Pourquoi la décroissance est nécessaire
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Pourquoi la décroissance est nécessaire
Bonjour,
ça faisait un petit moment que la différence entre SV et décroissance me titillait, et je crois que ça en titille d'autres. Donc je livre ici les résultats de mes lectures et cogitations, sur les différences entre SV et décroissance, et sur le besoin intrinsèque de chacune de ces notions de l'autre (commentaires bienvenus):
La SV et la décroissance sont-ils un même concept sous le même nom ? Les liens entre les deux peuvent se résumer par l'expression suivante : "penser global, agir local", que je traduirai par "penser collectif (décroissance), agir personnellement (SV)".
* La simplicité volontaire, démarche personnelle mais pas égocentrique.
Je ne vais pas revenir sur la définition de la SV, mais la démarche vient souvent d'une prise et conscience et d'une crise du sens : pourquoi perdre sa vie à la gagner, rejet des valeurs de notre société (économie, travail, argent, possessions ...) pour de nouvelles valeurs (temps, relations humaines, culture, éducation ...). Mais la SV n'est pas égocentrique pour autant (contrairement à la vision que j'en avais au début), il y a aussi une prise en compte de l'écologie et du social. Si l'on consomme local par exemple, ce n'est pas seulement parce que c'est meilleur ou plus sain, mais aussi pour des questions de transport, de coût social.
* La nécessité de la SV à l'échelle globale : la décroissance implique la SV
Bien que par définition le champs de la SV se limite a ses actions personnelles, la SV est fondamentale pour tout projet collectif comme la décroissance. D'ailleurs la SV est pour ainsi dire incluse dans le projet de décroissance, et chaque décroissant a une démarche de SV (le contraire n'étant pas forcément vrai).
Le constant est simple, il y a domination des riches sur les pauvres (inégalités), et du monde sur la nature (donc sur les générations futures). Il faudrait 4 planètes pour que tout le monde accède au mode de vie d'un français (7 pour un états-unien), il faut donc revenir à une démarche de frugalité (ou sobriété).
La démarche de simplicité volontaire a un impact direct positif (baisse de la consommation, des déchets, de la pollution,...), mais également indirect si l'on en croit "l’effet Veblen" (les classes "inférieurs" tendent à imiter le modèle de consommation des classes "supérieures" - lire le dernier Kempf).
Une démarche de SV est également indispensable pour se mobiliser au niveau collectif/politique. Un exemple simple, si l'on économise l'eau au quotidien (pendant le brossage, la douche, la vaisselle etc.) alors on sera plus prompt à se mobiliser contre les fuites du réseau d'eau de sa commune (ce qui peut entraîner d'autres questions, comme la remunicipalisation de l'eau).
* Les limites de la démarche personnelle
Je vois plusieurs limites à la seule démarche personnelle, qui nécessite un projet collectif de société :
- Stigmatisation : il est parfois difficile socialement de faire des choix dans une société comme la notre : le refus de la voiture, de la télévision, de l'avion, du portable peuvent entraîner une mise à l'écart, particulièrement les enfants.
- La décolonisation de l'imaginaire est nécessaire : certains choix de vies en rapport avec la SV sont difficiles à mettre en oeuvre dans notre société et son idéologie. Il est par exemple difficile de manger végétarien au restaurant ou dans les cantines etc. (celà peut renvoyer au premier point), d'échapper aux ondes des portables des autres ...
- Certains choix collectifs affectent les choix personnels : par exemple les OGM ou les nanotechnologies qui peuvent se disséminer, l'interdiction à kokopeli de vendre des semences de vieilles variétés pour protéger la biodiversité, le choix politique du nucléaire (ce qui fait que l'alternative au nucléaire est très difficile, surtout à l'extérieur) ...
- Certaines alternatives sont confrontés à la "concurrence déloyale" du système actuel qui ne prend pas en compte les coûts environementaux (tranports ...) et sociaux (sueur du sud). Pour le textile par exemple, il est dur d'acheter local, notamment car le textile chinois (polluant et socialement catastrophique) peut être vendu à bas prix, ce qui ne facilite pas la viabilité du local (et la décolonisation de notre imaginaire car nous avons intégré un prix moyen très bas pour le textile).
- Enfin malgré les bonnes intentions personnelles, on peut difficilement éviter une sorte d'effet rebond : on ne contrôle plus l'argent dépensé : votre maraîché bio va peut être s'acheter un 4x4 pour rouler au Sahara ! (les actions de SV qui convergent vers l'autonomie ne souffrent pas de ce problème : faire son potager, etc.).
* La décroissance, projet collectif, voir politique
Pour toutes ces raisons un projet collectif est nécessaire, ce peut être celui de la décroissance. La décroissance se nourrit des mêmes constats : la crise écologique et sociale nécessite de changer nos habitudes, et la perte des valeurs et des identités rendent se changement souhaitable (même s'il n'y avait pas de crise écologique imminente !). La décroissance nécessite la SV au niveau individuel, mais propose d'apporter des solutions au niveau collectif et politique.
Par exemple on peut intégrer dans le coût des produits tous les coûts cachés, pris en charge actuellement par les pays du Sud (condition sociales, pollution, recyclage ...), la nature (pillage, surexploitation), les collectivités (construction, réparation des routes, insécurité routière ...). On peut aussi définir le coût des choses par leur bonne utilisation. Paul Ariès parle de gratuité de l'usage, et de renchérissement du mésusage (pourquoi payer l'eau le même prix pour faire la cuisine ou remplir une piscine ?).
Mon propos n'est pas ici de présenter un projet exhaustif de la décroissance, car d'une part je n'en connais pas et je ne sais pas s'il en existe un complet (et puis il y a des projets qui s'opposent, la décroissance étant multiple).
J'espère avoir été assez clair sur les différences que je fais entre décroissance et SV, et des liens (essentiels) entre les deux concepts.
ça faisait un petit moment que la différence entre SV et décroissance me titillait, et je crois que ça en titille d'autres. Donc je livre ici les résultats de mes lectures et cogitations, sur les différences entre SV et décroissance, et sur le besoin intrinsèque de chacune de ces notions de l'autre (commentaires bienvenus):
La SV et la décroissance sont-ils un même concept sous le même nom ? Les liens entre les deux peuvent se résumer par l'expression suivante : "penser global, agir local", que je traduirai par "penser collectif (décroissance), agir personnellement (SV)".
* La simplicité volontaire, démarche personnelle mais pas égocentrique.
Je ne vais pas revenir sur la définition de la SV, mais la démarche vient souvent d'une prise et conscience et d'une crise du sens : pourquoi perdre sa vie à la gagner, rejet des valeurs de notre société (économie, travail, argent, possessions ...) pour de nouvelles valeurs (temps, relations humaines, culture, éducation ...). Mais la SV n'est pas égocentrique pour autant (contrairement à la vision que j'en avais au début), il y a aussi une prise en compte de l'écologie et du social. Si l'on consomme local par exemple, ce n'est pas seulement parce que c'est meilleur ou plus sain, mais aussi pour des questions de transport, de coût social.
* La nécessité de la SV à l'échelle globale : la décroissance implique la SV
Bien que par définition le champs de la SV se limite a ses actions personnelles, la SV est fondamentale pour tout projet collectif comme la décroissance. D'ailleurs la SV est pour ainsi dire incluse dans le projet de décroissance, et chaque décroissant a une démarche de SV (le contraire n'étant pas forcément vrai).
Le constant est simple, il y a domination des riches sur les pauvres (inégalités), et du monde sur la nature (donc sur les générations futures). Il faudrait 4 planètes pour que tout le monde accède au mode de vie d'un français (7 pour un états-unien), il faut donc revenir à une démarche de frugalité (ou sobriété).
La démarche de simplicité volontaire a un impact direct positif (baisse de la consommation, des déchets, de la pollution,...), mais également indirect si l'on en croit "l’effet Veblen" (les classes "inférieurs" tendent à imiter le modèle de consommation des classes "supérieures" - lire le dernier Kempf).
Une démarche de SV est également indispensable pour se mobiliser au niveau collectif/politique. Un exemple simple, si l'on économise l'eau au quotidien (pendant le brossage, la douche, la vaisselle etc.) alors on sera plus prompt à se mobiliser contre les fuites du réseau d'eau de sa commune (ce qui peut entraîner d'autres questions, comme la remunicipalisation de l'eau).
* Les limites de la démarche personnelle
Je vois plusieurs limites à la seule démarche personnelle, qui nécessite un projet collectif de société :
- Stigmatisation : il est parfois difficile socialement de faire des choix dans une société comme la notre : le refus de la voiture, de la télévision, de l'avion, du portable peuvent entraîner une mise à l'écart, particulièrement les enfants.
- La décolonisation de l'imaginaire est nécessaire : certains choix de vies en rapport avec la SV sont difficiles à mettre en oeuvre dans notre société et son idéologie. Il est par exemple difficile de manger végétarien au restaurant ou dans les cantines etc. (celà peut renvoyer au premier point), d'échapper aux ondes des portables des autres ...
- Certains choix collectifs affectent les choix personnels : par exemple les OGM ou les nanotechnologies qui peuvent se disséminer, l'interdiction à kokopeli de vendre des semences de vieilles variétés pour protéger la biodiversité, le choix politique du nucléaire (ce qui fait que l'alternative au nucléaire est très difficile, surtout à l'extérieur) ...
- Certaines alternatives sont confrontés à la "concurrence déloyale" du système actuel qui ne prend pas en compte les coûts environementaux (tranports ...) et sociaux (sueur du sud). Pour le textile par exemple, il est dur d'acheter local, notamment car le textile chinois (polluant et socialement catastrophique) peut être vendu à bas prix, ce qui ne facilite pas la viabilité du local (et la décolonisation de notre imaginaire car nous avons intégré un prix moyen très bas pour le textile).
- Enfin malgré les bonnes intentions personnelles, on peut difficilement éviter une sorte d'effet rebond : on ne contrôle plus l'argent dépensé : votre maraîché bio va peut être s'acheter un 4x4 pour rouler au Sahara ! (les actions de SV qui convergent vers l'autonomie ne souffrent pas de ce problème : faire son potager, etc.).
* La décroissance, projet collectif, voir politique
Pour toutes ces raisons un projet collectif est nécessaire, ce peut être celui de la décroissance. La décroissance se nourrit des mêmes constats : la crise écologique et sociale nécessite de changer nos habitudes, et la perte des valeurs et des identités rendent se changement souhaitable (même s'il n'y avait pas de crise écologique imminente !). La décroissance nécessite la SV au niveau individuel, mais propose d'apporter des solutions au niveau collectif et politique.
Par exemple on peut intégrer dans le coût des produits tous les coûts cachés, pris en charge actuellement par les pays du Sud (condition sociales, pollution, recyclage ...), la nature (pillage, surexploitation), les collectivités (construction, réparation des routes, insécurité routière ...). On peut aussi définir le coût des choses par leur bonne utilisation. Paul Ariès parle de gratuité de l'usage, et de renchérissement du mésusage (pourquoi payer l'eau le même prix pour faire la cuisine ou remplir une piscine ?).
Mon propos n'est pas ici de présenter un projet exhaustif de la décroissance, car d'une part je n'en connais pas et je ne sais pas s'il en existe un complet (et puis il y a des projets qui s'opposent, la décroissance étant multiple).
J'espère avoir été assez clair sur les différences que je fais entre décroissance et SV, et des liens (essentiels) entre les deux concepts.
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
J'ai globalement la même vision avec quelques nuances mais oui globalement c'est ça.
Perso j'insisterai aussi sur le fait que la SV est non seulement individuelle mais également progressive (toute une vie) et ... personnelle (différent d'individuelle). ET pour moi la décroissance c'est avant tout politique et économique.
Je ne suis pas d'accord quand tu dis que la SV implique la décroissance et inversément. Même si la plupart du temps les SV sont sympathisants des différentes idées liées à la décroissance (l'inverse n'est pas nécessairement vrai selon la décroissance concernée), une démarche SV n'implique pas une démarche collective ni même la volonté d'une démarche collective. Certaines personnes vont se simplifier volontairement la vie en refusant totalement de perdre leur énergie dans des mouvements citoyens organisés ou politiques.
Par contre l'augmentation des "sympathisants" de la SV et du frugalisme (estimés à 10 à 20% selon les pays ce qui est énorme, mais tous les niveaux sont considérés, des néobobo au vieux de la vieille en passant par les créatifs culturels) peut se muer en mouvement de société favorable à des options politiques et économiques du type décroissance. Je pense qu'on est précisément dans cette phase de mutation.
Perso j'insisterai aussi sur le fait que la SV est non seulement individuelle mais également progressive (toute une vie) et ... personnelle (différent d'individuelle). ET pour moi la décroissance c'est avant tout politique et économique.
Je ne suis pas d'accord quand tu dis que la SV implique la décroissance et inversément. Même si la plupart du temps les SV sont sympathisants des différentes idées liées à la décroissance (l'inverse n'est pas nécessairement vrai selon la décroissance concernée), une démarche SV n'implique pas une démarche collective ni même la volonté d'une démarche collective. Certaines personnes vont se simplifier volontairement la vie en refusant totalement de perdre leur énergie dans des mouvements citoyens organisés ou politiques.
Par contre l'augmentation des "sympathisants" de la SV et du frugalisme (estimés à 10 à 20% selon les pays ce qui est énorme, mais tous les niveaux sont considérés, des néobobo au vieux de la vieille en passant par les créatifs culturels) peut se muer en mouvement de société favorable à des options politiques et économiques du type décroissance. Je pense qu'on est précisément dans cette phase de mutation.
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
Salut Raffa,
Tout à fait, d'ailleurs j'ai dit que décroissance impliquait SV mais pas l'inverse
Espérons, mais je suis dubitatif sur le nombre de sympathisant (dans les idées mais aussi les actes), surtout des chiffres que j'avais vu sur les pays anglo-saxons qui polluent le plus ...
Raffa a écrit:Je ne suis pas d'accord quand tu dis que la SV implique la décroissance et inversément.
Tout à fait, d'ailleurs j'ai dit que décroissance impliquait SV mais pas l'inverse
Raffa a écrit:Par contre l'augmentation des "sympathisants" de la SV et du frugalisme (estimés à 10 à 20% selon les pays ce qui est énorme, mais tous les niveaux sont considérés, des néobobo au vieux de la vieille en passant par les créatifs culturels) peut se muer en mouvement de société favorable à des options politiques et économiques du type décroissance. Je pense qu'on est précisément dans cette phase de mutation.
Espérons, mais je suis dubitatif sur le nombre de sympathisant (dans les idées mais aussi les actes), surtout des chiffres que j'avais vu sur les pays anglo-saxons qui polluent le plus ...
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
madeinearth a écrit:Salut Raffa,Raffa a écrit:Je ne suis pas d'accord quand tu dis que la SV implique la décroissance et inversément.
Tout à fait, d'ailleurs j'ai dit que décroissance impliquait SV mais pas l'inverse![]()
Vi mais je suis pas d'accord dans les 2 sens. Certaines idées de décroissance n'implique nullement la SV et la frugalité. Par exemple la décroissance (ce qui ne veut pas dire l'arrêt)
- de la surconsommation (mais de pas de la consommation : tous les joujoux higth tech - mais durable - pourraient se poursuivre)
- de tout ce qui utilise des énergies fossiles pour les remplacer par d'autres technologies
La principale remise en cause de la décroissance, c'est le PIB. Autour de ça, ça part dans plein de directions.
C'est justement parceque bcp de gens confondent décroissance et SV et prennent la SV pour de l'ascétisme qu'il refuse d'entendre parler de décroissance. Or je crois que c'est important de faire comprendre que justement cela n'est pas forcément lié et que la SV est une affaire personnelle qui n'a pas à être imposée.
On peut être décroissant sans pourtant vouloir aller trop loin dans une démarche SV.
Pour les chiffres le 20% par exemple c'est au japon
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
Salut Raffa, je ne partage pas ta vision de la décroissance.
La décroissance est fermement opposée à la consommation, pour citer Paul Ariès, dans "La décroissance, un nouveau projet politique" (chapitre "en finir avec la société de consommation") :
"Les objecteurs de croissance ne souhaitent pas consommer un peu, beaucoup, passionnément moins, ils souhaitent simplement ne plus consommer du tout. [...] Répétons-le, notre objectif n'est pas de gaspiller moins ou de ne plus surconsommer. Nous entendons littéralement ne plus consommer du tout" (p.192).
Quant au cas particulier des joujoux higth-tech, je peux te dire qu'il y a une véritable critique dans le mouvement décroissance. Ça n'intègre pas seulement la dimensions écologique/durable, mais par exemple de la perte d'autonomie due à la technique (le mouvement des luddites est souvent cité), voir le système technicien dans sa globalité (Ellul considéré comme un des pères de la décroissance fait une critique du système technicien, mais je ne l'ai pas lu).
Remplacer ce qui utilise les énergies fossiles oui, car les réserves vont manquer, et c'est de toute façon une énergie polluante. Remplacer le tout par d'autres technologies, je ne crois pas. La décroissance est contre le scientisme, le culte de la science et du progrès.
Pour prendre l'exemple des voitures, il ne s'agira pas de faire rouler les voitures au biocarburant voir même à une source illimitée infinie et gratuite si c'était possible. Mais de repenser le temps et l'espace, de relocaliser, de ralentir (voir par exemple la critique de la vitesse faite par Illitch lui aussi présenté comme un père de la décroissance dans "énergie et équité").
Plus que du PIB, de la croissance et du developpement. Le PIB n'est qu'un indice caricatural du culte de la croissance et de l'économisme.
Mais la décroissance ce n'est pas non plus une question de privation ou d'ascétisme. Même si le projet et collectif, il suppose une volontarité tout comme la SV.
Après j'imagine que c'est une question de cohérence.
Mais "tout" dans la décroissance mene à la SV (au plutot toute la SV se retrouve comme application de principes de la décroissance) : frugalité vis-à-vis de la nature, des pays émergents, des générations futures, remise en question du travail, définition de vraies valeurs ...
Raffa a écrit:
Vi mais je suis pas d'accord dans les 2 sens. Certaines idées de décroissance n'implique nullement la SV et la frugalité. Par exemple la décroissance (ce qui ne veut pas dire l'arrêt)
- de la surconsommation (mais de pas de la consommation : tous les joujoux higth tech - mais durable - pourraient se poursuivre)
La décroissance est fermement opposée à la consommation, pour citer Paul Ariès, dans "La décroissance, un nouveau projet politique" (chapitre "en finir avec la société de consommation") :
"Les objecteurs de croissance ne souhaitent pas consommer un peu, beaucoup, passionnément moins, ils souhaitent simplement ne plus consommer du tout. [...] Répétons-le, notre objectif n'est pas de gaspiller moins ou de ne plus surconsommer. Nous entendons littéralement ne plus consommer du tout" (p.192).
Quant au cas particulier des joujoux higth-tech, je peux te dire qu'il y a une véritable critique dans le mouvement décroissance. Ça n'intègre pas seulement la dimensions écologique/durable, mais par exemple de la perte d'autonomie due à la technique (le mouvement des luddites est souvent cité), voir le système technicien dans sa globalité (Ellul considéré comme un des pères de la décroissance fait une critique du système technicien, mais je ne l'ai pas lu).
Raffa a écrit:
- de tout ce qui utilise des énergies fossiles pour les remplacer par d'autres technologies
Remplacer ce qui utilise les énergies fossiles oui, car les réserves vont manquer, et c'est de toute façon une énergie polluante. Remplacer le tout par d'autres technologies, je ne crois pas. La décroissance est contre le scientisme, le culte de la science et du progrès.
Pour prendre l'exemple des voitures, il ne s'agira pas de faire rouler les voitures au biocarburant voir même à une source illimitée infinie et gratuite si c'était possible. Mais de repenser le temps et l'espace, de relocaliser, de ralentir (voir par exemple la critique de la vitesse faite par Illitch lui aussi présenté comme un père de la décroissance dans "énergie et équité").
Raffa a écrit:
La principale remise en cause de la décroissance, c'est le PIB. Autour de ça, ça part dans plein de directions.
Plus que du PIB, de la croissance et du developpement. Le PIB n'est qu'un indice caricatural du culte de la croissance et de l'économisme.
Raffa a écrit:
C'est justement parceque bcp de gens confondent décroissance et SV et prennent la SV pour de l'ascétisme qu'il refuse d'entendre parler de décroissance. Or je crois que c'est important de faire comprendre que justement cela n'est pas forcément lié et que la SV est une affaire personnelle qui n'a pas à être imposée.
Mais la décroissance ce n'est pas non plus une question de privation ou d'ascétisme. Même si le projet et collectif, il suppose une volontarité tout comme la SV.
Raffa a écrit:On peut être décroissant sans pourtant vouloir aller trop loin dans une démarche SV.
Après j'imagine que c'est une question de cohérence.
Mais "tout" dans la décroissance mene à la SV (au plutot toute la SV se retrouve comme application de principes de la décroissance) : frugalité vis-à-vis de la nature, des pays émergents, des générations futures, remise en question du travail, définition de vraies valeurs ...
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
Bonjour Madeinearth et Raffa,
Je me sens plus proche de l'avis de Raffa, même si je ne suis pas sûre de le partager totalement.
Plus je chemine en sv, moins je me sens attirée par le mouvement de décroissance.
Quand j'entends parler les gens qui défendent la décroissance, je me sens rarement d'accord avec eux. Il s'agit d'un mouvement principalement politique, qui s'identifie bien plus à ce qu'ils ne veulent plus, plutôt qu'à un projet alternatif. Certains sont assez constructifs dans leurs commentaires, mais la majorité sont dans la critique. Le journal de la décroissance en est le reflet carricatural.
De plus, le chemin sv, s'il amène à diminuer petit à petit toutes les consommations, amène presque sans exception à un chemin plus psychologique et spirituel. On remet aussi en question notre façon de concevoir la vie, les relations, et tout ce qui nous entoure, y compris notre propre mode de fonctionnement. La démarche de la décroissance fait assez fi de cela (pour la plupart de ses adeptes que j'ai lus ou rencontrés).
Chez les décroissants on retrouve très souvent des rebelles purs et durs, chez les sv, beaucoup moins, et plus on avance en sv, moins on l'est.
Je ne vais tout de même pas dire que ces deux voies sont en opposition, faudrait pas charrier
mais il est vrai que plus j'avance, moins je leur trouve de points communs.
Pour moi, un mouvement de changement collectif alternatif ne doit pas passer par la décroissance. Car j'identifie la décroissance à des démarches similaires telles que l'anarchisme, et la gauche : des mouvements politiques qui eux aussi, s'opposent à ce qui est en place, avec le même mode de pensée que ce qui est en place. Càd que s'ils prenaient de l'ampleur, ils ne feraient que remplacer le système existant avec le même genre de déboires que nous avons déjà.
Penser contre, c'est encore penser de la même manière que ceux qui pensent pour : mais en renversant l'image en miroir. La décroissance est par définition : contre la croissance, et c'est ce qui justement la limite (selon moi).
Bon, j'avoue ne plus rien avoir lu sur la décroissance (d'approfondi) depuis bien 2 ans, et il se peut que certaines nouvelles théories soient plus créatives. Mais je crains tout de même que le discours n'ait pas trop changé.
Par contre, je suis entièrement d'accord avec l'idée d'une démarche collective. Et je pense que celle-ci est possible hors des chemins politiques, car selon moi, les solutions les plus solides, novatrices et durables ne viendront pas du politique, mais d'une espèce de consensus citoyen, non hiérarchisé, lié à l'action et aux choix individuels de chacun, qui, mis ensemble, feront prendre la mayonnaise, et pourraient transformer en profondeur le mode de fonctionnement de notre société. Et cela, sans qu'il y ait à se positionner « contre » ce qui existe déjà.
Utopie peut-être, mais je crains que rien d'autre ne pourra faire changer les choses en profondeur, et que tant qu'on n'obtiendra des changements qu'au niveau politique, ils seront toujours susceptibles d'être résorbé dès la nouvelle législature en place.
On le voit extrêmement bien actuellement. Toutes les conquêtes sociales du siècle dernier sont en train de se faire complètement larguer par de nouvelles lois nationales, directives européennes, ou même décisions de l'OMC.
Le rapport de force s'est modifié, et donc ce qu'on avait cru être acquis est en train de disparaître.
Tout ce qui est atteint par des lois dans un cadre de rapport de force, ne l'est jamais que provisoirement.
A l'inverse, ce qui est atteint par la conscience de la majorité, n'est en général plus remis en question. A ce niveau là, je pense que des notions comme l'esclavage et la peine de mort, ont moins de chance de retrouver un bon accueil général au sein de la population, car ce sont les consciences qui ont évolué, bien plus que la force des lois qui les ont interdits.
La SV travaille hors du rapport de force (ok ok, je reviens toujours avec les mêmes notions, mais je remarque que ce sont elles qui définissent l'orientation de la plupart de nos choix et décisions dans la vie).
Je me sens plus proche de l'avis de Raffa, même si je ne suis pas sûre de le partager totalement.
Plus je chemine en sv, moins je me sens attirée par le mouvement de décroissance.
Quand j'entends parler les gens qui défendent la décroissance, je me sens rarement d'accord avec eux. Il s'agit d'un mouvement principalement politique, qui s'identifie bien plus à ce qu'ils ne veulent plus, plutôt qu'à un projet alternatif. Certains sont assez constructifs dans leurs commentaires, mais la majorité sont dans la critique. Le journal de la décroissance en est le reflet carricatural.
De plus, le chemin sv, s'il amène à diminuer petit à petit toutes les consommations, amène presque sans exception à un chemin plus psychologique et spirituel. On remet aussi en question notre façon de concevoir la vie, les relations, et tout ce qui nous entoure, y compris notre propre mode de fonctionnement. La démarche de la décroissance fait assez fi de cela (pour la plupart de ses adeptes que j'ai lus ou rencontrés).
Chez les décroissants on retrouve très souvent des rebelles purs et durs, chez les sv, beaucoup moins, et plus on avance en sv, moins on l'est.
Je ne vais tout de même pas dire que ces deux voies sont en opposition, faudrait pas charrier
Pour moi, un mouvement de changement collectif alternatif ne doit pas passer par la décroissance. Car j'identifie la décroissance à des démarches similaires telles que l'anarchisme, et la gauche : des mouvements politiques qui eux aussi, s'opposent à ce qui est en place, avec le même mode de pensée que ce qui est en place. Càd que s'ils prenaient de l'ampleur, ils ne feraient que remplacer le système existant avec le même genre de déboires que nous avons déjà.
Penser contre, c'est encore penser de la même manière que ceux qui pensent pour : mais en renversant l'image en miroir. La décroissance est par définition : contre la croissance, et c'est ce qui justement la limite (selon moi).
Bon, j'avoue ne plus rien avoir lu sur la décroissance (d'approfondi) depuis bien 2 ans, et il se peut que certaines nouvelles théories soient plus créatives. Mais je crains tout de même que le discours n'ait pas trop changé.
Par contre, je suis entièrement d'accord avec l'idée d'une démarche collective. Et je pense que celle-ci est possible hors des chemins politiques, car selon moi, les solutions les plus solides, novatrices et durables ne viendront pas du politique, mais d'une espèce de consensus citoyen, non hiérarchisé, lié à l'action et aux choix individuels de chacun, qui, mis ensemble, feront prendre la mayonnaise, et pourraient transformer en profondeur le mode de fonctionnement de notre société. Et cela, sans qu'il y ait à se positionner « contre » ce qui existe déjà.
Utopie peut-être, mais je crains que rien d'autre ne pourra faire changer les choses en profondeur, et que tant qu'on n'obtiendra des changements qu'au niveau politique, ils seront toujours susceptibles d'être résorbé dès la nouvelle législature en place.
On le voit extrêmement bien actuellement. Toutes les conquêtes sociales du siècle dernier sont en train de se faire complètement larguer par de nouvelles lois nationales, directives européennes, ou même décisions de l'OMC.
Le rapport de force s'est modifié, et donc ce qu'on avait cru être acquis est en train de disparaître.
Tout ce qui est atteint par des lois dans un cadre de rapport de force, ne l'est jamais que provisoirement.
A l'inverse, ce qui est atteint par la conscience de la majorité, n'est en général plus remis en question. A ce niveau là, je pense que des notions comme l'esclavage et la peine de mort, ont moins de chance de retrouver un bon accueil général au sein de la population, car ce sont les consciences qui ont évolué, bien plus que la force des lois qui les ont interdits.
La SV travaille hors du rapport de force (ok ok, je reviens toujours avec les mêmes notions, mais je remarque que ce sont elles qui définissent l'orientation de la plupart de nos choix et décisions dans la vie).
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
je ne partage pas ta vision de la décroissance.
madeinearth je connais bien le mouvement de la décroissance que je suis depuis son origine
Il faut bien comprendre que dans le monde il n'y a pas UNE décroissance, il en a des tas (qui ne se nomme pas pour autant décroissance d'ailleurs). La décroissance est en fait plus "une idée choc" permettant de remettre en cause dans le débat public la croissance basée sur le pib. Ca fourmille d'idées partout dans le monde depuis les années 90.
La décroissance française radicale est assez particulière, c'est celle que tu décris, celle que l'on lit dans le journal de la décroissance que comme Calispera je n'apprécie pas du tout. Et très souvent ils confondent SV et décroissance pour tenter de formuler une sorte de SV collective. Ce qui est un non sens pour moi, qui plus est inapplicable et vouer à l'échec : la SV ne peut s'imposer.
Cette confusion se retrouve ensuite dans les médias, j'ai vu des reportage fait en France sur des "décroissants" qui en fait était simplement... des pratiquants de la SV parfois également impliqués dans des mouvements politiques du type objecteur de croissance.
Maintenant il est évident que si tout le monde (enfin une majorité) pratique volontairement la SV on sera de facto dans une grande non-croissance
Je partage intégralement l'avis de Calispera
Dernière édition par Raffa le Ven 29 Fév - 10:54, édité 1 fois
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
Oui il y a de multiples décroissances, d'ailleurs il y a des querelles de clochers. D'ailleurs Calispera tu dis te méfier de la décroissance car tu l'associes à un courant comme l'anarchie (effectivement il y a une décroissance anarchiste), mais je trouve que ce que tu proposes y ressembles fortement (hors du politique, consensus, non hiérarchisé ...).
Je voulais montrer selon moi l'importance de l'action collective et les limites de la SV. Après, je ne prétends pas connaître le meilleur projet collectif.
Je voulais montrer selon moi l'importance de l'action collective et les limites de la SV. Après, je ne prétends pas connaître le meilleur projet collectif.
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
C'est marrant que vous en parliez, parce que ce matin, j'ai lu pour la première fois le journal de la décroissance, et je ne m'y retrouve pas du tout, par contre, je retrouve tout à fait le coté radical, critique pure et dure (sans autre proposition) voire, (c'est vraiment ce que j'ai ressenti) agressif
Je me suis dit que les personnes qui étaient visées ne changerais pas de si tot avec des arguments (ou plutot l'absence d'argument) comme ça mais qu'au contraire elles allaient se braquer comme quand on est attaqué de front. C'est aussi pour ça que je sépare la décroissance (en tout cas française, puisqu'elle n'est pas pareil partout) et la simplicité volontaire comme je la vis. D'ailleurs le seul article qui m'a plu (dans lequel j'ai trouvé un peu de bienveillance,) c'est le témoignage de simplicité volontaire
Je pense que la décroissance et une diminution de la consommation collective est souhaitable et nécéssaire, mais pas comme le mouvement de la décroissance français le propose, une sorte de révolution violente ou les gens sont "obligé" de le faire. Si la transition ne se passe pas avec un minimum de bienveillance, je pense que ça ne peut pas fonctionner. Maintenant, je ne connais pas vraiment les autres courants de décroissance, je me suis arrété aux premiers que j'avais sous les yeux, et ça ne m'a pas vraiment donné envie d'aller voir les autres courants.
Je pense que la décroissance et une diminution de la consommation collective est souhaitable et nécéssaire, mais pas comme le mouvement de la décroissance français le propose, une sorte de révolution violente ou les gens sont "obligé" de le faire. Si la transition ne se passe pas avec un minimum de bienveillance, je pense que ça ne peut pas fonctionner. Maintenant, je ne connais pas vraiment les autres courants de décroissance, je me suis arrété aux premiers que j'avais sous les yeux, et ça ne m'a pas vraiment donné envie d'aller voir les autres courants.
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
Laure a écrit:C'est marrant que vous en parliez, parce que ce matin, j'ai lu pour la première fois le journal de la décroissance, et je ne m'y retrouve pas du tout, par contre, je retrouve tout à fait le coté radical, critique pure et dure (sans autre proposition) voire, (c'est vraiment ce que j'ai ressenti) agressifJe me suis dit que les personnes qui étaient visées ne changerais pas de si tot avec des arguments (ou plutot l'absence d'argument) comme ça mais qu'au contraire elles allaient se braquer comme quand on est attaqué de front.
Exactement, pour moi la décroissance radicale française fait vraiment beaucoup de tord dans l'évolution nécessaire des mentalités dont parlais Calispera ainsi que dans la découverte des différentes options politiques et économiques proposées. Lire le journal de la décroissance quand on ne fait pas parti de ce mouvement c'est se vacciner à long terme contre toutes ces idées et comme tu le dis cela ne donne pas envie, ni de changer de mode de vie, ni de découvrir et comprendre la décroissance et la SV.
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
Totalement d'accord à ceci près que le journal de la décroissance ne représente absolument pas "la décroissance française". Ce n'est pas parce qu'ils disposent d'une visibilité importante qu'ils sont représentatifs.
Effectivement si vous faites la distinction SV/décroissance par rapport au journal (c'est à dire le témoignage SV du journal qui est la seule chose intéressante dans ce journal selon moi, et le reste qui n'est qu'un lynchage agressif de Hulot&Cie), je crois mieux comprendre vos points de vue. Mais pour moi la décroissance française, ce n'est pas le journal la décroissance !
Effectivement si vous faites la distinction SV/décroissance par rapport au journal (c'est à dire le témoignage SV du journal qui est la seule chose intéressante dans ce journal selon moi, et le reste qui n'est qu'un lynchage agressif de Hulot&Cie), je crois mieux comprendre vos points de vue. Mais pour moi la décroissance française, ce n'est pas le journal la décroissance !
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
Je connaissais pas ce monde de décroissance politique mais avec l'aide de M. Google, j'ai jetté un coup d'oeil. En effet www.decroissance.org semble beaucoup plus raisonnable.
Personnellement, étant candidat au municipales, vu la crise écologique qui nous emballe, face au PS qui ne parle que de dépenser plus pour maintenir notre position, je doit parler de la décroissance.
Il faut travailler moins pour gagner moins et vivre mieux. Il faut se déplacer moins, il faut produire moins, il faut se chauffer moins en s'isolant, il faut moins exploiter la nature.
Personnellement, étant candidat au municipales, vu la crise écologique qui nous emballe, face au PS qui ne parle que de dépenser plus pour maintenir notre position, je doit parler de la décroissance.
Il faut travailler moins pour gagner moins et vivre mieux. Il faut se déplacer moins, il faut produire moins, il faut se chauffer moins en s'isolant, il faut moins exploiter la nature.
La théorie, c'est quand on sais tout et que rien ne fonctionne.
La pratique est quand tout fonctionne et que personne ne sais pourquoi.
Albert Einstein
La pratique est quand tout fonctionne et que personne ne sais pourquoi.
Albert Einstein
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
Non madeinearth ce n'est pas "que" par rapport au journal. Le journal n'en est que l'aspect caricatural.
Néanmoins, comme le précise lorien beaucoup d'idées de la SV et de la décroissance sont à défendre au niveau politique et économique (c'est d'ailleurs le but de la décroissance). La décroissance est un appel à réflexion politique et économique sur le caractère fini de nos ressources (et donc l'inviabilité de la croissance), pas un nouveau dogme.
Néanmoins, comme le précise lorien beaucoup d'idées de la SV et de la décroissance sont à défendre au niveau politique et économique (c'est d'ailleurs le but de la décroissance). La décroissance est un appel à réflexion politique et économique sur le caractère fini de nos ressources (et donc l'inviabilité de la croissance), pas un nouveau dogme.
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
Raffa a écrit:Non madeinearth ce n'est pas "que" par rapport au journal. Le journal n'en est que l'aspect caricatural.
Pourtant le problème est bien là je trouve. Vous (calispera et toi) faites certaines objections contre la décroissance, mais pour moi certaines ne sont pas fondées car nous avons apparement pas la même définition du mouvement pour la décroissance (tu penses que la décroissance n'est pas critique vis-à-vis de joujoux hightech durables, calispera que la décroissance ne remet pas en question " notre façon de concevoir la vie, les relations, et tout ce qui nous entoure, y compris notre propre mode de fonctionnement", etc., il y a bien un problème de définition entre nous).
Raffa a écrit:La décroissance est un appel à réflexion politique et économique sur le caractère fini de nos ressources (et donc l'inviabilité de la croissance), pas un nouveau dogme.
La décroissance est bien plus que cela. Et bien que n'étant pas un dogme, la décroissance est plus qu'un cri/slogan, c'est toute une alternative à la société de consommation qui est proposée (ou à proposer).
Re: Pourquoi la décroissance est nécessaire
lorien a écrit:Je connaissais pas ce monde de décroissance politique mais avec l'aide de M. Google, j'ai jetté un coup d'oeil. En effet www.decroissance.org semble beaucoup plus raisonnable.
Précision importante : les gens de décroissance.org sont les mêmes que ceux qui éditent le journal.
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