korrotx a écrit:
Sinon pour revenir au sujet initial, le potager base de la SV, je me demande comment les urbains voient la chose, c'est à dire soit comme une pratique à mettre en oeuvre en ville (voire qu'ils mettent déjà en oeuvre), soit comme une pratique impossible à mettre en oeuvre en ville d'où idées d'installation ailleurs, soit pas spécialement comme une pratique à mettre en oeuvre, etc... Bref quel rapport y a-t-il pour vous entre votre façon de pratiquer la sv et le début d'autonomisation alimentaire que permet un potager?
Pour ma part, je ne me sens pas réellement intéressée par un potager, mais supute que si je m'y mettais, l'intérêt viendrait automatiquement. Je reste en tout cas curieuse, et lis ce qui se dit à ce sujet dans le but de l'appliquer un jour.
En appartement, je n'ai pas eu beaucoup le courage de cultiver, j'ai tenté cela un an et n'ai pas réitéré. J'aimerais pouvoir tenter le coup dans un jardin proche de chez moi avec d'autres gens (le côté convivial est important pour moi, seule, je ne suis pas assez motivée), mais je ne connais personne d'intéressé pour le moment, et ne connais pas non plus de terrain proche et libre. La difficulté à la ville est bien sûr de trouver des terrains adéquats si on n'a pas son propre jardin. Dans un groupe atelier sv, il y a deux ans, nous avions projeté de faire un potager en groupe. Nous avons passé des heures à discuter de la recherche d'un terrain pendant nos réunions, et vainement. Nous étions sur des listes d'attentes dans plusieurs communes (= +/-arrondissements) de la ville ainsi que dans les sociétés de transport (ayant des terrains jardinables le long des voies ferrées) etc. Nous avons mis des petites annonces. Mais rien n'a donné, et c'était très décourageant. .... le groupe n'existe plus

Pourtant je ne songerais jamais aller m'installer à la campagne dans ce but. Pour moi cette question en soulève une autre. Aller vivre loin de la ville permet plus d'autonomie, voire une quasi autharcie. Cependant, quand on entend les témoignages, si la vie des campagnards est en général plus écologique (question empreinte écologique), ils utilisent pour la plupart leur voiture, et de manière assez importante, ce qui renverse le gain sur l'empreinte écologique.
J'ai tendance à penser que la vie en ville est moins coûteuse écologiquement, de par le regroupement de plein de fonctions (le chauffage en appartement aussi par exemple).
L'idéal serait qu'une politique plus écologique d'aménagement du territoire, permette de mettre beaucoup de terrains à la dispositions des citoyens pour y faire des potagers.
Un gros avantage est sans doute de pouvoir vivre à la frontière d'une ville, en profitant de terrain, tout en ayant les facilités de la ville.