Eviter la pub sans "s'opposer"
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Re: Eviter la pub sans "s'opposer"
Aïe, ma longue réponse vient d'être effacée !
Bon, je recommence ... Proposer ou faire autre chose plutôt que d'éviter me parait la voie la plus agréable et la plus efficace (en générale et pas seulement "contre" la pub).
Pourtant, si je peux éviter la pub sans m'y opposer en choisissant mes journaux et mes stations de radios, en me débarassant de la télé, en coupant court aux appels et en collant un stoppub sur ma boite aux lettres (de très jolis ici , j'en ai distribué aux voisins hier), je ne peux pas éviter les affiches dans la rue ... et c'est là que je ne vois pas d'alternative entre l'opposition et la résignation. L'espace public est envahi de pub ... et moi je veux continuer à me balader dans la ville pour le moment !
Alors, c'est très intuitif jusqu'à aujourd'hui, mais cette discussion éclaire un peu cette intuition : dans les groupes antipub que j'ai eu l'occasion de fréquenter, il y a souvent un côté agressif, avec des messages comme "con sot mateur" sur les pubs. Et c'est un truc qui ne m'attire pas du tout. Pour moi on est bien là dans une "mauvaise" opposition puisqu'on est dans le mépris. Moi, ce que j'ai envie de faire, c'est de retourner les affiches de pub, et d'y mettre des citations, des bouts de poésie (des dessins si je savais dessiner !) ... bref quelque chose qui n'ai rien à voir avec l'antipub. Et la, il m' semble que l'opposition (je détruis la pub) et la proposition (a la place je mets quelque chose qui n'a rien a voir) s'équilibrent.
Petit HS pour Calispera :
Ce qui te choque, c'est le possessif ou le terme homme/femme ? En tous cas , j'ai un peu de mal aussi avec l'expression (à cause du possessif). Du coup, je dis "mon amoureux", il y a un possessif aussi, mais qui a mes yeux se justifie davantage, comme dans "mon professeur, mon élève". Et les gens me font des gros yeux et me demandent quand j'ai quitté l'école primaire, mais gentiment
(Pour moi "compagnon", c'est pour des gens qui vivent sous le même toit)
Bon, je recommence ... Proposer ou faire autre chose plutôt que d'éviter me parait la voie la plus agréable et la plus efficace (en générale et pas seulement "contre" la pub).
Pourtant, si je peux éviter la pub sans m'y opposer en choisissant mes journaux et mes stations de radios, en me débarassant de la télé, en coupant court aux appels et en collant un stoppub sur ma boite aux lettres (de très jolis ici , j'en ai distribué aux voisins hier), je ne peux pas éviter les affiches dans la rue ... et c'est là que je ne vois pas d'alternative entre l'opposition et la résignation. L'espace public est envahi de pub ... et moi je veux continuer à me balader dans la ville pour le moment !
Alors, c'est très intuitif jusqu'à aujourd'hui, mais cette discussion éclaire un peu cette intuition : dans les groupes antipub que j'ai eu l'occasion de fréquenter, il y a souvent un côté agressif, avec des messages comme "con sot mateur" sur les pubs. Et c'est un truc qui ne m'attire pas du tout. Pour moi on est bien là dans une "mauvaise" opposition puisqu'on est dans le mépris. Moi, ce que j'ai envie de faire, c'est de retourner les affiches de pub, et d'y mettre des citations, des bouts de poésie (des dessins si je savais dessiner !) ... bref quelque chose qui n'ai rien à voir avec l'antipub. Et la, il m' semble que l'opposition (je détruis la pub) et la proposition (a la place je mets quelque chose qui n'a rien a voir) s'équilibrent.
Petit HS pour Calispera :
calispera a écrit:
C'est drôle, ici sur le forum, vous utilisez (vous = beaucoup de femmes du forum) souvent l'expression « mon homme » ou parfois « zhom ». Et ça me heurte un peu (c'est pas un reproche). A nouveau, la langue française (eh, oui, la garce) nous a accoutumés à dire « ma femme » quand l'homme parle de son épouse, de sa compagne. Ce qui est tout de même, à mes yeux, une sorte de manque de respect. Mais c'est tellement ancré dans nos têtes, qu'on ne le voit même pas. Et moi, quand je vois « mon homme », ben je vois un manque de respect, car l'expression est nettement moins ancienne et intégrée dans les moeurs que « ma femme ». Fou hein? Mais bon, quand on n'est pas marié, je vois pas trop quelle expression choisir, si on veut pas parler trop formel. Ya « mon compagnon », mais sinon? Ami et copain ne sont pas assez explicites. Donc j'insiste, c'est pas un reproche, juste une remarque. Et je sais que je serai probablement seule à penser ainsi.
Ce qui te choque, c'est le possessif ou le terme homme/femme ? En tous cas , j'ai un peu de mal aussi avec l'expression (à cause du possessif). Du coup, je dis "mon amoureux", il y a un possessif aussi, mais qui a mes yeux se justifie davantage, comme dans "mon professeur, mon élève". Et les gens me font des gros yeux et me demandent quand j'ai quitté l'école primaire, mais gentiment
(Pour moi "compagnon", c'est pour des gens qui vivent sous le même toit)
Re: Eviter la pub sans "s'opposer"
C'est drôle, ici sur le forum, vous utilisez (vous = beaucoup de femmes du forum) souvent l'expression « mon homme » ou parfois « zhom ». Et ça me heurte un peu (c'est pas un reproche). A nouveau, la langue française (eh, oui, la garce Wink ) nous a accoutumés à dire « ma femme » quand l'homme parle de son épouse, de sa compagne. Ce qui est tout de même, à mes yeux, une sorte de manque de respect. Mais c'est tellement ancré dans nos têtes, qu'on ne le voit même pas. Et moi, quand je vois « mon homme », ben je vois un manque de respect, car l'expression est nettement moins ancienne et intégrée dans les moeurs que « ma femme ». Fou hein? Mais bon, quand on n'est pas marié, je vois pas trop quelle expression choisir, si on veut pas parler trop formel. Ya « mon compagnon », mais sinon? Ami et copain ne sont pas assez explicites. Donc j'insiste, c'est pas un reproche, juste une remarque. Et je sais que je serai probablement seule à penser ainsi.
Je revendique mon droit à m'exprimer comme je l'entends
Il y a aussi mon chat, ma mère, mon père, mes frères et mes sœurs Oh Oh. Le possessif dans ces cas se rapproche plus de la proximité que de la possession. Zhom aime bien son pseudo de Zhom... Sur certains forums où il est intervenu, il signait même ZhomRaffa. Et personnellement je nous déclare nous mêmes les humains de "mon chat" (pour ne pas dire son nom). Il nous arrive même de nous appeler Homme (ce qu'il est) et Femme (ce que je suis) entre nous.
Oui j'accepte et revendique ce possessif et ces termes dans toutes ces relations d'amour réciproque.
Si tu y vois un manque de respect c'est peut-être de ton côté qu'il faut chercher ?
Re: Eviter la pub sans "s'opposer"
en fait, j'ai toujours appeller mon homme "mon homme", c'est devenu son seul surnom
même le matin quand je lui dit bonjour, c'est "Bonjour mon homme", lui, il aime bien le cote viril de la chose
par contre, c'est vrai que quan dj'y pense, il ne m'a jamais appellé "ma femme", mais c'est peut-être qu'on a commencé à se fréquenter à 15 ans, et qu'à cet age là, "mon homme" est très flatteur, alors que "ma femme", ça fait "pas super dans le vent"

par contre, c'est vrai que quan dj'y pense, il ne m'a jamais appellé "ma femme", mais c'est peut-être qu'on a commencé à se fréquenter à 15 ans, et qu'à cet age là, "mon homme" est très flatteur, alors que "ma femme", ça fait "pas super dans le vent"

Re: Eviter la pub sans "s'opposer"
ah je me pose la question souvent : comment "nommer" mon homme
selon mon interlocuteur.. ça varie un peu selon ce dernier mais c'est "mon homme" que je préfère.. et lui m'appelle sa femme
Je vois une fierté d'être avec lui dans ce "mon"..
Je vois une fierté d'être avec lui dans ce "mon"..Re: Eviter la pub sans "s'opposer"
Calispera,
J'ai lu sur ton site le projet de texte "Se changer soi pour changer le monde" + la théorie des champs morphiques avec le 100ème singe. C'est très intéressant ! Et la part du colibri est superbe...
Je ne pousse pas à l'opposition. Mais je suis pour la lutte et le combat, ça oui ! D'ailleurs, se changer soi, c'est un combat : non ?
J'ai lu sur ton site le projet de texte "Se changer soi pour changer le monde" + la théorie des champs morphiques avec le 100ème singe. C'est très intéressant ! Et la part du colibri est superbe...
Je ne pousse pas à l'opposition. Mais je suis pour la lutte et le combat, ça oui ! D'ailleurs, se changer soi, c'est un combat : non ?
Re: Eviter la pub sans "s'opposer"
Espérance,
Ben tout dépend à quel niveau de langage tu te situes. Pour moi, lutte et combat ont dans leur essence la violence en eux. Et se changer soi n'a rien à voir avec cela. Mais comme la langue française n'a pas de réel mot pour dire : action qui change ou action citoyenne constructive, autre que les mots : activisme, lutte, combat, militantisme, etc. il est vrai qu'il est difficile d'utiliser un mot adéquat.
En tout cas : on lutte contre, et on combat contre (combattre = se battre contre, et battre c'est bastonner, taper). Et quand on se change soi, c'est contre rien du tout, c'est pour plein de choses. Ce n'est pas une lutte ou un combat, c'est une évolution, un chemin, un déplacement des références, une remise en question, de la créativité, des innovations.
Je sais pas si c'est très clair
**************
En ce qui concerne le « mon homme », je pense que j'ai pas été assez loin dans ma logique. En fait, pour mon frère, ma soeur, mon ami, mon amoureux etc. on met un possessif par rapport à un lien (de parenté ou autre). Quand on dit mon médecin, mon coiffeur, c'est celui qui me soigne, c'est celui qui me coiffe, etc. c'est alors plus une fonction, ou quelque chose de cet ordre qui donne le lien. Par contre dans l'idée mon homme, ma femme, c'est le personnage de genre masculin, ou féminin, et la présence du possessif ne donne pas un sens de lien ou de fonction, mais bien de possessif que je relie à de l'objecti... vation (?) (prendre pour objet). Le mot homme ou femme, n'indique pas de lien intrinsèquement. En mettant un possessif, ça peut résonner comme : voilà, cet individu là, je me le suis approprié.
Alors bien sûr, je ne suis pas en train de dire que c'est ce que vous signifiez quand vous utilisez l'expression. Je suis en train de dire, que quand on le fait pour un homme, je sourcille, et tout à coup, ça me fait comprendre qu'on l'a toujours fait pour les femmes, et que j'y suis tellement habituée que j'ai jamais sourcillé.
Et je pense que ce n'est pas anodin que l'expression « ma femme » a toujours été utilisée, et « mon homme » pas. C'est du même ordre que la décision il y a quelques siècles de mettre le masculin comme genre qui l'emporte sur le féminin dans les règles orthographiques. On est tellement bien conditionné qu'on ne remet pas ces choses en question.
Je parle donc bien de l'effet de langage. Loin de moi l'idée de vous prêter quelque intention que ce soit de pas respectueux ou autre. J'ai bien dit que ma remarque n'a rien à voir avec le reproche. Elle est du même ordre que les remarques sur l'usage de mots violents pour qualifier la non-violence.
Euh, c'était quoi encore le sujet de l'échange?
Espérance a écrit:Je ne pousse pas à l'opposition. Mais je suis pour la lutte et le combat, ça oui ! D'ailleurs, se changer soi, c'est un combat : non ?
Ben tout dépend à quel niveau de langage tu te situes. Pour moi, lutte et combat ont dans leur essence la violence en eux. Et se changer soi n'a rien à voir avec cela. Mais comme la langue française n'a pas de réel mot pour dire : action qui change ou action citoyenne constructive, autre que les mots : activisme, lutte, combat, militantisme, etc. il est vrai qu'il est difficile d'utiliser un mot adéquat.
En tout cas : on lutte contre, et on combat contre (combattre = se battre contre, et battre c'est bastonner, taper). Et quand on se change soi, c'est contre rien du tout, c'est pour plein de choses. Ce n'est pas une lutte ou un combat, c'est une évolution, un chemin, un déplacement des références, une remise en question, de la créativité, des innovations.
Je sais pas si c'est très clair
**************
En ce qui concerne le « mon homme », je pense que j'ai pas été assez loin dans ma logique. En fait, pour mon frère, ma soeur, mon ami, mon amoureux etc. on met un possessif par rapport à un lien (de parenté ou autre). Quand on dit mon médecin, mon coiffeur, c'est celui qui me soigne, c'est celui qui me coiffe, etc. c'est alors plus une fonction, ou quelque chose de cet ordre qui donne le lien. Par contre dans l'idée mon homme, ma femme, c'est le personnage de genre masculin, ou féminin, et la présence du possessif ne donne pas un sens de lien ou de fonction, mais bien de possessif que je relie à de l'objecti... vation (?) (prendre pour objet). Le mot homme ou femme, n'indique pas de lien intrinsèquement. En mettant un possessif, ça peut résonner comme : voilà, cet individu là, je me le suis approprié.
Alors bien sûr, je ne suis pas en train de dire que c'est ce que vous signifiez quand vous utilisez l'expression. Je suis en train de dire, que quand on le fait pour un homme, je sourcille, et tout à coup, ça me fait comprendre qu'on l'a toujours fait pour les femmes, et que j'y suis tellement habituée que j'ai jamais sourcillé.
Et je pense que ce n'est pas anodin que l'expression « ma femme » a toujours été utilisée, et « mon homme » pas. C'est du même ordre que la décision il y a quelques siècles de mettre le masculin comme genre qui l'emporte sur le féminin dans les règles orthographiques. On est tellement bien conditionné qu'on ne remet pas ces choses en question.
Je parle donc bien de l'effet de langage. Loin de moi l'idée de vous prêter quelque intention que ce soit de pas respectueux ou autre. J'ai bien dit que ma remarque n'a rien à voir avec le reproche. Elle est du même ordre que les remarques sur l'usage de mots violents pour qualifier la non-violence.
Euh, c'était quoi encore le sujet de l'échange?
Re: Eviter la pub sans "s'opposer"
Réponse à la dernière phrase du commentaire précédent: chercher une autre alternative à la séduction que le viol.
Re: Eviter la pub sans "s'opposer"
Calispera,
C'est bien ce que je pensais : le problème de l'emploi des mots. Pour moi, combat et lutte ne riment pas "forcément" avec violence. Ce sont des mots qui me plaisent, tout comme "chemin" et "évolution" sont des mots qui me plaisent aussi. Et je ne ressens pas le besoin d'expliquer pourquoi.
C'est bien ce que je pensais : le problème de l'emploi des mots. Pour moi, combat et lutte ne riment pas "forcément" avec violence. Ce sont des mots qui me plaisent, tout comme "chemin" et "évolution" sont des mots qui me plaisent aussi. Et je ne ressens pas le besoin d'expliquer pourquoi.
Re: Eviter la pub sans "s'opposer"
Je ne peux que te renvoyer au dictionnaire pour ces deux mots. Les définitions de ces deux mots (bien longues toutes les deux – Petit Robert) regorgent de violence. Le mot lutte, légèrement moins, on y glisse dans un coin "l'action énergétique" et "d'effort soutenu", mais juste à côté on parle de résistance et d'opposition tout de même, en filigrane, la violence n'est jamais loin.
Et justement c'est cela que je tente de mettre en évidence : est-on bien conscient du langage qu'on utilise quand on dit "lutte non-violente" et "combat non-violent". La langue française, n'ayant pas de mots d'origine non-violente, est obligée d'utiliser des mots d'origine violente pour qualifier la non-violence, et de dire : "ben finalement quand on les utilise au second degré, ils sont tout doux, tout beaux, tout bienveillant". Moi je dis : non, ils ne le sont pas. Regardons-les pour ce qu'ils sont.
Car quand nous parlons de "combat non-violent" par exemple, cela veut dire qu'inconsciemment nos pensées (via le langage qui les supporte) sont imprégnées de violence. Et l'on s'étonne ensuite de ne pas parvenir dans nos relations à être dans autre chose que le rapport de force.
Ben oui, c'est comme de laver le sang avec du sang, ça ne nettoie pas des masses.
Et justement c'est cela que je tente de mettre en évidence : est-on bien conscient du langage qu'on utilise quand on dit "lutte non-violente" et "combat non-violent". La langue française, n'ayant pas de mots d'origine non-violente, est obligée d'utiliser des mots d'origine violente pour qualifier la non-violence, et de dire : "ben finalement quand on les utilise au second degré, ils sont tout doux, tout beaux, tout bienveillant". Moi je dis : non, ils ne le sont pas. Regardons-les pour ce qu'ils sont.
Car quand nous parlons de "combat non-violent" par exemple, cela veut dire qu'inconsciemment nos pensées (via le langage qui les supporte) sont imprégnées de violence. Et l'on s'étonne ensuite de ne pas parvenir dans nos relations à être dans autre chose que le rapport de force.
Ben oui, c'est comme de laver le sang avec du sang, ça ne nettoie pas des masses.
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