Joël a écrit:Quelle sainte colère Mona

Il n'y a pas une science occidentale, il y a une seule démarche scientifique donc une seule science qui avance par hypothèse et vérification, énoncé de résultats reproductibles et de lois vérifiables, recherche des anomalies (limites) des résultats et des lois, nouvelles hypothèses....
Je suis bien d'accord avec toi Joël, il y a une démarche scientifique : mais il y a aussi une science occidentale car les scientifiques ne sont pas que des êtres purement rationnels (même si ils aimeraient ça ???!!!), ils ont aussi une culture, voire une idéologie (et ils sont bien souvent beaucoup trop sectaires, ce qui pour moi est contradictoire avec la méthode scientifique, ce qui la biaise et ne fait que la dévoyer).
Joël a écrit:Il est facile de se soigner avec des recettes de "bonne femme" quand on est jeune et en bonne santé... avec un ulcére, une hépatite, un cancer... et même une bonne rage de dent on change vite d'avis et on dit "Allo Pathie, au secours!"
Sais-tu que l'expression "de bonne femme" est basée sur une faute d'orthographe tout à fait méprisante et sexiste ? L'orthographe exacte (déformée par l'usage) et étymologique est : "de bonne fame", ce qui signifie "de bonne réputation" (du mot latin "fame" qu'on retrouve dans l'adjectif "fameux, fameuse").
Je ne me suis peut-être pas fait bien comprendre dans mon message précédent. Ce que je voulais dire, ce n'est pas qu'il faille abandonner la médecine allopathique (sans elle, je serais déjà morte depuis une vingtaine d'années !), mais que celle-ci devrait se montrer moins méprisante envers les méthodes qui n'ont pas été inventées par elle.
La plupart des maladies que nous avons relèvent à mon avis des ces techniques plus "douces", avec moins d'effets secondaires que les médicaments allopathiques. La grippe hivernale, les angines, les maux articulaires divers et variés peuvent être pris en charge de façon moins lourde. La médecine allopathique c'est très bien et très efficace, le problème c'est qu'elle prend souvent une batte de baseball pour écraser un moustique. Alors forcément il y a des dégats collatéraux... et c'est un peu dommage !
Joël a écrit:Loin de moi l'idée de brocarder ou de minimiser ce que tu appelles la science des moines tibétains... mais ce n'est pas de la science à proprement parler ou alors avec une portée très limitée car les expériences ne sont pas reproductibles, du moins pas par tous. Pour s'en convaincre, il faut lire le plus célèbre d'entre eux qui est un parfait adepte de la méthode scientifique et que j'admire au plus haut point pour son esprit clair, sa sagesse, sa bonne humeur, son humour et son humanisme.
Tu penses si je lis les livres écrits par le Dalaï Lama ! J'en ai lu un effectivement coécrit avec des scientifiques américains (des types à l'esprit assez ouvert, faut reconnaître !) et qui était très intéressant. Je ne me rappelle plus du titre, mais ça traitait des émotions négatives et de la conscience. Mais avoue que ce genre de collaboration, c'est l'exception qui confirme la règle ! Personnellement je serais passionnée si elles se généralisaient.
Je ne comprends pas ce que tu veux dire quand tu dis que ce qui n'est pas reproductible partout et par tous n'est pas "scientifique". Excuse la naïveté de mon exemple, mais moi il y a des choses que je suis incapable de reproduire (par exemple un double salto arrière, ou telle ou telle attitude d'un contorsionniste) ; pour autant, cela ne me semble pas relever d'un phénomène paranormal et exclu du champ scientifique... ?