bizarre, je suis venue mettre le message qui suit il y a une heure environ, et il n'apparaît pas : je le recopie :
J'ai arrêté de fumer en 1995 après un essai raté un an auparavant. Aussi, du jour au lendemain. Au préalable, j'avais déjà arrêté 10 ans. Comme quoi....
J'ai donc décidé de ne plus jamais dire que je ne fumerais plus jamais, en espérant de ce fait rester toujours attentive à ne pas retomber dedans. En fait, le dernier essai a été nettement moins dur, donc j'ai persévéré. Un truc qui m'a beaucoup aidé c'est les encouragements autour de moi. Les gens au quotidien qui venaient au boulot, et me félicitaient de ne pas avoir repris, ou qui s'intéressait tout simplement au sujet "arrêt de cigarette" : plus on en parle, plus on se sent impliqué. Et puis je me sentais physiquement directement beaucoup mieux.
mirza à joe.chip a écrit:joie, tu n'as pas eu cette étrange impression de changer de groupe, d'un coup, quand tu as arrêté? (c'est con hein, ben oui mais on s'refait pas)
Des années avant (pendant les 10 ans où je ne fumais pas), j'ai eu le commentaire d'une amie qui fumait, quand je lui ai demandé d'aller fumer sur la terrasse en disant que d'autres gens de mon entourage n'accepteraient jamais cela. Elle m'a fait remarquer que si je ne fumais pas et exprimais ma gêne face à la fumée, je devrais choisir mes amis parmi les non fumeurs. Sur le moment, j'ai trouvé son commentaire un peu fort de café.
Mais elle n'avait pas tout à fait tort. Par la suite je me suis vraiment rendu compte que je préférais me passer de voir certaines personnes si elles m'obligeaient à supporter leur fumée. La fumée me gêne vraiment beaucoup par période, au point de me donner mal de tête. Mais quand je la supporte, j'ai nettement plus de mal à supporter le côté narguant de certains fumeurs. C'est plutôt à ce niveau-là que je choisirais des amis non fumeurs.
A présent, beaucoup moins de gens fument, surtout dans certains milieux, et les mentalités ont pas mal changé. Il y a surtout eu un basculement l'an dernier(en Belgique), à partir du moment où il est devenu interdit de fumer sur le lieu de travail. Ce ne sont plus les anti-tabacs qui sont mal vus, mais les fumeurs. Et le plus amusant, c'est qu'ils le comprennent pour la plupart. J'ai remarqué tout de même, en côtoyant des gens de l'horeca, que ce milieu-là reste totalement imperméable aux changements de mentalités concernant le tabac. Finalement, les sorteurs sont les fumeurs. Et d'une certaine manière, les gens qui ne supportent pas la fumée de cigarette sont de ce fait exclus de pas mal de lieux de sorties. Cela va probablement aussi changer vu que les restos sont devenus non fumeurs en Belgique, et qu'il est probable qu'on n'en reste pas là.
Bon, ça c'était mes observations. Maintenant une hypothèse : c'est peut-être du préjugé pur, peut-être pas.
J'ai l'impression que pas mal de fumeurs (surtout les plus férus) sont en général des gens moins soucieux des autres. Il y a l'effet drogue bien sûr. Et tous les fumeurs ne sont pas ainsi. Mais j'ai tant rencontré de fumeurs justement, qui avaient la mentalité : "après moi les mouches", pour la fumée, mais aussi pour beaucoup d'autres choses (être bruyant en public, arriver en retard systématiquement, quitter un endroit en laissant souillé, et ces choses-là).
Arrêter de fumer, c'est arrêter, le geste, la pollution et la drogue, mais je pense que c'est aussi souvent une étape d'évolution sociale pour certaines personnes. Je ne sais pas si c'est le fait qu'on soit prêt à être plus soucieux des autres qui aide à arrêter, ou si c'est le fait d'arrêter qui mène à la prise de conscience. Mais j'ai vraiment tendance à penser que parmi les fumeurs, il y a nettement plus de gens pas très soucieux des autres.
Mirza, tu le dis clairement : dans les cafés ce sont finalement les non-fumeurs qui suivent les fumeurs à l'extérieur afin de poursuivre la conversation.
Cela dit, je suis d'accord avec toi, c'est sympa les arrêts cigarettes dans les gares. Mais rien n'empêche de suivre les fumeurs dehors, pour aller se dérouiller les jambes et prendre l'air.
En tout cas, tiens bon, ça n'a que des avantages. Le seul inconvénient c'est la difficulté d'arrêter dans les premières heures, puis légèrement moins forte les jours qui suivent, et nettement plus supportable dans les semaines qui suivent.
Si on ne te l'a pas dit : sois attentive : l'envie forte de fumée est une envie qui dure à peine quelques secondes, quand on le sait, on peut nettement mieux la contrôler, attendre que ça passe, et puis oublier. Elle peut revenir encore longtemps après, mais c'est toujours extrêmement bref. Et plus le temps passe, moins cela survient, mais cela peut encore venir des années après l'arrêt (en plus faible tout de même), tout à coup, après 3 années sans y penser par exemple.