Euh, j'avoue ne pas avoir eu le courage de lire les deux articles jusqu'au bout. Il faut dire, ils sont plus longs que ce que j'ai l'habitude d'écrire moi-même qui ne fais déjà pas dans le court

Je reste un peu sur ma faim. L'auteur de l'article prévient que l'auteur du livre donne moult références culturelles, linguistiques, philosophiques etc. et que c'est d'un intellectualisant pas possible, mais qu'il faut s'accrocher tellement c'est passionnant. Mais l'article lui-même fait pareil ou pire, sans avoir été pour moi passionnant : j'avoue qu'il m'a découragée.
De plus, et je présume avoir mal compris, mais je me dis qu'en l'exprimant je donne l'occasion de rectifier : j'ai l'impression que ce que Berque décrit dans Ecoumène, c'est la sensibilité féminine (qui accueille plus facilement les sens, les émotions, le pragmatique au quotidien pour en tirer sa sagesse) qu'il oppose à l'esprit scientifique (le côté cartésien qui doit donner des preuves et se détacher de l'objet de son étude pour garder son objectivité sur ce qu'il en dit).
Et si j'ai bien compris, toujours selon l'article, Berque parle scientifiquement de cette sensibilité féminine afin de rester crédible (face à lui-même ou face à ses lecteurs). Ce qui me paraît plutôt paradoxal. A moins que Berque n'ait écrit avec beaucoup de sensibilité, et que ce soit l'auteur de l'article qui en donne une description plus aride de type scientifique?
Bon, c'est plus une boutade en forme de question. Est-ce que d'autres ont lu et compris comme moi? ou bien c'est parce que j'ai rien compris?
Par contre ta citation :
"Beaucoup de gens n'habitent plus vraiment le monde, ils en sont séparés et il forment au mieux un décor. "
si elle résume à elle seule le bouquin, me "parle" beaucoup plus. Comme quoi...
A titre personnel, comme témoignage, j'ai souvent la même impression que toi. Pourtant, je vis dans un extrême isolement. Mais quand je circule en métro, quand je suis dans les cafés, en rue ou dans tout autre lieu où se trouvent des gens, j'ai l'impression d'y être beaucoup plus présente que n'importe qui, je me nourris de la présence des gens, .... et j'observe que beaucoup sont totalement absents. J'ai l'impression que la plupart des gens vivent bien plus avec leurs possessions qu'avec leur entourage, et "utilisent" leur entourage comme s'il s'agissait de leurs possessions. On n'écoute plus vraiment l'autre, on l'entend afin de pouvoir parler soi-même et lacher ce qu'on a à dire. En parlant des gens ainsi, je ne m'exclus pas forcément moi-même du lot, ces tendances ne me sont pas inconnues.
De plus, je pense que plus on est dépendant d'une quelconque technologie (ou facilité superflue de confort) moins on vit dans l'ici et maintenant. Toute dépendance, induit l'idée de drogue, ce qui implique qu'on est à côté de ses pompes, hors réalité, hors conscience.
Les technologies les plus impliquées sont pour moi la télé, le téléphone portable, la voiture et l'ordinateur, devinez laquelle je "possède"
