l'origine), de Alex Haley, retraçant l'histoire de plusieurs générations de noirs, depuis leur capture en Afrique, les vies d'horreur de l'esclavage, jusqu'à aujourd'hui : récit véridique transmis par voie orale de génération en génération.
J'ai tenté de le relire récemment, ça n'a pas pris, j'ai abandonné. J'avais vu des extraits de la série télévisée : pas accorchante du tout.
Bon, je pense avoir fait trop long
