Re Jojo,
C'est un sujet qui revient régulièrement. Malheureusement, je ne pourrais pas t'indiquer où on en parle déjà. Peut-être dans les « achats justes », mais on en avait parlé bien avant aussi ailleurs.
J'ai déjà une solution qui pourrait nous arranger toutes les deux. Je te propose de te prendre en thérapie pour régler le problème, à raison d'au moins une fois par semaine, à 50 euros la séance : ce serait déjà ça que tu n'irais pas dépenser dans les magasins, et ça que moi je pourrais aller y dépenser : chacune s'y retrouverait...
Ok, je plaisante, suis même pas thérapeute en plus

et je veux plus dépenser dans les magasins

Plus sérieusement, il y a plusieurs idées pour s'aider à moins dépenser, enfin, plusieurs idées qui me viennent à l'esprit.
La première c'est bien sûr d'éviter les lieux de dépenses, mais ce n'est pas toujours possible.
La seconde c'est s'engager vis-à-vis de soi-même (et d'en être bien conscient avant d'aller vers les magasins), que si à un moment on est prêt à acheter, on se le refusera, en se promettant que si l'envie est encore aussi forte la semaine qui suit, et que si on y pense souvent d'ici là : on peut revenir dans exactement X jours acheter la chose en question. (En général on n'y pense plus du tout déjà 5 minutes après avoir quitté le magasin

)
Le fait qu'on s'y engage avant, fait qu'on est plus conscient au moment où l'impulsion d'acheter se présente, mais nous met aussi devant le choix : être fidèle à soi-même (l'engagement qu'on s'est fait au préalable) ou se laisser piéger : l'orgueil est en jeu, et ça aide à tenir.
C'est un peu comme la cigarette en fait : tenir un moment (plus long que la cigarette) et puis on oublie. Il m'arrive souvent de m'intéresser à un article dans un magasin, je demande des renseignements, je l'essaie si c'est un vêtement, et puis je dis, en tentant de pas froisser la-le vendeuse-r que je n'achète jamais sur un coup de tête, que je vais laisser reposer l'idée, et que si ça me travaille je reviendrai. Et je le fais un peu en provoc pour moi-même. Certains vendeuse-r-s sont vexés car ils n'ont pas fait d'affaire, d'autres sont très compréhensifs et m'encouragent en promettant que l'article sera toujours en vente.
Donc, quand l'envie est très forte : une seule chose à faire : quitter le magasin en sachant qu'on pourra encore acheter plus tard si l'envie est intenable

mais quitter le magasin d'abord!

Le tout est d'être conscient, en même temps qu'on a la pulsion, et pouvoir faire un tout petit décalage pour s'observer, un chti rien de recul.
Si jamais la-le vendeuse-r se met à être sournois, en me disant que peut-être l'article ne sera plus de stock (le style d'article qui n'est pas soldé et est en général suivi), là, je sens que le piège s'ouvre, et je me fais un plaisir de lui refuser tout net d'acheter, car quand le jeu devient clair, alors mon impulsion s'efface quasi toujours.
Une autre idée aussi c'est de se dire : avant de se trouver dans un lieu à magasins : je refuse de m'acheter quoi que ce soit en solde, démarque, fin de série etc.
Car c'est un des plus gros pièges commerciaux : tout ce qui est limité dans la quantité et dans le temps de vente, et qui nous fait envie, va forcer l'impulsion à être la plus forte sur la sagesse. Car cela réveille notre « peur de manquer ». Si on n'achète pas tout de suite : il n'y en aura plus par la suite, on aura raté l'occasion de notre vie etc., on le regrettera longtemps etc.
Si on est mordu pour acheter « la chose qui est là sous nos yeux », on peut aussi se dire qu'on va chercher quelque chose de similaire en occasion. C'est plus difficile pour les vêtements et chaussures, car dans ce cas, c'est souvent la fantaisie du modèle lui-même qui nous séduit, et qu'on ne trouvera pas en occasion. C'est aussi cette fantaisie qui fera que ça nous passera très vite

Un autre moyen encore, quand on va dans un lieu commercial pour une raison précise, c'est d'y aller avec la liste de ce dont on a besoin, et de s'engager avant, vis-à-vis de soi-même, de se limiter à cette liste, et donc de ne pas fureter dans d'autres rayons.
Alors il y a des moyens à plus long terme, C'est de s'imaginer (régulièrement, et consciemment) avoir confiance en soi, être capable de résister et rester serein dans cette situation. Visulaliser qu'on est fort pour résister à l'achat. Ou, mieux encore, visualiser que les achats ne nous intéressent carrément plus du tout : on a beau faire le tour des magasins, on n'y trouve rien d'intéressant, ça nous ennuie etc.
Cela dit, se visualiser dans un magasin pour s'y ennuyer, ça n'a pas trop d'intérêt non plus, autant se visualiser dans une activité qui nous passionne

Une autre idée aussi, c'est de ne pas s'interdire totalement les achats. C'est un peu comme je l'ai dit dans l'échange sur le tabac. Pour certaines personnes c'est vraiment le meilleur moyen de se stimuler à acheter : l'interdit est d'autant plus séduisant. Or, comme l'achat compulsif est un peu dans le même ordre de pulsion : s'interdire d'acheter, c'est probablement le meilleur moyen de se pousser à acheter.
Postposer peut vraiment être un bon moyen, même s'il s'agit de devoir marcher des km pour revenir le chercher. Car si la motivation est vraie (et qu'il ne s'agit pas d'impulsion), on sera prêt à faire l'effort pour revenir.
Ce qui est quand même typique dans ce manège d'acheter, c'est que le plus souvent quand on fait un achat impulsif c'est qu'il s'agit d'un article de passage : un gadget, un article de mode, un souvenir de vacances, ce qui veut dire qu'on ne pourra plus l'acheter dans quelques mois, ou quelques semaines.
Il est peut-être important aussi de mieux connaître nos véritables besoins, et d'apprendre à les respecter. Si nous savons que nos besoins matériels seront toujours respectés, nous aurons moins tendance à vouloir nous rassurer en achetant.
Un truc aussi, c'est d'apprendre à s'habiller hors mode, sans être ringard pour autant : se trouver son propre style. Car notre propre style permettra de trouver les bons vêtements quelque soit la mode (en trouvant un ou plusieurs magasins stables qui les proposent, soit en les confectionnant soi-même). Quand on s'habille hors mode on a moins tendance à mettre les pieds dans des magasins à piège.
Bon, voilà. Peut-être pourras-tu piocher un idée ou l'autre là-dedans. Je ne pense pas avoir fait le tour de la question, espérons que d'autres conseils viennent s'ajouter.