BZH41 a écrit:Pour notre relation au reste du monde (humains et nature) je pense que c'est un peu la même chose. Il y a 2 étapes :
1. Beaucoup de gens n'ont pas encore conscience que leurs actes quotidiens ont des répercussions : une sorte d'effet papillon. Pour produit un dépliant il a fallut abbatre des arbres et utiliser des encres ... pour manger des tomates en février, il a fallut les faires pousser sous serre, en les chauffant, puis les transporter à travers l'europe ... Pour fabrique cette peluche disney (par exemple) des jeunes filles chinoises de 15 ans on travaillées 12 heures par jour, 7/7 jours, en s'abimant la santé, pour être payées pas beaucoup plus qu'il bol de riz ... etc ...
En fait, beaucoup de gens n'ont tout simplement pas l'information (ou cherchent à ne pas l'avoir, sachant qu'alors ils devraient changer leurs comportements). Cependant depuis quelques années, surtout la dernière, pas mal de gens commencent à avoir une certaine information : déjà à propos du réchauffement climatique, il faut vraiment être con, sourd ou de mauvaise fois pour ne pas être au courant. Presque pareil pour le travail en Chine, les délocalisations etc. Des films comme "Notre pain quotidien" et "We feed the World", actuellement à l'affiche (en Belgique) aident à faire ces liens entre ce que nous avons dans notre assiette et la mort de gens, la pollution, la barbarie des méthodes d'agriculture et pour élever le bétail, etc.
Moi cela me fait espérer que d'ici quelques années les comportements de "consommateurs" (et même ceux des grandes entreprises en lien avec les décisions politiques) changeront fondamentalement. Car si la conscience est actuellement uniquement intellectuelle, le reste devrait suivre. D'ailleurs le nombre de gens faisant de la sv augmente, le nombre d'initiatives sv aussi.
Je suis amusée par exemple d'apprendre qu'en Belgique certains ministres ont été pointés du doigt, car ils défendent la lutte contre le réchauffement climatique, mais roulent en grosses cylindrée, voire en 4x4. Les gens commencent donc à faire des liens qui, il y a très peu de temps n'étaient pas imaginables (le statut, le standing avaient une priorité absolue, et aveuglaient au reste).
J'avoue pourtant que j'ai rencontré énormément de gens qui sont d'accord avec ce que tu as expliqué ci-dessus, et qui sont tout à fait convaincus qu'il faut faire quelque chose pour changer tout ça, mais pas un seul instant ils ne songent à "d'abord" changer leurs propres comportements de consommateurs. Ils sont prêts à manifester, signer des pétitions, voter plus à gauche, ou plus vert, mais ils n'ont pas conscience qu'ils ont le choix de prendre la responsabilité de ne pas participer au massacre en agissant au quotidien. Et si certains sont parties prenantes pour tenter de changer les choses à leur niveau personnel, dès qu'on creuse, on sent qu'en effet, c'est un "accord mental", mais qui ne peut être suivi de gestes.
Cela dit, ce n'est pas parce qu'on fait de la sv, qu'on est tellement plus conscients qu'eux. Juste on a entamé les premiers pas vers une plus grande conscience.
un geste me semble possible un autre pas (par exemple pour limiter la production de gaz à effet de serre je consomme de préférence des fruits et légumes de saison produits localement : je me passe de tomates en février, je me passe d'ananas mais pas encore de jus d'orange qui viennent probablement d'Israel ou des USA (ce qui n'est pas la porte à coté).
Il y a un article décrivant les méthodes pour faire le jus d'orange industriel.... je vais tenter de voir si j'en ai copie : ça va te faire un effet boeuf
2.3 - certains gestes sont devenus tellement automatiques qu'on n'imagine pas faire autrement ... mais on découvre encore chaque jours de nouvelles choses à faire ..
Voilà, c'est exactement ça
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Le jus d'orange, Terra Economica, 17/09/06
Plus de 550 millions de litres de jus d'orange sont engloutis chaque jour sur la planete, dont la moitie en Europe.
Direction le Bresil. Etat de Sao Paulo. C'est d'ici que part l'essentiel de la production mondiale de jus d'orange (avec l'Etat de Floride aux Etats-Unis). En fait, 80% de ce liquide consomme par les Europeens est d'origine bresilienne. Il parcourt donc 12000 kilometres pour atterrir en Allemagne notamment, le premier consommateur de l'Union. Mais pour embarquer dans les conteneurs, le jus d'orange a du subir auparavant quelques transformations.
Afin de reduire les couts de transport, il est transforme en concentre par evaporation de l'eau qu'il contient, grace a un systeme de chauffage. Detail : pour produire une tonne de concentre de jus, cette operation necessite 100 kilos de petrole. Une fois l'Atlantique traverse, la tonne de jus doit reprendre sa forme originelle. 24 tonnes d'eau lui sont alors ajoutees. Les chiffres sont encore plus deboussolants pour le jus en provenance de Floride. Un seul litre necessite une tonne d'eau et 2 kilos de petrole. Selon une etude menee par Suren Erkman, il faudrait l'equivalent en surface de cultures de trois planetes Terre pour etancher la soif de tous les êtres humains, s'ils consommaient autant que les Allemands : 21 litres de jus d'orange par an.
Vers une ecologie industrielle, Suren Erkman, Ed. Charles Leopold Mayer, 15,00 euros.
<http://fr.biz.yahoo.com/17092006/347/le-jus-d-orange.html>
<http://www.terra-economica.info/>





) Bon, sur qu il y a un certain "racisme" lié à l'aspect physique...Comme pour beaucoup de choses: on a beau penser autrement on ne peut pas trop le montrer, ça parait antisocial (alors que c'est juste "asocial")
. Virginie, lequel utilises-tu ? 
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