« J'ai testé l'art du vide »

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« J'ai testé l'art du vide »

Message par Admin le Dim 15 Oct 2006 - 19:14

Je poste cet article de Psychologies ici, Dominique Loreau mettant en pratique le minimalisme dans cet exemple de simplification radical !

[Edit modération : voir le sujet sur le livre l'Art de la simplicité, de D. Loreau]
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DOSSIER : ALLÉGER SA VIE

J’ai testé l’art du vide


Se défaire du superflu dans sa maison, alléger sa garde-robe ou son bureau peut s’apprendre. Une idée initiée au Japon par Dominique Loreau. Promenant son regard de minimaliste dans l’appartement de l’une de nos journalistes, elle a procédé à un “état des lieux” sans concession.

lein comme un œuf. Voilà ce que j’ai pensé en me retrouvant dans mon appartement après un long séjour à l’étranger. Est-ce parce que, là-bas, les rues, les maisons sont beaucoup plus larges et spacieuses ? Tout à coup, les murs me semblaient chargés, les pièces étaient étouffantes, les objets que j’avais pourtant aimés et choisi d’exposer m’apparaissaient sans éclat. Mais comment retrouver fraîcheur et légèreté dans mon lieu de vie ?

Je décidai alors de faire appel à Dominique Loreau. Adepte du minimalisme, cette Française, installée au Japon depuis plus de vingt ans, propose là-bas, le temps d’un week-end, des séminaires destinés à tous ceux qui ne savent plus quoi faire de tout ce qui les encombre. Une preuve que les difficultés à y voir plus clair, à trier et à renoncer sont universellement partagées. Pour elle, le minimalisme est une véritable philosophie que l’on apprend peu à peu à pratiquer dans tous les domaines de sa vie.

En arrivant chez moi, Dominique Loreau m’explique qu’elle voyage toujours très léger : « Pour venir du Japon, je n’emporte qu’un sac qui contient tout ce dont j’ai besoin pour vivre, le minimum. Du coup, je n’ai pas de bagage à enregistrer ! » Une disponibilité et une légèreté qui me font envie. Cette coach d’un genre nouveau va passer deux heures à dénicher les multiples facettes du "trop-plein" qui règne dans mon appartement. Un état des lieux qui pousse à la réflexion et doit surtout mener… à l’action. Visite guidée.
L’ENTREE
« Ne garder que ce qui est utile ou très beau. »
C’est le premier commandement que lâche Dominique en parcourant des yeux les huit mètres carrés de l’entrée de mon appartement. Exit donc le banc de jardin en bois vert : ici, il ne sert jamais à s’asseoir et n’a rien d’une œuvre d’art. Exit aussi les faïences marocaines. Je proteste : « Mais elles mettent de la couleur sur les murs ! » « Oui, me répond la coach, mais un plat à grains reste un plat à grains. Sa place naturelle est dans un placard de cuisine. »

Quant au bibelot taoïste en bois que j’ai posé sur un meuble bas, un cadeau de famille que je ne regarde jamais, Dominique me suggère de le photographier et de le "ranger" dans la mémoire de mon ordinateur si vraiment je veux en garder le souvenir. L’entrée se satisfera donc du tapis, des larges miroirs et… de ce meuble bas, s’il contient réellement des objets que je ne peux ranger ailleurs.
LE SEJOUR
« Favoriser la fluidité et l’espace pour que l’esprit se détende. »
En pénétrant dans le double séjour, Dominique pose un regard critique sur les deux pans d’étagères chargées de livres qui entourent la cheminée. « Vous avez transformé votre living-room en librairie. » Je lui rétorque qu’en effet, dans cette maison, on aime lire. « Mais aujourd’hui, on peut lire sur Internet, emprunter dans des médiathèques… » Son argument ne me semble pas valable : et tous ces livres que l’on dévore au fond de son lit ou dans les transports en commun ? « Si vraiment vous ne pouvez pas vous empêcher d’en acheter, donnez-les immédiatement après les avoir lus. Ne gardez que les quatre ou cinq livres que vous aimez le plus, et rangez-les dans un placard fermé. Ainsi, vous libérerez ces murs. »

Même traitement pour la collection de CD : « Jamais on n’apprécie vraiment un disque dans son intégralité. » Elle préconise donc de copier nos morceaux préférés sur des CD vierges, d’en faire des compilations et de les ranger dans des classeurs plastifiés prévus à cet effet (certains peuvent contenir jusqu’à cent cinquante CD). J’imagine avec effroi le temps qu’il va me falloir pour constituer cette « discothèque idéale » ! « Oui, mais là, il y aura l’essentiel, ce que vous aimez vraiment. »

Dominique me suggère aussi de me débarrasser de la petite table de salon qui encombre le centre de la pièce. « Préférez des minitables gigognes de chaque côté des canapés. » L’objectif est de laisser toujours un espace d’au moins un mètre entre chaque pièce de mobilier pour mieux circuler. « C’est le style “espace blanc” des architectes, précise-t-elle, un style où les “objets” existent vraiment grâce au vide qui les entoure. » Je me rends compte que le tapis berbère retrouvera sans doute son élégance et ses couleurs si rien n’est posé dessus. Il pourra ainsi trôner au milieu du salon.
LA SALLE DE BAINS
« Trouvez l’unique qui remplacera tous les autres. »
En découvrant les multiples crèmes et produits de beauté qui remplissent mon placard, Dominique m’explique : « Aujourd’hui, on fabrique de formidables mixtures “tout en un”. Des huiles qui sont à la fois démaquillantes, hydratantes, nourrissantes. Avec un seul flacon, vous avez plusieurs usages. Pourquoi vous encombrer de dizaines de pots à moitié vides ? » Je réponds que j’adore les conditionnements, les bouteilles… « Eh bien, achetez-vous le produit top de la gamme, rien d’autre, et vous serez comblée ! »

La place ainsi libérée devrait me permettre d’entreposer dans ce placard la lingerie suffisante, selon elle – quatre ou cinq brassières et culottes en pur coton blanc (!) –, et éventuellement le linge de maison : « Deux paires de draps suffisent pour chaque lit. Choisissez-les de qualité, blancs et brodés : ils transformeront vos lits en alcôves de luxe. »
LA GARDE-ROBE
C’est un chapitre très "douloureux" : deux penderies pleines, un portant dans le bureau. J’ai accumulé beaucoup de vêtements. Pour épurer, Dominique me propose une façon de procéder très précise, qui tient en un seul chiffre : 7. « C’est un bon module, très équilibré, dit-elle. On ne garde que sept éléments d’une même catégorie : sept pantalons, sept vestes, sept pulls, sept chemisiers… » Je me réjouis car je trouve que ça en fait pas mal, finalement. Elle calme mon enthousiasme : « Sept, mais été et hiver confondus ! » précise-t-elle. On procède là en faisant des "tas".

Une seule question doit alors occuper notre esprit : « Est-ce que cette robe, ou ce pull, lorsque je la regarde, m’apporte encore du plaisir ? » Pour chaque vêtement, on décide : « Oui », « Non » ou « Je déciderai après ». On refera ce même tri serré et en conscience avec le tas de vêtements « Je déciderai après » mis de côté. Jusqu’à ce qu’il ne reste rien.

La plupart de ces suggestions ont œuvré chez moi en profondeur. C’était la première fois que l’on ne se contentait pas de me lancer des « jette ça » sans explication. Dominique m’a invitée à reconsidérer ma manière d’envisager un lieu de vie. Depuis qu’elle est passée chez moi, quelques objets ont été donnés ou vendus. Surtout, je suis devenue consciente du plaisir ou du manque de plaisir que ceux qui restent encore m’apportent. Je sais désormais quels meubles, vêtements, bibelots vont partir. D’ailleurs, cette grande cure d’allégement ne peut pas tarder : je déménage dans quelques semaines, l’événement "idéal", selon cette coach du vide, pour ne garder que l’essentiel.
INTERVIEW :
Dominique Loreau : « Faire de la place à ce que l’on aime vraiment »
Il y a vingt-trois ans, un voyage d’études conduit Dominique Loreau, alors étudiante en doctorat de langue américaine, au Japon. Coup de foudre. Elle s’y installe. Aujourd’hui, elle y anime des séminaires et travaille à l’écriture d’un livre sur “L’Art de la simplicité”.

Psychologies : Comment définir le minimalisme ?
Dominique Loreau : On croit souvent que le minimalisme consiste à se débarrasser du superflu. Or jeter n’est pas seulement éliminer, c’est faire de la place à ce que l’on aime vraiment. Il a une dimension esthétique (garder le plus beau, le meilleur), mais aussi philosophique, puisqu’il remet en cause le besoin de posséder beaucoup et l’avidité que notre société malade nous pousse à développer. Il se veut également hédoniste, puisqu’il nous invite à savourer pleinement ce qui nous apporte du plaisir.

Dans quels domaines s’applique-t-il ?
Tous. Par exemple, je n’ai que deux ou trois amis, qui sont de véritables amis : je peux les appeler à n’importe quelle heure du jour et de la nuit si j’en ai besoin, et je passe avec eux des moments toujours délicieux et enrichissants. Pour atteindre une telle qualité de rencontre, je me suis débarrassée des pseudo-amitiés qui ne m’apportaient rien.

Comment apprend-on à devenir minimaliste ?
Discerner ce dont on a envie et besoin prend des années. La plupart d’entre nous ne se sont jamais demandé ce qu’ils aimaient vraiment. Mais moins on a de choses, plus on éprouve de la facilité à s’alléger. Cela devient automatique, comme une hygiène de vie : par exemple, si l’on n’a que trois couteaux au lieu de vingt-cinq, il est moins difficile de décider lequel est le meilleur. Par la suite, s’il ne reste qu’un couteau à posséder, on se met à rechercher le couteau "idéal". Le minimalisme, ce n’est donc pas être radin, c’est enfin dépenser son argent à bon escient.
A QUI DONNER ?
La Croix-Rouge
Vêtements, produits de toilette, etc.
T. : 01.44.43.11.00.

Le Secours populaire
Jouets, livres, vêtements.
T. : 01.53.60.09.45.

Emmaüs
Tous objets. L’association se déplace. Revente à très bas prix aux plus démunis.
T. : 01.44.82.77.20.

Internet
Dons sur www.dons-legs.org, retrouvez le guide des associations et fondations faisant appel à la générosité publique et habilitées à recevoir des dons.

Pascale Senk
mars 2004

(source : Psychologies)
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Jeu 19 Oct 2006 - 13:15

J'adore son livre (il existe en livre de poche ISBN: 2501047648)

si je devais en garder un seul ça serait celui ci sans hésiter.
L'élégance, la beauté, le bien-être et le mieux vivre, voilà ce que propose L'Art de la simplicité, qui a tout pour devenir LE manuel d'art de vivre des femmes des années 2000.

Mot de l'éditeur
Épurez votre intérieur, allégez vos armoires, mangez moins, approchez-vous de l'«essentiel» : simplifier sa vie c'est l'enrichir.

L'élégance, la beauté, le bien-être et au final le mieux vivre : voilà ce que propose «L'Art de la simplicité». Inspiré des philosophies orientales, très dans l'air du temps, ce livre a tout pour devenir LE manuel d'art de vivre des femmes des années 2000.

Installée au Japon depuis de longues années, Dominique Loreau est imprégnée par le mode de vie de son pays d'adoption. Un mode de vie qui repose sur le principe du «moins pour plus» appliqué à tous les domaines, qu'ils soient matériels (la maison, la mode, la beauté...) ou spirituels (le rapport entre le corps et l'esprit, le bien-être mental).

De l'art de vous sentir bien chez vous à celui de vous sentir bien en vous, elle transpose ces préceptes à l'usage des femmes occidentales et leur donne tous les conseils (très concrets) pour faire de la simplicité leur seconde nature.

Toutes les astuces pour ne plus céder aux achats compulsifs que vous n'utiliserez ou ne porterez jamais... et n'en être que plus élégante. Tous les trucs pour ne plus se ruiner en produits de soins inefficaces... et ne se sentir que plus belle, mieux dans sa peau. Toutes les approches qui permettent de se sentir bien dans son corps et dans sa tête : mieux avec soi-même, donc mieux avec les autres.

Entre essai et guide pratique, réflexion et solutions concrètes, ce livre se révèle un antidote efficace aux tromperies de la société de consommation.Simplifier sa vie, c'est l'enrichir, contrairement à ce que prône notre société de consommation. Découvrez un mode de vie zen, directement issu de l'art de vivre japonais, reposant sur le principe du " moins pour plus ",appliqué à tous les domaines, du matériel au spirituel.

Essayez : épurez votre intérieur, videz vos armoires, abandonnez vos achats compulsifs, apprenez à manger plus frugal, prenez soin de votre corps et donc de votre esprit... L'élégance, le bien-être et le mieux-vivre à l'usage des femmes occidentales, telles sont les promesses de cet ouvrage inspiré des philosophies orientales.

L'Art de la simplicité appréhende toutes les approches pour se sentir en harmonie avec soi-même et, par conséquent, avec les autres : vivre zen, telle est la clé de l'équilibre et du bonheur.

Biographie de l'auteur
Installée au Japon depuis 23 ans, Dominique Loreau s'est imprégnée du mode de vie de son pays d'adoption. Elle propose des séminaires a ceux qui veulent simplifier leur vie.

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Admin le Jeu 19 Oct 2006 - 18:26

aurielle a écrit:si je devais en garder un seul ça serait celui ci sans hésiter.
En effet, je m'y réfère très souvent, ce livre me fait du bien…
J'ai parfois rien qu'en lisant l'impression que le vide se fait déjà dans ma tête !
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Joël le Dim 22 Oct 2006 - 11:18

Depuis que j'ai lu ces notes je regarde mon garage et mon grenier d'un autre oeil. Il faut que je réfléchisse à ce dont je peux et doit me débarrasser. Le problème c'est que je suis d'un naturel conservateur (pour les objets)
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Dim 22 Oct 2006 - 14:38

Joël a écrit:Depuis que j'ai lu ces notes je regarde mon garage et mon grenier d'un autre oeil. Il faut que je réfléchisse à ce dont je peux et doit me débarrasser. Le problème c'est que je suis d'un naturel conservateur (pour les objets)

La sensation de bien être est importante encore plus quand tu as plusieurs objets qui ont la même utilité et que tu gardes seulement l'objet le plus utile, le plus beau et le plus fonctionnel.
Tu peux mettre dans un carton les objets pour lesquels tu n'es pas sûr et tu attends un an...Si tu en as pas eu besoin, il y a des chances que ça te donne une piste sur leur utilité réelle.
C'est la troisième fois que j'offre l'art de la simplicité à des personnes qui comptent pour moi, je le trouve vraiment magique

Pour les livres que j'ai lu mais qui ne me convienne plus je les offre, pareil pour les revues que je donne à mes copines ou pour la salle d'attente de ma kiné comme ça ça sert plusieurs fois. J'essaie de ne garder que certains livres mais entre les ustensiles de cuisine, les fringues, les livres, les chaussures et les cd y a vraiment du boulot.
Par contre pour les cd j'en ai peu, mais je crois effectivement que je vais adapter son conseil du grand classeur ça évitera que je perde tout et je garderais les boitiers vierges pour faire des calendriers de famille pour 2007 avec Gimp je crois...
Je suis déja en train de rêver au beau classeur que je souhaiterais et ce que je mettrais dedans.
Je commence vraiment à me prendre au jeu, pour des achats par exemple, j'ai jeté ma poêle en téflon rayée que je veux remplacer par celle d'ikea en fonte et je souhaite acheter les boucles d'oreilles en ambre de nature et découverte, mais je me laisse mariner, je savoure le plaisir de l'idée d'achat en le différents dans le temps. J'ai ces envies depuis juin peût être que je les prendrais avant la fin de l'année ou pas, d'autant plus que souvent les gens cherchent des idées de cadeau et du coup souvent on m'offre des choses que je souhaitais acheter.

Je sais que ma mère veut m'offrir un thermomètre sonde pour noêl pour gérer la thempérature de la pièce, je sais que ça lui fera plaisir de me l'offrir mais je suis pas sure que ça me convienne tant que cela, à cause des piles, bon j'ai encore du temps pour réfléchir.
Ma grand mère m'a appris qu'elle avait le larousse ménager, quand elle a su que le contenu m'intéressait elle m'a dit qu'elle me l'offrirait à noêl car elle ne l'utilisais plus, les cadeaux je trouve cela compliqué à gérer mais je crois que ma famille commence à comprendre ma démarche.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Admin le Dim 22 Oct 2006 - 15:43

aurielle a écrit:Le problème c'est que je suis d'un naturel conservateur (pour les objets)
Moi aussi, j'ai toujours peur de jeter les souvenirs etc…
Malgré tout, vendredi soir j'ai trié ma salle de bains comme jamais avec le seul mot d'ordre : tout ce qui sert pas, out !
Je me seuis rendur compte que malgré mon passage aux cosmétiques bios, plein de produits beurk bouffaient encore de la place sur mes étagères… pas possible de les finir, pas envie de les donner (convaincue que c'est pas bon, je serais pas honnête !), bref status-quo… qu'on pense ! Tout bazarder m'a fait un bien fou ! Very Happy
Attention, je suis lancée : vivement que j'applique ce traîtement de choc à toute la casba !

C'est la troisième fois que j'offre l'art de la simplicité à des personnes qui comptent pour moi, je le trouve vraiment magique
Je l'ai aussi offert à deux amies qui allaient pas fort… ça leur a fait très plaisir, puis un livre qui parle de vivre mieux et propose un univers de pensée que tu ne connais pas stimule la curiosité… et out la morosité ! Wink

Ma grand mère m'a appris qu'elle avait le larousse ménager, quand elle a su que le contenu m'intéressait elle m'a dit qu'elle me l'offrirait à noêl car elle ne l'utilisais plus
Ça c'est loin d'être un cadeau inutile : je l'ai acheté il y a peu, et c'est un des livres que je garderais, même si j'appliquais un tri radical à ma biblio !
Certaines planches imprimées en hélio (note : procédé d'impression jadis utilisé pour les reproductions d'art) ont des couleurs magnifiques !
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par calispera le Dim 22 Oct 2006 - 18:12

Ben tant que vous parlez de désencombrement. J'ai concocté un dossier là-dessus il y a plusieurs mois. Il a été réalisé sur base (par ordre d'importance dans le dossier) de mon expérience, de mes lectures et des témoignages sur le forum SV yahoo. Il se trouve sur le site Simple Pratique :

http://simplepratique.free.fr/dossiers/desencombrement/dossier_desencombrement.html

Comme aurielle a fait la demande d'articles dans un autre message, je vais peut-être commencer par aller mettre le sommaire et les deux premiers points de ce dossier dans la rubrique appropriée. C'est un peu long pour y mettre la totalité.

Profitez-en pour regarder les autres dossiers du site :
http://simplepratique.free.fr/index_dossiers.htm

Pour d'autres articles sur la simplicité volontaire, j'ai fait une petite sélection, ça vient, ça vient, mais pas tout à la fois Smile
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Dim 22 Oct 2006 - 18:37

merci beaucoup, il me semble que je l'ai déjà lu mais une piqûre de rappel me fera beaucoup de bien Embarassed

Ps: Eleanna et calispera je suis fan de SimplePratique et même si je déteste poster sur le newsgroup techniquement, parce que je ne sais pas comment configurer bien mon lecteur de news knode.J'adore lire les messages postés qui sont toujours très intéressants et en plus je suis très heureuse car il y a longtemps la plupart des documents étaient postés en .doc maintenant y a du html et des extensions en format lisibles pour tous et ce geste me fait extrêmement plaisir.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Sam 28 Oct 2006 - 10:01

à petit pas de bébé...
achat d'un classeur à cd et mis quasi tout dedans, il ne reste que mes cd indispensables que je n'ose pas abimer en pliant la pochette dans le classeur. Cela a horrifié mon ami qui m'a dit "moi j'aurais acheté un beau classeur que pour les cd précieux et pas le contraire..."il n'a pas tort, mais comme cela le moins important prend moins de place dans ma vie.
Je viens de faire un premier tri de l'armoire
-21 fringues et encore il en reste le double voire même le triple...j'en ai fais un album photo et j'ai demandé à ma soeur de choisir les vêtements qui lui plaisent, et je lui ai mis de côté une de mes paires de chaussure, qui s'abime à ne pas servir qui est légèrement trop grande, avec un talon trop haut pour moi, et que je ne remettrais surement pas tout de suite avec ma fracture de cheville.
c'est laborieux et pas facile de faire le tri mais je ressens un grand bien être...je pense que je ferais la même chose pour les ustensiles de cuisine, les cd et les livres. Chacun pourra se choisir quelque chose qui lui fait plaisir.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par calispera le Sam 28 Oct 2006 - 12:39

Pour en revenir au livre de Dominique Loreau.
Je l'ai commencé il y a plusieurs mois, et ne l'ai toujours pas terminé. Il me reste une quarantaine de page, mais je veux en terminer d'autres avant.

En fait, j'ai beaucoup apprécié pas mal de trucs dans ce livre. J'étais très critique au début car elle ne prône pas vraiment la simplicité volontaire. Cependant, au milieu de conseils de luxe, se trouvent des trésors de sagesse.

Je pense que ce livre est à conseiller à tous ceux qui tentent de faire de la simplicité volontaire. Mais j'aurais tendance à dire, pour les autres, non, ne le lisez pas.

Ce qui me gêne le plus dans certains conseils c'est :
- achetez l'hyper luxe, plutôt que de dire : achetez l'utile et la qualité. Par exemple, quand elle conseille d'aller au resto ou de boire du super bon champagne, elle ne mentionne pas le fait qu'on peut manger entre amis, à la bonne franquette, dans la convivialité etc. Ou quand elle propose de mettre un vase de fleurs à l'entrée du logement, j'ai du mal à imaginer qu'elle parle des fleurs des champs. Et pour ma part, la culture des fleurs pour la vente (surtout qu'elles voyagent la plupart du temps des milliers de km en avion pour nous parvenir), ça ne me paraît pas très compatible avec la sv. Pour moi cette simplicité qu'elle prône est tout de même ambiguë. Derrière sa recherche de beauté, de pureté, je soupçonne tout de même des "goûts de riches".
- achetez pour vous débarrasser d'autre chose, plutôt que de conseiller d'utiliser à fond tout ce qu'on a.
A ce sujet, je me demande si acheter un classeur pour des cd, n'est pas justement un réflexe très consommateur.

aurielle a écrit:à petit pas de bébé...
achat d'un classeur à cd et mis quasi tout dedans, il ne reste que mes cd indispensables que je n'ose pas abimer en pliant la pochette dans le classeur. Cela a horrifié mon ami qui m'a dit "moi j'aurais acheté un beau classeur que pour les cd précieux et pas le contraire..."il n'a pas tort, mais comme cela le moins important prend moins de place dans ma vie.

(Ce n'est pas un jugement, mais ça fait partie de ma réflexion, te vexe pas hein Aurélie). La simplicité volontaire ce n'est pas, selon moi, "faire table rase de tout ce qu'on a pour remplacer par peu de choses d'extrême qualité et beauté"
- ce qui m'a choqué le plus au début du livre c'est le fait qu'il soit adressé aux femmes et pas aux hommes, comme si nous n'étions pas tous humains. Et dans les conseils on voit du coup, des conseils de maquillage etc. Je me maquille très légèrement, mais il me paraît tout de même plus logique que la simplicité volontaire devrait mener à ne pas se maquiller du tout. Pourquoi chercher à paraître autre que ce qu'on est réellement. De plus ce livre est très cliché (pour reprendre un sujet d'ailleurs). Non seulement il n'est adressé qu'aux femmes, mais il les destine aux rôles traditionnels : cuisine, maquillage et soins du corps, ménage à fond la caisse etc. Cela retire pour moi pas mal de sa crédibilité. J'ai beau être une femme, j'ai horreur de me retrouver dans ce genre de clichés, et cherche à l'inverse à sortir de ceux dans lesquels je suis tout de même.

Bref, tout ce que je critique là est un gros bémol à mes yeux pour ce bouquin, duquel j'ai tout de même retiré énormément de bonnes choses. Mais ce bémol fait que j'ai du mal à vraiment le conseiller. J'ai l'impression que pour des gens qui ont tendance à consommer, il va les y encourager. Car en achetant peu pour remplacer beaucoup, on continue à acheter. Et acheter c'est justement le geste impulsif, qui est le premier en cause dans la simplicité volontaire.

Vous n'avez pas perçu ces aspects contradictoires?
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par calispera le Sam 28 Oct 2006 - 12:40

Oups j'ai écrit Aurélie dans le précédent message. Sorry Aurielle. le ferai plus Wink
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Sam 28 Oct 2006 - 12:54

calispera a écrit:Oups j'ai écrit Aurélie dans le précédent message. Sorry Aurielle. le ferai plus Wink
merci Mr Green
Je suis d'accord avec ces contradictions pour le classeur à cd je pense que c'est plutôt un entredeux entre donner et garder. Je reviens plus tard pour éditer le message
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Admin le Sam 28 Oct 2006 - 15:47

calispera a écrit:Vous n'avez pas perçu ces aspects contradictoires?
Je ne l'ai pas compris de la même façon que toi !

Quand elle pale de luxe, et qu'il vaut mieux préférer un bel objet à une ribambelle de babioles, ça me parle ! C'est sûr elle ne fait pas de la SV version décroissance, mais version « bobo », l'avantage de ce livre c'est qu'il parle même aux couches très aisées, celles qui ont peut-être le plus de mal à prendre du recul avec leur consommation…
Les conseils de cuisine (ligne), beauté me sont très précieux, et je n'ai rein contre un livre qui s'adresse aux femmes, ça évite aux hommes de se retrouver à lire des chapitres entiers qui ne les intéresseront pas ! L choix de son huile de beauté, par exemple… J'ai adopté le brossage corporel (tu me diras, ça, c'est mixte !)…
Bref, je le conseillerais quand même à une amie ! Mr Green
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L'art de la simplcité suite de la discussion sur le livre

Message par calispera le Lun 30 Oct 2006 - 19:53

J'avoue être un peu perdue là.
J'ai préparé une réponse à un message en rapport avec le livre "l'art de la simplicité". Cependant je n'ai plus retrouvé la discussion qui a eu lieu à ce sujet. Je n'ai pas voulu aller polluer le seul message qui présente le livre, puisque tous les messages qui précèdent celui-ci ont disparu, ou alors c'est moi qui ne suis plus capable de m'y retrouver dans le forum?
Je préfère donc venir mettre ce message dans le bar, plutôt que de faire une bourde.

je recopie donc le dernier message de Cassandre à ce sujet, pour pouvoir y répondre juste en dessous.


Je ne l'ai pas compris de la même façon que toi !

Quand elle pale de luxe, et qu'il vaut mieux préférer un bel objet à une ribambelle de babioles, ça me parle ! C'est sûr elle ne fait pas de la SV version décroissance, mais version « bobo », l'avantage de ce livre c'est qu'il parle même aux couches très aisées, celles qui ont peut-être le plus de mal à prendre du recul avec leur consommation…
Les conseils de cuisine (ligne), beauté me sont très précieux, et je n'ai rein contre un livre qui s'adresse aux femmes, ça évite aux hommes de se retrouver à lire des chapitres entiers qui ne les intéresseront pas ! L choix de son huile de beauté, par exemple… J'ai adopté le brossage corporel (tu me diras, ça, c'est mixte !)…
Bref, je le conseillerais quand même à une amie

Etonnant, en effet. Pour moi je vois justement que ça encourage les bobos à le rester. Cultiver le goût du luxe est en opposition avec la simplicité volontaire. Et simplicité volontaire et décroissance ont presque tout à voir ensemble, étant le miroir individuel et collectif d'une même démarche. Et pourtant je considère que la simplicité volontaire est justement un chemin plus destiné aux gens aisés, car je considère tout simplement que les gens qui ont peu pour vivre font de la simplicité involontaire, et que de toute façon, s'ils ont du mal à nouer les deux bout, ce n'est pas à eux à faire un effort mais bien à ceux qui justement ont le luxe de pouvoir se le permettre.

Et en ce qui concerne le côté féminin. Si elle avait parlé de grossesse, d'accouchement, d'alternatives aux tampons et bandes hygiéniques, je comprendrais. Mais pour moi, le ménage, la cuisine, les soins du corps sont des choses qui concernent tout le monde, (moi aussi j'ai adopté la brosse Wink ) et les destiner rien qu'aux femmes n'est pas ok à mes yeux, (même si je sais que dans la pratique on en est encore là) mais en plus donner une couleur féminine à ces tâches et occupations, c'est maintenir la femme dans la soumission, et l'homme dans le machisme. Et dans le même cadre, ne parler que de ça et pas de toutes les autres activités de la vie courante, est très réducteur. Dire aux femmes : votre rôle c'est de vous faire belles, (ou alternativement de faire le ménage et à manger pour les autres) c'est vraiment les repositionner dans leur rôle soumis, femme objet, femme potiche, femme au service de... etc. Or on a déjà tant de mal à en sortir de ce rôle.

Et puis je trouve ça injuste vis-à-vis des hommes de donner de très bons conseils, et de les exclures de l'auditoire Wink Reparler de ce livre m'a amenée hier à en lire une vingtaine de pages supplémentaires (j'arrive au bout), et j'étais choquée à chaque fois qu'elle s'adresse aux lectrices au féminin. C'est franchement vexant pour les hommes. Cela peut paraître un détail, mais c'est le symptôme de toute une mentalité aliénée encore bien présente dans nos esprits occidentaux.

Je parie que si elle avait écrit un bouquin sur les hommes elle aurait parlé de "sortir les poubelles", faire le jardinage, les gros travaux de bricolage, le sport (foot de préférence Wink ) et l'ordinateur.

Ok ok, je ne veux pas taper trop sur le clou par rapport au livre (j'estime qu'il en vaut la peine à environ 80%). C'est mon penchant féministe qui se réveille. Pour moi si on veut améliorer la cause de la femme (faire évoluer les mentalités et diminuer les injustices faites aux femmes) ils ne faut pas s'en prendre aux hommes, et encore moins les traiter comme certains nous traitent ou nous ont traitées, il faut, en tant que femmes, arrêter de reproduire les schémas qui nous soumettent, et pour cela devenir conscients (tant les hommes que les femmes) de ces schémas. Donc quand une femme publie un bouquin qui a tendance à recréer des schémas réducteurs pour les femmes, il ne faut pas le taire, ou du moins il faut pointer du doigt là où ça coince. Car je suis persuadée que les plus grandes responsables dans les injustices faites aux femmes, ce sont les femmes elles-mêmes. Car jusqu'à preuve du contraire, ce sont encore toujours elles (en majorité) qui éduquent les futurs hommes et les futures femmes Wink
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Lun 30 Oct 2006 - 21:45

L'huile d'avocat j'ai essayé mais finalement ce n'est pas celle que je préfère, l'huile d'amande douce ou aux noyaux d'abricots me conviennent mieux. Je pense que celle à l'avocat doit être parfaite sur les peaux matures ou très sèches. Cassandre as tu essayé la serviette japonaise pour ton brossage?

Pour les cd cela restera mon classeur de transition, j'ai beaucoup de cdrom de distribution linux et avant de faire des déco avec les vieux cd et leur emballage, ça sera plus simple pour moi d'avoir un premier tri.

Aujourd'hui ça a été premier tri de livres, avec cartons de livres à offrir et confection de petits blocs notes avec des feuilles de pub non sollicitées ....

Je vais finir par l'avoir mon appart rangé! :loveit:
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Calispera, je crois que je vais te choquer...j'ai plein de bouquin sur comment entretenir une maison, avec pleins de clichés machos et le larousse ménager que je souhaite ne vas pas être mieux. Je suis ravie que ce soit un livre pour les femmes je trouve que cela manque. Les livres sur la femme au travail ou la femme avec enfant me gênent, et ne m'intéressent pas. Je pense que j'associe enfant au boulot donc ....


D'un côté j'achète aussi des manuels destinés aux hommes...bien machos ça me permet d'acquérir des savoirs faires. study
Peût être qu'avec l'expérience cela me gênera je ne sais pas encore. Je vais méditer ta phrase sur les femmes qui éduquent en majorité les petits d'hommes. Je me sens particulièrement concernée...
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Admin le Mar 31 Oct 2006 - 0:24

calispera a écrit:Et en ce qui concerne le côté féminin. Si elle avait parlé de grossesse, d'accouchement, d'alternatives aux tampons et bandes hygiéniques, je comprendrais.
A nopus de le faire ici, je pense que ça nous intéressera toutes (et cetains tous, curieux !) Wink

Je comprends ton ressenti, c'est vrai que c'est dur de s'extraire des clichés… en même yemps, plus je comprends ma féminité, plus je me sens concernée par un lien très mystérieux par ces « choses de filles ». Cela dit, c'est moi qui bricole à la maison, et monsieur qui cuisine… c'est peut-être parce que je ne ressens pas dans ma vie courante de raison de lutter pour le féminisme, déjà bien acquiq pour moi, que ça ne m'a pas choquée… En revannche je resterai titilleuse sur plein de sujets !

Tenez, les filles, à propos, si vous voulez bien vous énerver, matez ça :
http://img110.imageshack.us/img110/8913/devoirsfemmeul0.jpg
C'est ce qu'on appreneait aux jeunes filles des années 60 « comment être une bonne épouse »
Calispera, tu vas a-do-rer ! C'est absolument infect ! Shocked
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Mar 31 Oct 2006 - 0:53

Cela m'a fait sourire, mais beaucoup moins quand j'ai lu manuel scolaire pour les femmes 1960. J'ai du mal à imaginer tout cela. Je demanderai à ma mère de me raconter si elle eu ce genre de manuel à l'école. Ce genre d'enseignement était-il pour les lycéennes? Effectivement il y a une différence entre être attentionné envers son mari et être réduite en esclavage
Je sens que la lecture du larousse ménager ne va pas être triste.... scratch
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Admin le Mar 31 Oct 2006 - 3:28

aurielle a écrit:Je sens que la lecture du larousse ménager ne va pas être triste.... scratch
Je ferais bien de m'y replonger…

Un truc qui m'avait tilté dans ce livre : quand tu l'auras, cheche « pétrole »
Tu en auras toutes les utilisations domestiques décrites, mais de là à imaginer que ça serve en priorité à rouler… oulàlà, on n'en était pas là ! Mr Green
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Mar 31 Oct 2006 - 18:36

Quelle version as tu je crois qu'il en existe deux ou trois?
Celle de ma grand mère n'est pas la plus ancienne elle doit dater de 1955 à peu près ...c'est mon grand père qui l'avait offert à ma grand mère. Personnellement autant je pense que ça doit être pratique et instructif comme bouquin autant je serais terriblement vexée si c'était mon ami qui me l'offrait. affraid
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Admin le Mar 31 Oct 2006 - 19:44

Ah ! J'ai la 1926 faut dire ! ¡a risque de pas être les mêmes choses !
(revue et corrigée en 55, ça doit changer…)
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par calispera le Mar 31 Oct 2006 - 22:26

Cassandre a écrit:
Tenez, les filles, à propos, si vous voulez bien vous énerver, matez ça :
http://img110.imageshack.us/img110/8913/devoirsfemmeul0.jpg
C'est ce qu'on appreneait aux jeunes filles des années 60 « comment être une bonne épouse »
Calispera, tu vas a-do-rer ! C'est absolument infect ! Shocked

Je ne suis pas très étonnée étant donnée que je suis née en 1961. Les mentalités que j'ai connues lors de mon enfance n'étaient pas extrêmes à ce point, mais pas si loin tout de même.

Un exemple : ma mère, ma soeur et moi, à l'époque de mon adolescence, nous battions dans des discussions sans fin avec mon père qui décrétait la supériorité de l'homme sur la femme, et son devoir d'obéissance dans le couple. Il était le "chef de ménage" et cela ne se discutait pas. Nous n'avons pu clore cette discussin (et encore...) qu'en 1976 quand la loi belge a mis l'homme et la femme a égalité comme chefs de ménage. Pendant des dizaines d'années j'ai tout de même continué à le croire en ce qui concerne l'inobjectivité des femmes, et le fait qu'elles sont victimes de leurs émotions. Je ne tiens pas à nier cela, mais j'ai appris à voir que les hommes le sont tout autant (inobjectifs et victimes de leurs émotions) mais d'une autre manière bien souvent, ce qui me permet de relativiser à présent : nous sommes simplement tous humains.

Cela dit, se battre "contre" une mentalité, c'est la meilleure manière de la soutenir (un peu comme le principe du château de cartes). Si l'on veut changer les choses, c'est en créant, en inventant des alternatives. Alors on ne fonctionnera plus comme le château de cartes mais comme les vases communiquants. Plus on mettra de force dans les alternatives, plus le bain de ce qui est néfaste, se videra.

Et puis, dernière remarque (pour aujourd'hui? Wink )

Tenez, les filles, à propos, si vous voulez bien vous énerver, matez ça :
Je n'arrive plus à me taire quand j'entends l'expression "les filles", surtout dite par des femmes.

Savez-vous qu'une fille est une enfant du genre féminin ou une prostituée (allez voir au dico si vous ne me croyez pas). Le mot "fille" n'etait pas utilisé si souvent auparavant.
On peut comprendre que jusqu'à 20-25 ans, on garde entre soi l'expression "fille" car pas encore habituée à être des femmes. C'est un peu comme le vouvoiement. A l'adolescence on se demande pourquoi certains adultes, certains professeurs nous donne du "vous", et 10 ans plus tard on s'offusque d'être tutoyé.

Pour le mot "fille" je voudrais simplement faire remarquer, qu'inconsciemment, en persévérant à utiliser ce mot pour des femmes adultes, on véhicule (dans l'inconscient collectif) l'idée que la femme est forcément plus enfant que l'homme (pas aussi mature ou développée), ou qu'elle ne mérite pas un certain respect (lisez "salope" en filigrane).

Dans le même genre on a "mademoiselle". Pour être Monsieur, il suffit d'être né garçon et d'avoir grandi. Pour être Madame, il faut de surcroît se faire passer la bague au doigt, voire avoir des enfants. Comme si l'état de femme n'etait pas automatique. Et puis, ces messieurs qui vous poseront la question insidieuse, soi-disant par politesse : "mademoiselle ou madame?". Des réponses tout aussi perverses : "oui", ou "comme vous voudrez damoiseau" Wink


Accepter d'appeler les femmes ainsi, ou de se faire appeler ainsi, c'est accepter au bout du compte, avec l'accumulation de détails du genre, que la femme puisse gagner moins que l'homme, qu'elle n'ait que rarement accès à des postes de pouvoir (tant économiques que politiques), qu'elle soit battue, violée, méprisée, ou serve à la prostitution, tout simplement parce qu'elle est une femme. Car ces derniers faits, ne sont que la concrétisation des mentalités que nous ne faisons tous que persévérer à véhiculer, inconsciemment. Plus nous rendons cela conscient, plus nous serons capables de modifier la situation.

J'oserais même ajouter que si 68 est passé par là, c'est a priori très bien. Mais tout ce qui a été dit haut et fort, a forcé à faire passer la mysoginie, le machisme, l'irrespect, et pas mal d'injustices à un niveau nettement plus insidieux, sournoi etc., cf. l'exemple des "filles" presque généralement admis en France. J'avoue qu'en Belgique j'entends rarement parler de "filles" pour des femmes.

Cela dit, je dis ceci pour interpeller, par pour empêcher quiconque de parler ainsi. Il ne s'agit que d'une opinion, sous forme d'exemple.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Admin le Mer 1 Nov 2006 - 1:18

Waou ! Mon expression n'était que « réflexe », loin des débats Madame ou Mademoiselle !
J'aurais pu dire les nanas, les meufs, ou les gonzesses… aucune de ces expressions ne me choque, pas plus que d'appeler les hommes « les mecs », sachant qu'on est « mec » de 0 à 100 ans chez la gent masculine !

Au passage, mon chéri me confiait l'autre jour avoir été appelé « jeune homme » jusqu'environ 25 ans, un peu comme moi « mademoiselle », rigolo non ? On pense qu'on les appelle Monsieur super vite, en fait non ! Ils ont le même problème que nous !
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Mer 1 Nov 2006 - 15:35

Je confirme pour les 25 ans...pour moi ça oscille encore entre les deux Wink
Par contre là où je rejoins Calispera c'est lorsque le terme "les filles" est employé dans mon milieu professionnel de femmes. La connotation est alors vraiment forte...et là cela me blesse vraiment car c'est le travail des professionnelles de la petite enfance qui n'est pas reconnu.
Je crois que je suis complètement Hs du sujet initial Embarassed
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par LeLama le Sam 4 Nov 2006 - 19:06

calispera a écrit:
Savez-vous qu'une fille est une enfant du genre féminin ou une prostituée (allez voir au dico si vous ne me croyez pas).
...
Accepter d'appeler les femmes ainsi, ou de se faire appeler ainsi, c'est accepter au bout du compte, avec l'accumulation de détails du genre, que la femme puisse gagner moins que l'homme, qu'elle n'ait que rarement accès à des postes de pouvoir (tant économiques que politiques), qu'elle soit battue, violée, méprisée, ou serve à la prostitution, tout simplement parce qu'elle est une femme.
Salut Calispera,

Il y a des points avec lesquels je suis évidemment d'accord dans ton post : à travail égal, salaire égal, rejet de la hiérarchisation entre hommes et femmes (mais acceptation des différences).

Mais il y en un autre qui me chiffonne. C'est l'accès aux postes de pouvoir. Ce sont des postes occupés en général par des personnalités de combat. J'ai l'impression qu'on travaille tous les deux exactement dans un sens opposé sur ce point. Je fais de la politique en travaillant au partage du pouvoir, pour construire une société plus horizontale dans laquelle chacun accepte une forme de limitation pour laisser une place aux autres. Moins de compétition et davantage de coopération. Je suis donc un peu déçu quand je vois qu'en tant que féministe, tu considères l'accès aux postes de pouvoir comme une finalité. Est-ce que considérer le pouvoir comme une finalité n'est pas exactement accepter l'état d'esprit qui amène la domination des hommes sur les femmes, ou plus généralement des riches sur les pauvres, des forts sur les faibles ?
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par hermanye le Sam 4 Nov 2006 - 21:14

Bonsoir tout le monde,
Je viens de lire tout le contenu de ce forum. J'ai lu une bonne partie du livre "l'art de la simplicité" et j'avoue que si je ne l'ai pas fini, c'est parce qu'il m'a un peu agacée de par certains conseils que je trouvais éloignés de la SV (comme toi Calispera). En même temps, ce livre ne prétend pas traiter de la SV.
Pour autant, je lui ai trouvé un aspect très agréable : le fait de faire rimer simplicité avec bien-être et non avec morosité. Je ne vois plus mon désencombrement de la même façon depuis que j'ai lu ce livre (enfin une partie). Cela m'a aidé à mettre au placard certains bibelots (j'ai pas pu les jeter, ce sont des souvenirs de quand j'étais petite, plus tard peut-être ...). Je n'ai gardé que sur mes étagères que quelques jolis objets décoratifs. Ainsi, les livres que j'ai gardés en vue de passer l'agrégation de maths (d'ici 3/4 ans) n'avaient aucune raison d'encombrer une pleine étagère. Ils n'avaient aucun aspect esthétique. De plus il faut toujours les épousseter ! Alors je les ai rangés dans un coffre (que j'avais vidé avant !!). Finalement, après avoir beaucoup jeté / donné/ vendu, je simplifie ma chambre en déplaçant les objets et en les réorganisant. Cela me permet au moins de simplifier le ménage !!
Voilà. Je pense que je devrais essayer de relire ce livre pour en retirer le plus d'idées possibles, sans tenir compte de ce qui ne me plait pas.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par calispera le Dim 5 Nov 2006 - 19:26

Salut LeLama,

LeLama a écrit:
calispera a écrit:
Savez-vous qu'une fille est une enfant du genre féminin ou une prostituée (allez voir au dico si vous ne me croyez pas).
...
Accepter d'appeler les femmes ainsi, ou de se faire appeler ainsi, c'est accepter au bout du compte, avec l'accumulation de détails du genre, que la femme puisse gagner moins que l'homme, qu'elle n'ait que rarement accès à des postes de pouvoir (tant économiques que politiques), qu'elle soit battue, violée, méprisée, ou serve à la prostitution, tout simplement parce qu'elle est une femme.
Salut Calispera,

Il y a des points avec lesquels je suis évidemment d'accord dans ton post : à travail égal, salaire égal, rejet de la hiérarchisation entre hommes et femmes (mais acceptation des différences).

Mais il y en un autre qui me chiffonne. C'est l'accès aux postes de pouvoir. Ce sont des postes occupés en général par des personnalités de combat. J'ai l'impression qu'on travaille tous les deux exactement dans un sens opposé sur ce point. Je fais de la politique en travaillant au partage du pouvoir, pour construire une société plus horizontale dans laquelle chacun accepte une forme de limitation pour laisser une place aux autres. Moins de compétition et davantage de coopération. Je suis donc un peu déçu quand je vois qu'en tant que féministe, tu considères l'accès aux postes de pouvoir comme une finalité. Est-ce que considérer le pouvoir comme une finalité n'est pas exactement accepter l'état d'esprit qui amène la domination des hommes sur les femmes, ou plus généralement des riches sur les pauvres, des forts sur les faibles ?

Je comprends ton point de vue. Je ne fais pas de politique au sens strict du terme. Et donc ce que je donne là sont plus des exemples très parlant dans notre société actuelle, sans défendre un autre mode de fonctionnement que celui en cours (dans le message du moins). Et je parle des symptômes les plus flagrants. Ton message me fait réfléchir. Je ne pense pas avoir jamais désiré de société avec gros pouvoir hiérarchique et autoritaire et prôner que la femme ait une place importante dans cette structure hiérarichique.

S'il y a peut-être une différence de points de vue entre nous, mais ce n'est pas certain, c'est que je ne suis pas contre la délégation de pouvoir, et la structure hiréarchique dans une société.
Je me suis intéressée à l'anarchie il n'y a pas si longtemps, tant en lisant sur le sujet (je n'ai pas lu toute la littérature), que en parlant avec des gens défendant les idées anarchistes. Et j'en ai conclu que leur démarche ne m'intéressait pas trop. Ils dénoncent quelque chose qui en effet foire complètement dans la société, j'en conviens. Mais je découpe la réalité différemment. Pour moi si le pouvoir autoritaire et non fondé sur des compétences ou la démocratie, doit disparaître, je pense qu'il est indispensable de pouvoir reconnaître le pouvoir à certaines personnes dans la société pour la faire fonctionner. Et je te rejoins pour favoriser les mentalités à encourager la coopération et laisser de côté la compétition.
Disons que mon message n'avait pas du tout pris cette dimension en compte.

Il est vrai que si l'on approfondi plus dans le domaine du pouvoir, il y a beaucoup à en dire. Mon approche à ce niveau est nettement plus psychologique. Le pouvoir autoritaire, ou arbitraire, me paraît très nuisible. Mais l'éradiquer tout bonnement ne me paraît pas la solution non plus. Car le problème n'est pas tant la présence de pouvoir en soi, mais les abus de pouvoir, et le fait de conférer du pouvoir à des gens qui n'ont pas la capacité de le gérer, ou encore de conférer trop de pouvoir à la fois. Lorsque qu'on refuse la présence de pouvoir dans un groupe, une communauté, un structure, on ouvre tout simplement la porte à tout ce qui est pouvoir insidieux. On est dans le règne de la manipulation, des non-dits, et de tous les processus non conscients qui fonctionnent dans la dynamique de groupe (je ne suis pas spécialiste en ce domaine, mais il m'intéresse fortement). Et c'est encore bien pire.

De plus, on peut aussi considérer que le mot "pouvoir" recouvre différentes réalités, parfois assez opposées. Il y a le pouvoir de celui qui commande, un point c'est tout (ce que j'appelle le pouvoir autoritaire et arbitraire (modèle de la société dont on devra sortir)), et puis cet autre pouvoir, qui implique une capacité d'écoute, de nuance, de tenir compte de tous, de tout, pour prendre les décisions les plus appropriées. Ce pouvoir là exige beaucoup d'habileté, d'humanité, et n'exige pas d'être seul à le détenir.
Notre société vient d'un modèle très autoritaire : le père, le roi, le général, le professeur, le directeur. Bien sûr que je ne désire pas une société similaire avec égalité du père et de la mère, du roi et de la reine, du général et de la générale etc.
Cependant en dénonçant cette pathologie de l'autorité, et le fait qu'elle soit détenue par les hommes et rien que par eux, je mets le doigt sur le fait que le pouvoir ait tourné à l'autoritaire et à l'arbitraire, justement parce qu'il n'est détenu que par un genre. Si la société était menée dans l'ensemble par une toute grande majorité de femmes, il est probable qu'il ne s'agirait pas de pouvoir autoritaire et arbitraire, mais d'un pouvoir différent, tout aussi néfaste.

Et dans le cadre actuel, même là ou le pouvoir est partagé : conseil de sécurité de l'ONU, conseils d'administration des entreprises, et toutes les structures où ne figurent pas une seule personne chapeautant le tout; les femmes ne sont pas représentées, ou si peu. C'est de cela aussi que je parlais. (En disant cela je ne suis pas en train de dire que j'approuve le fonctionnement de l'ONU, des grosses multinationales etc.)

Et avec cela je n'ai pas parlé d'une troisième forme de pouvoir. Le pouvoir personnel, celui qui influence l'autre, qui est lié à une forme de savoir, de générosité, de force intérieure, de grand respect, et d'acceptation, et qui n'a plus rien à voir avec la hiérarchie, mais peut influencer de manière importante le mode de fonctionnement des groupes.
Pour moi c'est ce pouvoir là qui pourra faire changer les choses autour de nous à tous les niveaux, et il est finalement assez loin de l'engagement politique classique (celui lié aux partis politiques) et n'est lié à aucun des deux genres en particulier. Et la simplicité volontaire n'est pas du tout étrangère à cette forme de pouvoir.

Bon je vais m'arrêter là. Sinon j'écrirai un livre (comme d'hab pour ceux qui me connaissent Wink)

Je ne prétends pas dire une vérité, pas non plus "ma vérité", je dis juste ce que je pense pour le moment Wink Et ça ne cesse d'évoluer.

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par LeLama le Dim 5 Nov 2006 - 21:50


Cependant en dénonçant cette pathologie de l'autorité, et le fait qu'elle soit détenue par les hommes et rien que par eux, je mets le doigt sur le fait que le pouvoir ait tourné à l'autoritaire et à l'arbitraire, justement parce qu'il n'est détenu que par un genre. Si la société était menée dans l'ensemble par une toute grande majorité de femmes, il est probable qu'il ne s'agirait pas de pouvoir autoritaire et arbitraire, mais d'un pouvoir différent, tout aussi néfaste.
Bonsoir Claire,
Formulé comme cela, je suis tout à fait d'accord avec le féminisme Twisted Evil Je me retrouve dans ce que tu dis, les deux côtés de la pièce sont nécessaires à l'équilibre. Il y a différence sans hiérarchie et les deux aspects se complètent.

Le féminisme qui me déplait, c'est celui qui nie la différence entre les hommes et les femmes. Pour moi, c'est la forme de domination des femmes la plus insidieuse. Celle qui conduit les femmes à ne pouvoir se croire l'égal des hommes que lorsqu'elles auront adopté des comportements masculins.

Y'a le Tao-Te-King qui parle très bien de la complémentarité entre le masculin et le féminin.


Et avec cela je n'ai pas parlé d'une troisième forme de pouvoir. Le pouvoir personnel, celui qui influence l'autre, qui est lié à une forme de savoir, de générosité, de force intérieure, de grand respect, et d'acceptation, et qui n'a plus rien à voir avec la hiérarchie, mais peut influencer de manière importante le mode de fonctionnement des groupes.
Pour moi c'est ce pouvoir là qui pourra faire changer les choses autour de nous à tous les niveaux, et il est finalement assez loin de l'engagement politique classique (celui lié aux partis politiques) et n'est lié à aucun des deux genres en particulier. Et la simplicité volontaire n'est pas du tout étrangère à cette forme de pouvoir.
Je comprends bien cette problématique. Je fais de la politique parce que je ralais trop, et j'ai voulu un moment participer pour éviter de devenir un vieux raleur. Mais j'ai conscience aussi que le plus efficace est d'avoir une vie personnelle qui convainque par l'exemple. On touche moins de gens, mais on les touche davantage en profondeur. Et je suis convaincu que si un jour les rapports humains changent, ce sera parce que les gens auront changé. Il ne faut pas rêver à une structure idéale qui résoudra les problèmes. Les changements viendront de nous Rolling Eyes

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par calispera le Mar 7 Nov 2006 - 23:02

Bonjour Laurent,

Formulé comme cela, je suis tout à fait d'accord avec le féminisme. Le féminisme qui me déplait, c'est celui qui nie la différence entre les hommes et les femmes. Pour moi, c'est la forme de domination des femmes la plus insidieuse. Celle qui conduit les femmes à ne pouvoir se croire l'égal des hommes que lorsqu'elles auront adopté des comportements masculins.

Grosse erreur en effet. Ca donne le cas Thatcher par exemple Wink (et la chanson de Renaud qui n'est pas mal non plus Wink bien que pas forcément fidèle à la réalité)
Je pense que c'est une réaction assez naturelle d'adopter le même comportement que ceux dont on veut prendre le pouvoir Wink (ou de ceux dont on ne veut plus dépendre) et ce n'est pas si insidieux que ça, plutôt primitif selon moi. Cela dit, je pense qu'il faut une sacrée dose d'évolution pour parvenir à ne plus dépendre d'un pouvoir autoritaire, sans être amené à utiliser le rapport de force, et on n'en est pas encore là, ni pour les femmes, ni pour les hommes.


A ce sujet, un bouquin qui fait réfléchir : "Le tigre et l'araignée", écrit par Olivier Clerc, chez Jouvence.
http://www.editions-jouvence.com/editions-jouvence/default.cfm?template=fr/ouvrages/fiche.cfm&stateon=3&NoFichJOUV=K0379
Ce livre ne traîte pas véritablement de pouvoir, mais de violence (c'est souvent lié). Et il explique la tendance masculine à utiliser la violence agressive, et celle féminine à utiliser la violence insidieuse, manipulatrice. Il fait toutefois la différence entre "tendance masculine" et tendance des hommes, et pareil pour les femmes.


Beaucoup de gens disent qu'il faudrait amener les hommes à mieux connaître et développer leur part féminine (l'inverse ne serait pas mauvais non plus selon moi). Le tout est de prendre le côté positif de la tendance. Pour la femme j'imagine que ça pourraît être d'être plus directe, plus franche (moins insidieuse), et pour l'homme, d'augmenter la vie intérieure (et éviter l'autoritarisme ou l'agressivité). (A ce stade, ce sont mes préjugés ou croyances que j'exprime).

Et j'ajouterai que j'ai de plus en plus de mal au niveau de mes convictions, à faire entrer les hommes dans un carcan masculin, et les femmes dans un carcan féminin. Dans le passé, j'avais plutôt pas mal de comportements aussi masculins. J'ai développé depuis des côté plus féminins, ou en tout cas différents, et aussi certains côtés plus masculins (je suis plus franche et moins soumise, quoique... encore du boulot à faire Wink )
En fait, si l'on devait situer chaque homme et chaque femme sur une ligne donnant la taille du comportement masculin en parallèle et inversément proportionnellement à la taille du comportement féminin.


très
masculin
très
féminin

I________________________________________I______________________________________I

ni l'un
ni l'autre


(j'espère que mon essai de mini graphique rendra quelque chose une fois dans le forum ... c'est aussi fonction de la définition de l'écran de chacun)

Il y aurait plus d'hommes du côté masculin, et plus de femmes du côté féminin, mais on retrouverait sûrement 25 à 40% des femmes, dans la moitié plus masculine et 25 à 40 % des hommes dans la moitié féminine. Il existe un tendance générale, mais au niveau particulier, c'est plus alléatoire. Cela veut dire que certaines femmes fonctionnent plus comme des hommes, et certains hommes fonctionnent plus comme des femmes. Avec aussi le fait que dans certains domaines on fonctionne plus comme l'autre genre, et dans d'autre on correspond plus à la "norme".

Y'a le Tao-Te-King qui parle très bien de la complémentarité entre le masculin et le féminin.

J'ignore encore ces théories-là.

Citation:

Et avec cela je n'ai pas parlé d'une troisième forme de pouvoir. Le pouvoir personnel, celui qui influence l'autre, qui est lié à une forme de savoir, de générosité, de force intérieure, de grand respect, et d'acceptation, et qui n'a plus rien à voir avec la hiérarchie, mais peut influencer de manière importante le mode de fonctionnement des groupes.
Pour moi c'est ce pouvoir là qui pourra faire changer les choses autour de nous à tous les niveaux, et il est finalement assez loin de l'engagement politique classique (celui lié aux partis politiques) et n'est lié à aucun des deux genres en particulier. Et la simplicité volontaire n'est pas du tout étrangère à cette forme de pouvoir.


Je comprends bien cette problématique. Je fais de la politique parce que je ralais trop, et j'ai voulu un moment participer pour éviter de devenir un vieux raleur.
Pour ma part, plus je m'engage dans la simplicité volontaire, plus je m'éloigne du penchant militant ou politique. J'ai rencontré pas mal de gens voulant faire de la simplicité volontaire, en cherchant avant tout d'aller l'enseigner ailleurs, ou d'interpeller le monde politique (local ou plus général), au point finalement d'en oublier +/- de faire de la simplicité volontaire, excepté dans les mots. Je pense de plus en plus que par rapport à la simplicité volontaire (pas hors de ce contexte), il s'agit d'une fuite que de vouloir militer ou faire du politique (dans le sens de politique d'opposition). Car par cette voie, on évacue le chemin personnel que l'on peut faire, en tentant de dire ce qu'il faudrait faire ailleurs. Car si on fait ce chemin, vraiment, l'envie de bouger politiquement disparaît progressivement car elle fait moins sens. Euh, je nuance : bouger politiquement dans le sens : s'opposer, dénoncer, manifester, faire des pétitions etc. Je ne parle pas de la politique qui participe activement en étant élu ou en aidant les élus, ni des initiatives alternatives communautaires ou à plus large échelle, bien que je ne me sente pas trop attirée par ce côté-là (j'y viendrai peut-être plus tard).

Mais j'ai conscience aussi que le plus efficace est d'avoir une vie personnelle qui convainque par l'exemple. On touche moins de gens, mais on les touche davantage en profondeur. Et je suis convaincu que si un jour les rapports humains changent, ce sera parce que les gens auront changé. Il ne faut pas rêver à une structure idéale qui résoudra les problèmes. Les changements viendront de nous

Oui, et je voudrais ajouter deux choses à ce sujet.

Tout d'abord, citer mon site où se trouve le texte d'un projet en train de mûrir. (Aurielle qui désirait le connaître, le voici - je ne voulais pas le donner hors contexte, et l'occasion se présente donc ici.)
www.sechangersoi.be
J'ai écrit un bouquin à ce sujet et l'ai envoyé à deux éditeurs qui l'ont refusé. A présent j'ai pris conscience de deux choses.
Je ne tiens pas à me mettre sous l'autorité d'un éditeur pour publier mon livre : je le mettrai sur le net, et si un éditeur me propose de publier, alors ce sera à réévaluer.
D'autre part, le fait d'avoir été refusée (l'un des éditeurs a pris la peine, personnellement de me donner des arguments) m'a permis de me rendre compte (malgré que je ne trouvais pas les arguments vraiment valables) que mon bouquin n'est pas cohérent. Et cela transparaît aussi au travers du texte sur le site :
je dénonce et m'oppose à une situation dans la première moitié du texte et du livre, pour prôner dans la deuxième moitié, d'être positif, de ne pas s'opposer, de chercher les solutions plutôt que de s'attarder sur le problème. Bref, la première partie du projet semble superflue (c'est un peu comme si je continuais à vouloir convaincre et militer, alors qu'au départ je dis que ce n'est pas le cas). Et j'aurais intérêt à aller plus loin dans la deuxième partie, mais c'est moi-même qui dois mûrir pour cela. J'y retravaillerai donc bientôt, et ne sais pas quand je déciderai de le publier.

Et l'autre chose en rapport au fait que les situations changent quand les gens changent, c'est la légende du centième singe. On en retrouve une version sur le site :
http://altermonde-levillage.nuxit.net/article.php3?id_article=511
Elle me rend très optimiste. Que la réalité de cette légende soit mise en doute ne me gêne pas. Les commentaires qui suivent le texte sur le forum (en particulier celui de Edmond Tessier le 28/2/2004) relativisent le côté miraculeux, mais ne nient pas une partie importante du phénomène décrit.
Rupert Sheldrake, biologiste britannique, travaille sur ce sujet et d'autres sujets proches (les champs morphogénétiques), et a écrit plusieurs livres dans le domaine (j'en ai lu un : le septième sens). S'il y a des Bruxellois sur le forum : il donnera une conférence (traduite), le 14 novembre prochain à l'UCL en Woluwe.

Tiens, est-ce que j'aurais fait long encore une fois? Wink

Claire
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par LeLama le Mer 8 Nov 2006 - 21:22

calispera a écrit:
Tiens, est-ce que j'aurais fait long encore une fois? Wink
Non, non, pas du tout Very Happy:
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par LeLama le Mer 8 Nov 2006 - 21:39

calispera a écrit:
Y'a le Tao-Te-King qui parle très bien de la complémentarité entre le masculin et le féminin.

J'ignore encore ces théories-là.
Ce ne sont pas des théories. Le Tao-Te-King est plus ou moins le livre fondateur du taoïsme. C'est un recueil de 80 poemes environs, très courts, qui parle souvent de l'union des contraires et de la Voie qu'il faut suivre dans la vie. Pour ceux qui cherchent des regles simples, s'abstenir Evil or Very Mad C'est très suggestif et pas explicite. Voila par exemple un des textes:

Celui qui est fidèle au grand oeuvre,
Le monde vient à lui.
S'il vient ainsi et n'en éprouve aucun mal,
Il trouve paix et équilibre.

Musique et nourriture
Arretent celui qui passe,
Mais la voie qui traverse la bouche
Est sans saveur.

Elle ne peut être vue,
Elle ne peut être entendue,
Pourtant elle s'avère inépuisable.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Loup Agile le Dim 19 Nov 2006 - 12:17

Cassandre a écrit:Tout bazarder m'a fait un bien fou ! Very Happy
J'ai eu la même sensation. C'est une excellente thérapie Cool

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Joël le Sam 30 Déc 2006 - 19:11

Je crois que je l'ai déjà dit...

Hé oui, je suis en pleine réflexion sur l'art du vide. Je ne suis pas encore passé à l'acte mais ça ne va pas tarder...
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par magali le Sam 30 Déc 2006 - 22:54

Aaaaaahhhhh moi aussi j'essaye de faire le vide... chaque année j'y arrive un peu plus mais bon, la tradition paternelle est au "je garde tout", c'est dur dur Laughing

Mais c'est clair que c'est très jouissif. :loveit:

Bises
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par mirza le Dim 31 Déc 2006 - 10:34

Bon. Je viens de lire ce fil + quantité de liens qui sont donnés dessus + de liens à partir de liens... comme qui dirait que ça me travaille, non?

Du coup, moi qui avais deux choses à faire en tête pour demain, je vais les faire tout à fait dans cet esprit de désencombrement (même si c'est pas forcément a priori de ça qu'il s'agit, en tout cas pas de désencombrement "physique"):

1/ Dans l'un des textes ils conseillent de "Commence(r) la nouvelle année en intégrant un nouvel aspect de simplicité volontaire à votre vie
(recyclage, compostage, groupe d’achat, troc, agriculture soutenue par la communauté, etc.).
", alors je vais faire ça, en arrêtant de fumer. C'est vrai quoi, fumer ça encombre l'esprit, on est tout le temps en train de s'organiser en fonction de ça (en tout cas quand on est fumeur comme je le suis). Donc, je commence par me désencombrer de ça. En plus, ça me fera gagner aussi quelques sous, donc un peu plus de calme financier, ce qui ne sera pas du luxe en ce moment...

2/ Ça fait un moment (pour ne pas dire des années) que je louche sur ma pile de vêtements en pensant que vraiment, trop c'est trop. Oui mais d'une part, 90 à 95% de mes fringues de ces dernières années ne viennent pas de moi, mais m'ont été offertes ou données sans que je les aie demandées... et puis d'autre part, c'est un peu comme si j'avais une double vie: je peux difficilement m'habiller avec les vieilles locques toutes pourries que je traine depuis 10 ans pour faire le jardin, rester à la maison ou aller crapahuter, quand je vais donner des cours à la fac ! Donc double ration de fringues. Mais je n'arrive pas à m'en défaire, c'est vraiment difficile. Même les vieux trucs mal coupés, troués, tachés, ils sont tellement confortables pour se caler dans le fauteuil au coin du poele et bouquiner !
Bref. Comme je n'arrive pas à faire ça, je vais m'attaquer à autre chose en attendant (et si ça se trouve ça va m'aider au reste en définitive): je vais le tri de la paperasse qui nous encombre. Jeter au feu les vieux papiers qui ne nous srviront plus (genre les assurances de mes premières bagnoles, les relevés de mon compe en banque fermé depuis 10 ans...), trier le reste et le ranger correctement, et faire une pile des derniers papiers à traiter (genre factures), lesquels ne devront pas dépasser 10 documents, ouf, dur-dur... mais j'y arriverai ! Je tiens le bon bout !

On n'en est pas encore à l'art du vide, mais c'est la première pierre ! Smile
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Joël le Lun 1 Jan 2007 - 18:24

On n'en est pas encore à l'art du vide, mais c'est la première pierre !
Il faut commencer quelque part... Pour ce qui est d'arrèter de fumer, c'est une bonne décision... dans mon cas ce fut une tache de longue haleine, une dizaine d'années pour réussir définitivement... du moins j'espère après 10 ans sans clope. C'est vrai que c'est un sacré désencombrement du cerveau, mais pas au début malheureusement.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par mirza le Lun 1 Jan 2007 - 19:15

Oui c'est difficile, et le plus dur, dans mon cas en tout cas, c'est d'accepter de passer "de l'autre côté du miroir": accepter de ne plus faire partie des "fumeurs", ces êtres étranges qui trouvent toujours un moment pour sortir au calme dans les fêtes de famille, qui font connaissance en s'échangeant feuilles et briquets au coin des bâtiments, qui se mettent à papoter entre eux sur le quai de la gare pendant la pause-clope de 5mn entre deux séries de 2h de train... voilà, le plus dur c'est de me dire que dorénavant, je ne devrai plus compter sur ces occasions-là pour faire des connaissances. Déjà que j'avais du mal ! Wink

Mais c'est bien pour le côté désencombrement de l'esprit que je tiens à le faire: j'en ai vraiment marre d'être "consciente" que je suis une fumeuse, tout au long de la journée. Un exemple, l'un des plus pathétiques que j'aie connu récemment. Il nous reste une télé, qu'on a finalement déballée pour regarder des DVD qu'on loue à la médaithèque du village. On l'a mise dans la chambre parce que dans le salon ça serait trop gros et trop moche. Alors des fois, le soir, on va s'installer dans la chambre pour regarder un film. Oui mais... fumer dans la chambre c'est pas chouette parce que quand-même ça pue. Alors, avant d'aller regarder le film, pouf on fume une clope, en sachant bien que ça sera la dernière avant un moment, et on ne a pas voir le film sans avoir, consciencieusement, fumé notre clope.

Ou alors le matin de ma soutenance de thèse, tiens. Le truc qui m'angoissait le plus, c'était pas la soutenance, c'était pas l'installation de la salle, non non: c'était de trouver comment j'allais faire pour fumer une clope juste avant de commencer parce que sinon ça allait me stresser... (bon finalement j'ai dû faire sans et j'ai su m'en passer sans même y penser, mais j'aurais jamais cru)

En ce moment il y a des heures entières, des fois la moitié de l'après-midi, que je peux passer sans même penser à fumer: quelle légèreté soudain ! Alors je voudrais ça, tout le temps. Voilà pourquoi je veux arrêter. Heu pardon: voilà pourquoi j'arrête. Smile
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par hermanye le Mer 3 Jan 2007 - 22:09

Bon courage Mirza ! Je suis sûre que tu vas y arriver.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par joe.chip le Jeu 4 Jan 2007 - 16:03

J'ai arrèté de fumer d'un jour à l'autre, sans aucune aide, après avoir fumé quotidiennement pendant 15 ans. Je n'ai pas trouvé ça si difficile. Je n'ai vraiment pas envie de re-fumer.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par mirza le Jeu 4 Jan 2007 - 19:12

joie, tu n'as pas eu cette étrange impression de changer de groupe, d'un coup, quand tu as arrêté? (c'est con hein, ben oui mais on s'refait pas)
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par joe.chip le Jeu 4 Jan 2007 - 20:18

les sensations que j'ai eues c'est une libération et un grand apétit.
à part ça, je n'ai pas eu la sentation d'être membre d'un groupe .
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Admin le Jeu 4 Jan 2007 - 23:07

joe.chip a écrit:et un grand apétit.
Ça ça fait ch…, si en plus t'es déjà sur les nerfs à cause de l'arrêt du tabac, alors s'astreindre à un régime en plus ! Shocked
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par mirza le Ven 5 Jan 2007 - 10:55

Ah oui non, moi ça m'arrange carrément l'apétit. Et puis c'est vrai: je mange comme 4 en ce moment Smile
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par calispera le Ven 5 Jan 2007 - 13:51

bizarre, je suis venue mettre le message qui suit il y a une heure environ, et il n'apparaît pas : je le recopie :

J'ai arrêté de fumer en 1995 après un essai raté un an auparavant. Aussi, du jour au lendemain. Au préalable, j'avais déjà arrêté 10 ans. Comme quoi....
J'ai donc décidé de ne plus jamais dire que je ne fumerais plus jamais, en espérant de ce fait rester toujours attentive à ne pas retomber dedans. En fait, le dernier essai a été nettement moins dur, donc j'ai persévéré. Un truc qui m'a beaucoup aidé c'est les encouragements autour de moi. Les gens au quotidien qui venaient au boulot, et me félicitaient de ne pas avoir repris, ou qui s'intéressait tout simplement au sujet "arrêt de cigarette" : plus on en parle, plus on se sent impliqué. Et puis je me sentais physiquement directement beaucoup mieux.

mirza à joe.chip a écrit:joie, tu n'as pas eu cette étrange impression de changer de groupe, d'un coup, quand tu as arrêté? (c'est con hein, ben oui mais on s'refait pas)

Des années avant (pendant les 10 ans où je ne fumais pas), j'ai eu le commentaire d'une amie qui fumait, quand je lui ai demandé d'aller fumer sur la terrasse en disant que d'autres gens de mon entourage n'accepteraient jamais cela. Elle m'a fait remarquer que si je ne fumais pas et exprimais ma gêne face à la fumée, je devrais choisir mes amis parmi les non fumeurs. Sur le moment, j'ai trouvé son commentaire un peu fort de café.
Mais elle n'avait pas tout à fait tort. Par la suite je me suis vraiment rendu compte que je préférais me passer de voir certaines personnes si elles m'obligeaient à supporter leur fumée. La fumée me gêne vraiment beaucoup par période, au point de me donner mal de tête. Mais quand je la supporte, j'ai nettement plus de mal à supporter le côté narguant de certains fumeurs. C'est plutôt à ce niveau-là que je choisirais des amis non fumeurs.

A présent, beaucoup moins de gens fument, surtout dans certains milieux, et les mentalités ont pas mal changé. Il y a surtout eu un basculement l'an dernier(en Belgique), à partir du moment où il est devenu interdit de fumer sur le lieu de travail. Ce ne sont plus les anti-tabacs qui sont mal vus, mais les fumeurs. Et le plus amusant, c'est qu'ils le comprennent pour la plupart. J'ai remarqué tout de même, en côtoyant des gens de l'horeca, que ce milieu-là reste totalement imperméable aux changements de mentalités concernant le tabac. Finalement, les sorteurs sont les fumeurs. Et d'une certaine manière, les gens qui ne supportent pas la fumée de cigarette sont de ce fait exclus de pas mal de lieux de sorties. Cela va probablement aussi changer vu que les restos sont devenus non fumeurs en Belgique, et qu'il est probable qu'on n'en reste pas là.

Bon, ça c'était mes observations. Maintenant une hypothèse : c'est peut-être du préjugé pur, peut-être pas.
J'ai l'impression que pas mal de fumeurs (surtout les plus férus) sont en général des gens moins soucieux des autres. Il y a l'effet drogue bien sûr. Et tous les fumeurs ne sont pas ainsi. Mais j'ai tant rencontré de fumeurs justement, qui avaient la mentalité : "après moi les mouches", pour la fumée, mais aussi pour beaucoup d'autres choses (être bruyant en public, arriver en retard systématiquement, quitter un endroit en laissant souillé, et ces choses-là).
Arrêter de fumer, c'est arrêter, le geste, la pollution et la drogue, mais je pense que c'est aussi souvent une étape d'évolution sociale pour certaines personnes. Je ne sais pas si c'est le fait qu'on soit prêt à être plus soucieux des autres qui aide à arrêter, ou si c'est le fait d'arrêter qui mène à la prise de conscience. Mais j'ai vraiment tendance à penser que parmi les fumeurs, il y a nettement plus de gens pas très soucieux des autres.

Mirza, tu le dis clairement : dans les cafés ce sont finalement les non-fumeurs qui suivent les fumeurs à l'extérieur afin de poursuivre la conversation.
Cela dit, je suis d'accord avec toi, c'est sympa les arrêts cigarettes dans les gares. Mais rien n'empêche de suivre les fumeurs dehors, pour aller se dérouiller les jambes et prendre l'air.

En tout cas, tiens bon, ça n'a que des avantages. Le seul inconvénient c'est la difficulté d'arrêter dans les premières heures, puis légèrement moins forte les jours qui suivent, et nettement plus supportable dans les semaines qui suivent.
Si on ne te l'a pas dit : sois attentive : l'envie forte de fumée est une envie qui dure à peine quelques secondes, quand on le sait, on peut nettement mieux la contrôler, attendre que ça passe, et puis oublier. Elle peut revenir encore longtemps après, mais c'est toujours extrêmement bref. Et plus le temps passe, moins cela survient, mais cela peut encore venir des années après l'arrêt (en plus faible tout de même), tout à coup, après 3 années sans y penser par exemple.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par Joël le Ven 5 Jan 2007 - 15:04

Ah oui non, moi ça m'arrange carrément l'apétit. Et puis c'est vrai: je mange comme 4 en ce moment Smile

Eh oui, tu devrais peut-être mettre les rayures dans l'autre sens... ça mincit Twisted Evil

J'ai l'impression que pas mal de fumeurs sont en général des gens moins soucieux des autres

Les fumeurs plus individualistes... je ne généraliserais pas, je connais des conducteurs de 4x4 qui méprisent l'humanité, l'avenir de la planète et qui sont non fumeurs car ils veulent faire ch... leur congénères le plus longtemps possible. Laughing
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par joe.chip le Ven 5 Jan 2007 - 15:53

Ça ça fait ch…, si en plus t'es déjà sur les nerfs à cause de l'arrêt du tabac, alors s'astreindre à un régime en plus !

J'ai été sur les nerfs pendant deux jours et j'ai réussi à évacuer en marchant et en dansant.

Quant à l'apétit, pas besoin de régime. Je pense que je mangeais trop peu quand j'étais fumeur, et maintenant j'ai plus l'impression de manger correctement, selon mes besoins et mes envies.

C'est vrai que les encouragements sont très importants !
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par loulie le Sam 6 Jan 2007 - 16:30

Lâchez pas les gârs !!!!!

( ah ben zut de crotte j'ai raté ma citation de joe.chip... ça disait "les encouragements c'est important... pis en plusse nous v'là en début de page... de kessé qui se raconte déjà icitte ?)

Ben, moi, le vide, ça serait plutôt dans ma tête, parce que pour faire simple en faisant tout soi-même faut ben être super équipée ...non ? alors si je bazarde mes affaires, ça sera le jour où je prendrai la route avec un baluchon...

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par aurielle le Sam 6 Jan 2007 - 20:11

Je vous envoie du courage aussi Wink
Je suis non fumeuse, mais ça me fait plaisir de voir que lorsque l'on va au resto à 15-20 personnes, les fumeurs s'éclipsent quelques minutes pour ne pas nous enfumer et je trouve cela super sympa.
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par mirza le Dim 7 Jan 2007 - 9:36

loulie a écrit:Lâchez pas les gârs !!!!!
Merci merci Smile

aurielle a écrit:Je suis non fumeuse, mais ça me fait plaisir de voir que lorsque l'on va au resto à 15-20 personnes, les fumeurs s'éclipsent quelques minutes pour ne pas nous enfumer et je trouve cela super sympa.
Ces dernières années, je faisais même plus: pendant ce genre de réunions je ne fumais même pas - du tout. Une clope finale à la sortie du resto, c'est tout. C'était même pas difficile. Alors que pourtant, je suis une "grosse fumeuse" (pardon: j'étais...), mais chacun vit cette addiction vraiment différemment, c'est une histoire entre soi et soi-même.

Bon. La semaine dernière quand j'ai dit que j'arrêtais j'avais un paquet tout neuf, alors je l'ai doucement fini depuis: il m'a duré une semaine au lieu de trois jours, ce qui tout de même est plutôt pas mal. Là tout de suite présetement je suis en train de fumer l'utlime clope du paquet, il n'y en a plus dedans, c'est donc la fin de la fin. Je n'arrivais pas à me résoudre ni à jeter ce paquet plein, ni à le donner (et puis je n'ai vu personne depuis une semaine), encore moins à le laisser trainer chez moi sans y toucher. Maintenant je n'en ai plus, plus, plus ! C'est donc fini. Ouf.

J'ai tendance à me dire, dans mes accès de "pas envie de faire l'effort d'arrêter", que c'est bête parce qu'au lieu de me libérer l'esprit ça va plutôt me l'encombrer toutes les fois où j'aurai envie de fumer mais qu'en plus je ne pourrai pas satisfaire ce besoin... mais dans mes moments de "de toute façon ça ne sert à rien de fumer" je me dis que c'est bête, je n'y penserai certaiement pas plus que quand je fumais, mais par contre je me libérerai du fait de le faire !

Bon allez hop, écrasée... fini ! Yes !!!!
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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par loulie le Dim 7 Jan 2007 - 15:55

mirza chère... de toute manière tu te l'encombres déjà l,esprit en t'imaginant tes angoisses de l'avenir... chouette chérie va !

BRAVO ! fini...tiens le coup et si ça dérape, tu lâches tout, tu ne retiens rien, tu écris un mot de 43 pages à une amie, ou tu sors tes peintures, ou tu pars courrir, tu mets du rock n'roll et tu danses...
je suis passée par là... je suis une fumeuse qui ne fume pas..!

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Re: « J'ai testé l'art du vide »

Message par joe.chip le Lun 8 Jan 2007 - 11:29

tu mets du rock n'roll et tu danses...
C'est précisémént ce que j'ai fait les deux premiers jours quand j'étais sur les nerfs !

Courage mirza ! Tu as fait le bon choix !

loulie, c'est quoi "une fumeuse qui ne fume pas" ?
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joe.chip

Date d'inscription : 23/10/2006

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