« J'ai testé l'art du vide »

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Message par Cassandre le Mar 31 Oct - 1:24

calispera a écrit:Et en ce qui concerne le côté féminin. Si elle avait parlé de grossesse, d'accouchement, d'alternatives aux tampons et bandes hygiéniques, je comprendrais.

A nopus de le faire ici, je pense que ça nous intéressera toutes (et cetains tous, curieux !) Wink

Je comprends ton ressenti, c'est vrai que c'est dur de s'extraire des clichés… en même yemps, plus je comprends ma féminité, plus je me sens concernée par un lien très mystérieux par ces « choses de filles ». Cela dit, c'est moi qui bricole à la maison, et monsieur qui cuisine… c'est peut-être parce que je ne ressens pas dans ma vie courante de raison de lutter pour le féminisme, déjà bien acquiq pour moi, que ça ne m'a pas choquée… En revannche je resterai titilleuse sur plein de sujets !

Tenez, les filles, à propos, si vous voulez bien vous énerver, matez ça :
http://img110.imageshack.us/img110/8913/devoirsfemmeul0.jpg
C'est ce qu'on appreneait aux jeunes filles des années 60 « comment être une bonne épouse »
Calispera, tu vas a-do-rer ! C'est absolument infect ! Shocked

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Mar 31 Oct - 1:53

Cela m'a fait sourire, mais beaucoup moins quand j'ai lu manuel scolaire pour les femmes 1960. J'ai du mal à imaginer tout cela. Je demanderai à ma mère de me raconter si elle eu ce genre de manuel à l'école. Ce genre d'enseignement était-il pour les lycéennes? Effectivement il y a une différence entre être attentionné envers son mari et être réduite en esclavage
Je sens que la lecture du larousse ménager ne va pas être triste.... scratch
Ce n 'est pas le but de la promenade qui est important mais les petits pas qui y mènent (proverbe chinois)

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Cassandre le Mar 31 Oct - 4:28

aurielle a écrit:Je sens que la lecture du larousse ménager ne va pas être triste.... scratch

Je ferais bien de m'y replonger…

Un truc qui m'avait tilté dans ce livre : quand tu l'auras, cheche « pétrole »
Tu en auras toutes les utilisations domestiques décrites, mais de là à imaginer que ça serve en priorité à rouler… oulàlà, on n'en était pas là ! Mr Green

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Mar 31 Oct - 19:36

Quelle version as tu je crois qu'il en existe deux ou trois?
Celle de ma grand mère n'est pas la plus ancienne elle doit dater de 1955 à peu près ...c'est mon grand père qui l'avait offert à ma grand mère. Personnellement autant je pense que ça doit être pratique et instructif comme bouquin autant je serais terriblement vexée si c'était mon ami qui me l'offrait. affraid
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Cassandre le Mar 31 Oct - 20:44

Ah ! J'ai la 1926 faut dire ! ¡a risque de pas être les mêmes choses !
(revue et corrigée en 55, ça doit changer…)

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par calispera le Mar 31 Oct - 23:26

Cassandre a écrit:
Tenez, les filles, à propos, si vous voulez bien vous énerver, matez ça :
http://img110.imageshack.us/img110/8913/devoirsfemmeul0.jpg
C'est ce qu'on appreneait aux jeunes filles des années 60 « comment être une bonne épouse »
Calispera, tu vas a-do-rer ! C'est absolument infect ! Shocked


Je ne suis pas très étonnée étant donnée que je suis née en 1961. Les mentalités que j'ai connues lors de mon enfance n'étaient pas extrêmes à ce point, mais pas si loin tout de même.

Un exemple : ma mère, ma soeur et moi, à l'époque de mon adolescence, nous battions dans des discussions sans fin avec mon père qui décrétait la supériorité de l'homme sur la femme, et son devoir d'obéissance dans le couple. Il était le "chef de ménage" et cela ne se discutait pas. Nous n'avons pu clore cette discussin (et encore...) qu'en 1976 quand la loi belge a mis l'homme et la femme a égalité comme chefs de ménage. Pendant des dizaines d'années j'ai tout de même continué à le croire en ce qui concerne l'inobjectivité des femmes, et le fait qu'elles sont victimes de leurs émotions. Je ne tiens pas à nier cela, mais j'ai appris à voir que les hommes le sont tout autant (inobjectifs et victimes de leurs émotions) mais d'une autre manière bien souvent, ce qui me permet de relativiser à présent : nous sommes simplement tous humains.

Cela dit, se battre "contre" une mentalité, c'est la meilleure manière de la soutenir (un peu comme le principe du château de cartes). Si l'on veut changer les choses, c'est en créant, en inventant des alternatives. Alors on ne fonctionnera plus comme le château de cartes mais comme les vases communiquants. Plus on mettra de force dans les alternatives, plus le bain de ce qui est néfaste, se videra.

Et puis, dernière remarque (pour aujourd'hui? Wink )

Tenez, les filles, à propos, si vous voulez bien vous énerver, matez ça :

Je n'arrive plus à me taire quand j'entends l'expression "les filles", surtout dite par des femmes.

Savez-vous qu'une fille est une enfant du genre féminin ou une prostituée (allez voir au dico si vous ne me croyez pas). Le mot "fille" n'etait pas utilisé si souvent auparavant.
On peut comprendre que jusqu'à 20-25 ans, on garde entre soi l'expression "fille" car pas encore habituée à être des femmes. C'est un peu comme le vouvoiement. A l'adolescence on se demande pourquoi certains adultes, certains professeurs nous donne du "vous", et 10 ans plus tard on s'offusque d'être tutoyé.

Pour le mot "fille" je voudrais simplement faire remarquer, qu'inconsciemment, en persévérant à utiliser ce mot pour des femmes adultes, on véhicule (dans l'inconscient collectif) l'idée que la femme est forcément plus enfant que l'homme (pas aussi mature ou développée), ou qu'elle ne mérite pas un certain respect (lisez "salope" en filigrane).

Dans le même genre on a "mademoiselle". Pour être Monsieur, il suffit d'être né garçon et d'avoir grandi. Pour être Madame, il faut de surcroît se faire passer la bague au doigt, voire avoir des enfants. Comme si l'état de femme n'etait pas automatique. Et puis, ces messieurs qui vous poseront la question insidieuse, soi-disant par politesse : "mademoiselle ou madame?". Des réponses tout aussi perverses : "oui", ou "comme vous voudrez damoiseau" Wink


Accepter d'appeler les femmes ainsi, ou de se faire appeler ainsi, c'est accepter au bout du compte, avec l'accumulation de détails du genre, que la femme puisse gagner moins que l'homme, qu'elle n'ait que rarement accès à des postes de pouvoir (tant économiques que politiques), qu'elle soit battue, violée, méprisée, ou serve à la prostitution, tout simplement parce qu'elle est une femme. Car ces derniers faits, ne sont que la concrétisation des mentalités que nous ne faisons tous que persévérer à véhiculer, inconsciemment. Plus nous rendons cela conscient, plus nous serons capables de modifier la situation.

J'oserais même ajouter que si 68 est passé par là, c'est a priori très bien. Mais tout ce qui a été dit haut et fort, a forcé à faire passer la mysoginie, le machisme, l'irrespect, et pas mal d'injustices à un niveau nettement plus insidieux, sournoi etc., cf. l'exemple des "filles" presque généralement admis en France. J'avoue qu'en Belgique j'entends rarement parler de "filles" pour des femmes.

Cela dit, je dis ceci pour interpeller, par pour empêcher quiconque de parler ainsi. Il ne s'agit que d'une opinion, sous forme d'exemple.

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Cassandre le Mer 1 Nov - 2:18

Waou ! Mon expression n'était que « réflexe », loin des débats Madame ou Mademoiselle !
J'aurais pu dire les nanas, les meufs, ou les gonzesses… aucune de ces expressions ne me choque, pas plus que d'appeler les hommes « les mecs », sachant qu'on est « mec » de 0 à 100 ans chez la gent masculine !

Au passage, mon chéri me confiait l'autre jour avoir été appelé « jeune homme » jusqu'environ 25 ans, un peu comme moi « mademoiselle », rigolo non ? On pense qu'on les appelle Monsieur super vite, en fait non ! Ils ont le même problème que nous !

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Mer 1 Nov - 16:35

Je confirme pour les 25 ans...pour moi ça oscille encore entre les deux Wink
Par contre là où je rejoins Calispera c'est lorsque le terme "les filles" est employé dans mon milieu professionnel de femmes. La connotation est alors vraiment forte...et là cela me blesse vraiment car c'est le travail des professionnelles de la petite enfance qui n'est pas reconnu.
Je crois que je suis complètement Hs du sujet initial Embarassed
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par LeLama le Sam 4 Nov - 20:06

calispera a écrit:
Savez-vous qu'une fille est une enfant du genre féminin ou une prostituée (allez voir au dico si vous ne me croyez pas).
...
Accepter d'appeler les femmes ainsi, ou de se faire appeler ainsi, c'est accepter au bout du compte, avec l'accumulation de détails du genre, que la femme puisse gagner moins que l'homme, qu'elle n'ait que rarement accès à des postes de pouvoir (tant économiques que politiques), qu'elle soit battue, violée, méprisée, ou serve à la prostitution, tout simplement parce qu'elle est une femme.

Salut Calispera,

Il y a des points avec lesquels je suis évidemment d'accord dans ton post : à travail égal, salaire égal, rejet de la hiérarchisation entre hommes et femmes (mais acceptation des différences).

Mais il y en un autre qui me chiffonne. C'est l'accès aux postes de pouvoir. Ce sont des postes occupés en général par des personnalités de combat. J'ai l'impression qu'on travaille tous les deux exactement dans un sens opposé sur ce point. Je fais de la politique en travaillant au partage du pouvoir, pour construire une société plus horizontale dans laquelle chacun accepte une forme de limitation pour laisser une place aux autres. Moins de compétition et davantage de coopération. Je suis donc un peu déçu quand je vois qu'en tant que féministe, tu considères l'accès aux postes de pouvoir comme une finalité. Est-ce que considérer le pouvoir comme une finalité n'est pas exactement accepter l'état d'esprit qui amène la domination des hommes sur les femmes, ou plus généralement des riches sur les pauvres, des forts sur les faibles ?

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par hermanye le Sam 4 Nov - 22:14

Bonsoir tout le monde,
Je viens de lire tout le contenu de ce forum. J'ai lu une bonne partie du livre "l'art de la simplicité" et j'avoue que si je ne l'ai pas fini, c'est parce qu'il m'a un peu agacée de par certains conseils que je trouvais éloignés de la SV (comme toi Calispera). En même temps, ce livre ne prétend pas traiter de la SV.
Pour autant, je lui ai trouvé un aspect très agréable : le fait de faire rimer simplicité avec bien-être et non avec morosité. Je ne vois plus mon désencombrement de la même façon depuis que j'ai lu ce livre (enfin une partie). Cela m'a aidé à mettre au placard certains bibelots (j'ai pas pu les jeter, ce sont des souvenirs de quand j'étais petite, plus tard peut-être ...). Je n'ai gardé que sur mes étagères que quelques jolis objets décoratifs. Ainsi, les livres que j'ai gardés en vue de passer l'agrégation de maths (d'ici 3/4 ans) n'avaient aucune raison d'encombrer une pleine étagère. Ils n'avaient aucun aspect esthétique. De plus il faut toujours les épousseter ! Alors je les ai rangés dans un coffre (que j'avais vidé avant !!). Finalement, après avoir beaucoup jeté / donné/ vendu, je simplifie ma chambre en déplaçant les objets et en les réorganisant. Cela me permet au moins de simplifier le ménage !!
Voilà. Je pense que je devrais essayer de relire ce livre pour en retirer le plus d'idées possibles, sans tenir compte de ce qui ne me plait pas.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par calispera le Dim 5 Nov - 20:26

Salut LeLama,

LeLama a écrit:
calispera a écrit:
Savez-vous qu'une fille est une enfant du genre féminin ou une prostituée (allez voir au dico si vous ne me croyez pas).
...
Accepter d'appeler les femmes ainsi, ou de se faire appeler ainsi, c'est accepter au bout du compte, avec l'accumulation de détails du genre, que la femme puisse gagner moins que l'homme, qu'elle n'ait que rarement accès à des postes de pouvoir (tant économiques que politiques), qu'elle soit battue, violée, méprisée, ou serve à la prostitution, tout simplement parce qu'elle est une femme.

Salut Calispera,

Il y a des points avec lesquels je suis évidemment d'accord dans ton post : à travail égal, salaire égal, rejet de la hiérarchisation entre hommes et femmes (mais acceptation des différences).

Mais il y en un autre qui me chiffonne. C'est l'accès aux postes de pouvoir. Ce sont des postes occupés en général par des personnalités de combat. J'ai l'impression qu'on travaille tous les deux exactement dans un sens opposé sur ce point. Je fais de la politique en travaillant au partage du pouvoir, pour construire une société plus horizontale dans laquelle chacun accepte une forme de limitation pour laisser une place aux autres. Moins de compétition et davantage de coopération. Je suis donc un peu déçu quand je vois qu'en tant que féministe, tu considères l'accès aux postes de pouvoir comme une finalité. Est-ce que considérer le pouvoir comme une finalité n'est pas exactement accepter l'état d'esprit qui amène la domination des hommes sur les femmes, ou plus généralement des riches sur les pauvres, des forts sur les faibles ?


Je comprends ton point de vue. Je ne fais pas de politique au sens strict du terme. Et donc ce que je donne là sont plus des exemples très parlant dans notre société actuelle, sans défendre un autre mode de fonctionnement que celui en cours (dans le message du moins). Et je parle des symptômes les plus flagrants. Ton message me fait réfléchir. Je ne pense pas avoir jamais désiré de société avec gros pouvoir hiérarchique et autoritaire et prôner que la femme ait une place importante dans cette structure hiérarichique.

S'il y a peut-être une différence de points de vue entre nous, mais ce n'est pas certain, c'est que je ne suis pas contre la délégation de pouvoir, et la structure hiréarchique dans une société.
Je me suis intéressée à l'anarchie il n'y a pas si longtemps, tant en lisant sur le sujet (je n'ai pas lu toute la littérature), que en parlant avec des gens défendant les idées anarchistes. Et j'en ai conclu que leur démarche ne m'intéressait pas trop. Ils dénoncent quelque chose qui en effet foire complètement dans la société, j'en conviens. Mais je découpe la réalité différemment. Pour moi si le pouvoir autoritaire et non fondé sur des compétences ou la démocratie, doit disparaître, je pense qu'il est indispensable de pouvoir reconnaître le pouvoir à certaines personnes dans la société pour la faire fonctionner. Et je te rejoins pour favoriser les mentalités à encourager la coopération et laisser de côté la compétition.
Disons que mon message n'avait pas du tout pris cette dimension en compte.

Il est vrai que si l'on approfondi plus dans le domaine du pouvoir, il y a beaucoup à en dire. Mon approche à ce niveau est nettement plus psychologique. Le pouvoir autoritaire, ou arbitraire, me paraît très nuisible. Mais l'éradiquer tout bonnement ne me paraît pas la solution non plus. Car le problème n'est pas tant la présence de pouvoir en soi, mais les abus de pouvoir, et le fait de conférer du pouvoir à des gens qui n'ont pas la capacité de le gérer, ou encore de conférer trop de pouvoir à la fois. Lorsque qu'on refuse la présence de pouvoir dans un groupe, une communauté, un structure, on ouvre tout simplement la porte à tout ce qui est pouvoir insidieux. On est dans le règne de la manipulation, des non-dits, et de tous les processus non conscients qui fonctionnent dans la dynamique de groupe (je ne suis pas spécialiste en ce domaine, mais il m'intéresse fortement). Et c'est encore bien pire.

De plus, on peut aussi considérer que le mot "pouvoir" recouvre différentes réalités, parfois assez opposées. Il y a le pouvoir de celui qui commande, un point c'est tout (ce que j'appelle le pouvoir autoritaire et arbitraire (modèle de la société dont on devra sortir)), et puis cet autre pouvoir, qui implique une capacité d'écoute, de nuance, de tenir compte de tous, de tout, pour prendre les décisions les plus appropriées. Ce pouvoir là exige beaucoup d'habileté, d'humanité, et n'exige pas d'être seul à le détenir.
Notre société vient d'un modèle très autoritaire : le père, le roi, le général, le professeur, le directeur. Bien sûr que je ne désire pas une société similaire avec égalité du père et de la mère, du roi et de la reine, du général et de la générale etc.
Cependant en dénonçant cette pathologie de l'autorité, et le fait qu'elle soit détenue par les hommes et rien que par eux, je mets le doigt sur le fait que le pouvoir ait tourné à l'autoritaire et à l'arbitraire, justement parce qu'il n'est détenu que par un genre. Si la société était menée dans l'ensemble par une toute grande majorité de femmes, il est probable qu'il ne s'agirait pas de pouvoir autoritaire et arbitraire, mais d'un pouvoir différent, tout aussi néfaste.

Et dans le cadre actuel, même là ou le pouvoir est partagé : conseil de sécurité de l'ONU, conseils d'administration des entreprises, et toutes les structures où ne figurent pas une seule personne chapeautant le tout; les femmes ne sont pas représentées, ou si peu. C'est de cela aussi que je parlais. (En disant cela je ne suis pas en train de dire que j'approuve le fonctionnement de l'ONU, des grosses multinationales etc.)

Et avec cela je n'ai pas parlé d'une troisième forme de pouvoir. Le pouvoir personnel, celui qui influence l'autre, qui est lié à une forme de savoir, de générosité, de force intérieure, de grand respect, et d'acceptation, et qui n'a plus rien à voir avec la hiérarchie, mais peut influencer de manière importante le mode de fonctionnement des groupes.
Pour moi c'est ce pouvoir là qui pourra faire changer les choses autour de nous à tous les niveaux, et il est finalement assez loin de l'engagement politique classique (celui lié aux partis politiques) et n'est lié à aucun des deux genres en particulier. Et la simplicité volontaire n'est pas du tout étrangère à cette forme de pouvoir.

Bon je vais m'arrêter là. Sinon j'écrirai un livre (comme d'hab pour ceux qui me connaissent Wink)

Je ne prétends pas dire une vérité, pas non plus "ma vérité", je dis juste ce que je pense pour le moment Wink Et ça ne cesse d'évoluer.

Claire

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par LeLama le Dim 5 Nov - 22:50


Cependant en dénonçant cette pathologie de l'autorité, et le fait qu'elle soit détenue par les hommes et rien que par eux, je mets le doigt sur le fait que le pouvoir ait tourné à l'autoritaire et à l'arbitraire, justement parce qu'il n'est détenu que par un genre. Si la société était menée dans l'ensemble par une toute grande majorité de femmes, il est probable qu'il ne s'agirait pas de pouvoir autoritaire et arbitraire, mais d'un pouvoir différent, tout aussi néfaste.

Bonsoir Claire,
Formulé comme cela, je suis tout à fait d'accord avec le féminisme Twisted Evil Je me retrouve dans ce que tu dis, les deux côtés de la pièce sont nécessaires à l'équilibre. Il y a différence sans hiérarchie et les deux aspects se complètent.

Le féminisme qui me déplait, c'est celui qui nie la différence entre les hommes et les femmes. Pour moi, c'est la forme de domination des femmes la plus insidieuse. Celle qui conduit les femmes à ne pouvoir se croire l'égal des hommes que lorsqu'elles auront adopté des comportements masculins.

Y'a le Tao-Te-King qui parle très bien de la complémentarité entre le masculin et le féminin.


Et avec cela je n'ai pas parlé d'une troisième forme de pouvoir. Le pouvoir personnel, celui qui influence l'autre, qui est lié à une forme de savoir, de générosité, de force intérieure, de grand respect, et d'acceptation, et qui n'a plus rien à voir avec la hiérarchie, mais peut influencer de manière importante le mode de fonctionnement des groupes.
Pour moi c'est ce pouvoir là qui pourra faire changer les choses autour de nous à tous les niveaux, et il est finalement assez loin de l'engagement politique classique (celui lié aux partis politiques) et n'est lié à aucun des deux genres en particulier. Et la simplicité volontaire n'est pas du tout étrangère à cette forme de pouvoir.

Je comprends bien cette problématique. Je fais de la politique parce que je ralais trop, et j'ai voulu un moment participer pour éviter de devenir un vieux raleur. Mais j'ai conscience aussi que le plus efficace est d'avoir une vie personnelle qui convainque par l'exemple. On touche moins de gens, mais on les touche davantage en profondeur. Et je suis convaincu que si un jour les rapports humains changent, ce sera parce que les gens auront changé. Il ne faut pas rêver à une structure idéale qui résoudra les problèmes. Les changements viendront de nous Rolling Eyes

Laurent.

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par calispera le Mer 8 Nov - 0:02

Bonjour Laurent,

Formulé comme cela, je suis tout à fait d'accord avec le féminisme. Le féminisme qui me déplait, c'est celui qui nie la différence entre les hommes et les femmes. Pour moi, c'est la forme de domination des femmes la plus insidieuse. Celle qui conduit les femmes à ne pouvoir se croire l'égal des hommes que lorsqu'elles auront adopté des comportements masculins.


Grosse erreur en effet. Ca donne le cas Thatcher par exemple Wink (et la chanson de Renaud qui n'est pas mal non plus Wink bien que pas forcément fidèle à la réalité)
Je pense que c'est une réaction assez naturelle d'adopter le même comportement que ceux dont on veut prendre le pouvoir Wink (ou de ceux dont on ne veut plus dépendre) et ce n'est pas si insidieux que ça, plutôt primitif selon moi. Cela dit, je pense qu'il faut une sacrée dose d'évolution pour parvenir à ne plus dépendre d'un pouvoir autoritaire, sans être amené à utiliser le rapport de force, et on n'en est pas encore là, ni pour les femmes, ni pour les hommes.


A ce sujet, un bouquin qui fait réfléchir : "Le tigre et l'araignée", écrit par Olivier Clerc, chez Jouvence.
http://www.editions-jouvence.com/editions-jouvence/default.cfm?template=fr/ouvrages/fiche.cfm&stateon=3&NoFichJOUV=K0379
Ce livre ne traîte pas véritablement de pouvoir, mais de violence (c'est souvent lié). Et il explique la tendance masculine à utiliser la violence agressive, et celle féminine à utiliser la violence insidieuse, manipulatrice. Il fait toutefois la différence entre "tendance masculine" et tendance des hommes, et pareil pour les femmes.


Beaucoup de gens disent qu'il faudrait amener les hommes à mieux connaître et développer leur part féminine (l'inverse ne serait pas mauvais non plus selon moi). Le tout est de prendre le côté positif de la tendance. Pour la femme j'imagine que ça pourraît être d'être plus directe, plus franche (moins insidieuse), et pour l'homme, d'augmenter la vie intérieure (et éviter l'autoritarisme ou l'agressivité). (A ce stade, ce sont mes préjugés ou croyances que j'exprime).

Et j'ajouterai que j'ai de plus en plus de mal au niveau de mes convictions, à faire entrer les hommes dans un carcan masculin, et les femmes dans un carcan féminin. Dans le passé, j'avais plutôt pas mal de comportements aussi masculins. J'ai développé depuis des côté plus féminins, ou en tout cas différents, et aussi certains côtés plus masculins (je suis plus franche et moins soumise, quoique... encore du boulot à faire Wink )
En fait, si l'on devait situer chaque homme et chaque femme sur une ligne donnant la taille du comportement masculin en parallèle et inversément proportionnellement à la taille du comportement féminin.


très
masculin
très
féminin

I________________________________________I______________________________________I

ni l'un
ni l'autre


(j'espère que mon essai de mini graphique rendra quelque chose une fois dans le forum ... c'est aussi fonction de la définition de l'écran de chacun)

Il y aurait plus d'hommes du côté masculin, et plus de femmes du côté féminin, mais on retrouverait sûrement 25 à 40% des femmes, dans la moitié plus masculine et 25 à 40 % des hommes dans la moitié féminine. Il existe un tendance générale, mais au niveau particulier, c'est plus alléatoire. Cela veut dire que certaines femmes fonctionnent plus comme des hommes, et certains hommes fonctionnent plus comme des femmes. Avec aussi le fait que dans certains domaines on fonctionne plus comme l'autre genre, et dans d'autre on correspond plus à la "norme".

Y'a le Tao-Te-King qui parle très bien de la complémentarité entre le masculin et le féminin.


J'ignore encore ces théories-là.

Citation:

Et avec cela je n'ai pas parlé d'une troisième forme de pouvoir. Le pouvoir personnel, celui qui influence l'autre, qui est lié à une forme de savoir, de générosité, de force intérieure, de grand respect, et d'acceptation, et qui n'a plus rien à voir avec la hiérarchie, mais peut influencer de manière importante le mode de fonctionnement des groupes.
Pour moi c'est ce pouvoir là qui pourra faire changer les choses autour de nous à tous les niveaux, et il est finalement assez loin de l'engagement politique classique (celui lié aux partis politiques) et n'est lié à aucun des deux genres en particulier. Et la simplicité volontaire n'est pas du tout étrangère à cette forme de pouvoir.


Je comprends bien cette problématique. Je fais de la politique parce que je ralais trop, et j'ai voulu un moment participer pour éviter de devenir un vieux raleur.

Pour ma part, plus je m'engage dans la simplicité volontaire, plus je m'éloigne du penchant militant ou politique. J'ai rencontré pas mal de gens voulant faire de la simplicité volontaire, en cherchant avant tout d'aller l'enseigner ailleurs, ou d'interpeller le monde politique (local ou plus général), au point finalement d'en oublier +/- de faire de la simplicité volontaire, excepté dans les mots. Je pense de plus en plus que par rapport à la simplicité volontaire (pas hors de ce contexte), il s'agit d'une fuite que de vouloir militer ou faire du politique (dans le sens de politique d'opposition). Car par cette voie, on évacue le chemin personnel que l'on peut faire, en tentant de dire ce qu'il faudrait faire ailleurs. Car si on fait ce chemin, vraiment, l'envie de bouger politiquement disparaît progressivement car elle fait moins sens. Euh, je nuance : bouger politiquement dans le sens : s'opposer, dénoncer, manifester, faire des pétitions etc. Je ne parle pas de la politique qui participe activement en étant élu ou en aidant les élus, ni des initiatives alternatives communautaires ou à plus large échelle, bien que je ne me sente pas trop attirée par ce côté-là (j'y viendrai peut-être plus tard).

Mais j'ai conscience aussi que le plus efficace est d'avoir une vie personnelle qui convainque par l'exemple. On touche moins de gens, mais on les touche davantage en profondeur. Et je suis convaincu que si un jour les rapports humains changent, ce sera parce que les gens auront changé. Il ne faut pas rêver à une structure idéale qui résoudra les problèmes. Les changements viendront de nous


Oui, et je voudrais ajouter deux choses à ce sujet.

Tout d'abord, citer mon site où se trouve le texte d'un projet en train de mûrir. (Aurielle qui désirait le connaître, le voici - je ne voulais pas le donner hors contexte, et l'occasion se présente donc ici.)
www.sechangersoi.be
J'ai écrit un bouquin à ce sujet et l'ai envoyé à deux éditeurs qui l'ont refusé. A présent j'ai pris conscience de deux choses.
Je ne tiens pas à me mettre sous l'autorité d'un éditeur pour publier mon livre : je le mettrai sur le net, et si un éditeur me propose de publier, alors ce sera à réévaluer.
D'autre part, le fait d'avoir été refusée (l'un des éditeurs a pris la peine, personnellement de me donner des arguments) m'a permis de me rendre compte (malgré que je ne trouvais pas les arguments vraiment valables) que mon bouquin n'est pas cohérent. Et cela transparaît aussi au travers du texte sur le site :
je dénonce et m'oppose à une situation dans la première moitié du texte et du livre, pour prôner dans la deuxième moitié, d'être positif, de ne pas s'opposer, de chercher les solutions plutôt que de s'attarder sur le problème. Bref, la première partie du projet semble superflue (c'est un peu comme si je continuais à vouloir convaincre et militer, alors qu'au départ je dis que ce n'est pas le cas). Et j'aurais intérêt à aller plus loin dans la deuxième partie, mais c'est moi-même qui dois mûrir pour cela. J'y retravaillerai donc bientôt, et ne sais pas quand je déciderai de le publier.

Et l'autre chose en rapport au fait que les situations changent quand les gens changent, c'est la légende du centième singe. On en retrouve une version sur le site :
http://altermonde-levillage.nuxit.net/article.php3?id_article=511
Elle me rend très optimiste. Que la réalité de cette légende soit mise en doute ne me gêne pas. Les commentaires qui suivent le texte sur le forum (en particulier celui de Edmond Tessier le 28/2/2004) relativisent le côté miraculeux, mais ne nient pas une partie importante du phénomène décrit.
Rupert Sheldrake, biologiste britannique, travaille sur ce sujet et d'autres sujets proches (les champs morphogénétiques), et a écrit plusieurs livres dans le domaine (j'en ai lu un : le septième sens). S'il y a des Bruxellois sur le forum : il donnera une conférence (traduite), le 14 novembre prochain à l'UCL en Woluwe.

Tiens, est-ce que j'aurais fait long encore une fois? Wink

Claire

calispera
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par LeLama le Mer 8 Nov - 22:22

calispera a écrit:
Tiens, est-ce que j'aurais fait long encore une fois? Wink

Non, non, pas du tout Very Happy:

LeLama

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par LeLama le Mer 8 Nov - 22:39

calispera a écrit:
Y'a le Tao-Te-King qui parle très bien de la complémentarité entre le masculin et le féminin.


J'ignore encore ces théories-là.

Ce ne sont pas des théories. Le Tao-Te-King est plus ou moins le livre fondateur du taoïsme. C'est un recueil de 80 poemes environs, très courts, qui parle souvent de l'union des contraires et de la Voie qu'il faut suivre dans la vie. Pour ceux qui cherchent des regles simples, s'abstenir Evil or Very Mad C'est très suggestif et pas explicite. Voila par exemple un des textes:

Celui qui est fidèle au grand oeuvre,
Le monde vient à lui.
S'il vient ainsi et n'en éprouve aucun mal,
Il trouve paix et équilibre.

Musique et nourriture
Arretent celui qui passe,
Mais la voie qui traverse la bouche
Est sans saveur.

Elle ne peut être vue,
Elle ne peut être entendue,
Pourtant elle s'avère inépuisable.

LeLama

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