Questions sur l'école

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Re: Questions sur l'école

Message par slcamille le Mer 16 Nov 2011 - 14:59

Rappel du premier message :

dites moi, je suis curieuse: a partir de quelle classe vos enfants ont commencé a avoir une tonne de devoirs?
parce que mon beau fils est en ce1, et franchement, il n'est pas débordé.
tant mieux me direz vous, dans un sens, mais dans un autre, je constate que ses bases ne sont pas acquises, et qu'il a du mal a faire un lien entre une leçon sur le verbe, et ce qu'il lit par exemple....
ce1, c'est que le début me direz vous, mais moi, ce dont j'ai peur, c'est qu'il tombe sur un instit moins cool que sa maitresse en ce2, qui d'un coup leur demande de rentrer purement dans ce rythme leçon, exercices, par cœur, blablabla.
j'ai peur qu'il tombe un peu des nues, le pauvre petit gars, et que du coup, la, il soit dégouté...

slcamille

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Re: Questions sur l'école

Message par Ayn le Ven 30 Déc 2011 - 12:51

louise élie a écrit:Salut ayn ... je compatis avec les difficultés que tu as rencontrées, que ton fils a vécu, ( j'en ai vu des vertes et des pas mûres aussi, gérées et réglées autrement ) mais je ne suis pas tellement d'accord avec ta vision.

Je pose ces questions ; pourquoi, dès le moment où un enfant est ''différent'' faudrait-il le mettre en traitement spécial, sous la gouverne de programmes bien cadrés, bien délimités ?
Comment se fait-il que la réaction courante des parents quand on enfant ne rentre pas dans les cases est de chercher à le faire entrer dans une case ?

Pourquoi cette différence est-elle aussitôt perçue comme un problème ? Parce que ça complique la vie des parents ?
Donc, est-ce pour se faciliter la vie qu'un parent s'en remet aux autorités soi disant compétentes ? Compétentes à quoi ?

Il existe un risque à faire un choix alternatif,
il existe un risque à garder son enfant à la maison, lui accorder du temps, pour le comprendre, pour l'apaiser si le contexte social l'angoisse, et trouver une solution qui LUI convienne, pas dans l'objectif qu'il réussisse son avenir, juste pour qu'il se sente mieux avec lui-même et les autres dans le PRÉSENT, un jour à la fois.
il existe un risque d'opprobre généralisée, de devoir s,expliquer, de prendre la défense de son fils ou de sa fille face aux institutions,
..................
il existe surtout, selon moi, le beau risque de voir se développer dans SON harmonie, SON intégrité à lui, à elle, un être entier, autonome, créatif, un humain nouveau ? une jeune fille différente dans le beau et le bon sens du terme ?

.. il existe aussi, en se fiant aux interventions institutionnelles qui vont VOUS expliquer qui est votre enfant et ce qui doit être fait pour le faire entrer dans une case, de reporter à l'âge adulte un problème fondamental ...

On veut bien changer le monde, le sauver de la pollution, de la destruction de la biodiversité et de la qualité de l'air et de l'eau... je souhaite voir avant de mourir la même belle intention s'appliquer à l,enfance... à la Nature de l'Enfance.


Un enfant déjà ''cassé'' par le système, pourri d'artifices et de matériel choisira peut-être la facilité mais ça n'est pas une vérité universelle, loin de là... un enfant curieux, respecté dans sa personalité, son propre rythme, ses goûts, avec une discipline souple intelligente et sensible et adaptée à son âge, évoluant dans un milieu sobre, simple et le plus naturel possible choisira... ce qui lui semble intéressant et qui lui convient.
simplement, ça peut demander des efforts, et même des maux de tête aux parents, mais, c'est pas ça le rôle d'un parent ? ÊTRE de son mieux.

Un prof qui ''paraît'' sévère, ou cool, ben, effectivement, il ne fait que ''paraître'' !


Question de contexte social... qui ne demande pas aux gens en général, ni aux enfants, encore moins aux enseignants d'être eux-mêmes et de transmettre ce qu'ils sont, ce qu'ils connaissent véritablement de la vie et des sciences etc... on leur demande, exige, de produire des futurs adultes performants dans une société déjà formatée...

Un enfant de 8 -11 ans est tout autant objectif qu'un adulte de 87 !
Il a l'objectivité propre à son âge, à condition évidemment que le contexte soit lui-même ''objectif'' ! inclus les adultes en face de lui...

krishnamurti, oui... écoles Brundlandt, Steiner, Montessori aussi ... et... relax sur la pression mise sur les enfants... une journée de temps en temps sans mettre les pieds à l'école ça fait du bien, voire une semaine ! et ça développe le sens de l'autonomie, de l'indépendance.

Le problème de fond quand il est question des enfants et de l'enfance est toujours le même au sein des sociétés organisées... les Hommes ont des attentes, des voeux, des désirs, des poids à assumer ! qu'ils font porter sur les épaules de leur descendance !

Maintenant, ceci dit, je ne suis pas complètement inconsciente que certains, mais rares, très rares jeunes personalités peuvent être impossibles à vivre...
j'en ai connu dans les groupes d'enfants que j'ai ''fréquentés'' ...
mais, ils sont des exceptions, alors que maintenant, ce que je constate c'est que les enfats dits à problème sont en hausse constante ! Exemple...les suivis psy et les prescriptions pour enfants d'anxyolitiques, de rital*n , et d'anti-dépresseurs en forte augmentation dans les pays occidentaux et ceux en voie d'occidentalisation ...

La société qui découlera de cette ''domination'' du monde adulte sur l,enfance de l,espèce est évidente, la même que celle de la domination de l'industrie sur la Nature ...on peut déjà le constater, comme l'a fait remarquer dempsey ...des êtres cassés et casés, productifs, performants, avec des émotions conformes, ou bien... malades ? une collectivité de moins en moins solidaire, des êtres de plus en plus solitaires et angoissés .



La répartition harmonieuse et équilibrée est certes une loi universelle.... mais, en matière de relations humaines, elle s'applique, se pratique au mieux lorsque les êtres sont eux-mêmes équilibrés et harmonieux ^_^

Ordre, méthode et persévérance ... en souplesse !
loulie

Je réponds à ce message sans avoir lu les autres réponses, à chaud, j'y reviendrai ensuite si besoin. Tu parles de mon fils mais tu n'imagine pas à quel point chez lui le refus des contraintes et des contrariétés est pathologique (au vrai sens du terme, et sous traitement médicamenteux).

Je veux dire par là qu'au delà des travers criticables de la société et de l'école, le le simple fait de vivre avec les autres est pour lui une contrainte et une souffrance car ça suppose d'être confronté à des contrariétés : s'adapter au fait que les autres ne partagent pas nécessairement ses opinions, ses envies, ses yeux, ne cèdent pas à ses désirs, peuvent avoir un rythme biologique différent (envie de dormir quand lui a envie de jouer ou mettre la musique à fond par exemple). quand je dis les autres ce sont aussi bien ses camarades d'école que nous ses parents ou ses soeurs ou d'autres membres de la famille ou même ceux qu'il considère comme ses amis. Je l'ai vu par le passé faire une méga crise à son anniversaire parce que les amis qu'il avait invités ne voulaient pas faire le même jeu que lui, ou aller s'isoler en laissant tomber ses amis, pour jouer dans son coin. Et ce ne sont que des détails sans gravité à coté des réactions violentes qu'il peut avoir parfois face à une petite contrariété.

Et si je parle du problème de la persévérance, c'est parce que je l'ai vu piquer une crise de nerf en ratant un dessin, refuser de remonter sur son vélo pendant des mois après une petite chute sans conséquence quand il apprenait sans roulettes, et d'autres trucs du même style, parce qu'il ne supporte pas de ne pas réussir du premier coup, et d'être face à un échec (ou semi-échec, ou perçu comme un échec par lui-même, car souvent ce n'est qu'une étape intermédiaire dans une progression). Il joue du violon depuis l'âge de 6 ans, à sa demande (il a commencé à en parler à 3 ans), il refuse d'arrêter quand je lui propose car ça nous coûte une fortune, mais il peut passer 2 semaines sans toucher à son violon, progresse très lentement, malgré une évidente disposition, il est doué mais refuse le coté travail et répétition jusqu'à aboutir à un résultat. Il rêve de jouer comme son prof, a une excellente oreille et ne fait pratiquement aucune fausse note, mais pique une crise si ça grince un tout petit peu ou s'il s'est trompé en déchiffrant.

Il rêve de vivre seul sur une île déserte pour qu'on lui fiche la paix, qu'il ne soit pas confronté aux autres ni aux contraintes. Et la déscolarisation dans son cas ne ferait que l'enfermer encore plus et le rendre encore plus associal au lieu de lui donner une chance de savoir vivre avec les autres. Il sera toujours libre de partir élever des moutons sur un haut plateau ou traverser la mer en solitaire quand il sera adulte, je ne l'en empêcherai pas. Mais mon rôle de mère est de faire qu'il puisse un minimum vivre avec ceux qui l'entourent, à commencer avec nous ses parents, ses soeurs, le reste de la famille, nos amis, nos voisins. Parce que moi je n'ai pas envie d'aller m'enterrer au fin fond du monde et de subir ses caprices et ses envies pour ne surtout pas le contrarier. J'ai aussi ma vie et mes envies.

Imagines toi seulement que je pousse ton raisonnement jusqu'au bout : le travail = contrainte imposée par la société, les règles de même, mettons que tout ça ne soit pas indispensable et utile. OK, je déteste les tâches ménagères, donc j'arrête de faire le ménage et je vis dans une crasse abominable. J'arrête de préparer les repas du soir quand je suis trop fatiguée et que je n'ai pas d'idée, et je ne nourris plus mes enfants ces soirs là. J'arrête de faire les lessives parce que ça me pèse de devoir étendre le linge, le dépendre, puis le trier par personne, puis ranger dans chacune des 5 armoires dans chacune des cases appropriées. Puis j'arrête de faire les courses parce que je déteste aller dans les magasins et que faire le marché sous la pluie et le vent glacé en hiver c'est pénible, mais comme je n'ai pas de vaches, de poules, de chèvres, et un minuscule jardin, nous n'auront plus grand chose à manger... Bref, je suis bien obligée de constater que pour vivre, sans même parler d'aller travailler à l'extérieur, je suis malgré tout obligée de me plier à des contraintes et de faire des choses que je considère comme du travail pénible et non gratifiant.

ça fait partie de la vie : il faut fournir un effort pour se lever le matin, fournir un effort pour faire le ménage, fournir un effort pour apprendre le moindre truc, et parfois en tirer une satisfaction (comme quand je jardine et que je récolte les fruits de mon travail, quand j'apprends à faire des yaourts ou de la lessive...) parfois pas (comme quand je fais le ménage et que la maison est à nouveau salie illico presto).

J'ai la chance d'adorer mon boulot, d'y trouver réellement du plaisir, de travailler à 7 km de mon domicile, à temps partiel, avec des horaires compatibles avec ceux de l'école, avec des collègues sympa, et même si parfois il y a des situations stressantes et si le directeur n'est pas un ange, je ne voudrais pour rien au monde perdre ce boulot pour passer mes journées seule avec mon fils en échange. j'ai passé 4 ans de ma vie à la maison avec lui suite à sa naissance : la première de mon propre choix, démissionnant d'un boulot loin et contraignant, à temps plein, pour lui consacrer du temps, la deuxième au chômage, les deux suivantes en reconversion professionnelle par correspondance. J'ai vraiment eu le sentiment de revivre en retournant travailler, même peu d'heures par semaine, mais sortir de chez moi et avec des rapports sociaux, voir d'autres personnes que mon fils et mon mari, discuter de pleins de choses à la pause déjeuner, sortir de la monotonie des corvées ménagères.

Alors je sais bien que ma réponse est en décallage avec le sujet de l'école, mais ce que je veux dire c'est que école ou pas, un enfant doit apprendre de ses parents qu'on ne peut pas survivre en se contentant de passer ses journées à s'amuser, et qu'il faut bien parfois se donner un peu de peine et faire des efforts pour vivre, pour apprendre, et même pour prendre du plaisir, que ce soit seul ou à plusieurs.

Je voudrais ajouter que si mon fils a effectivement cherché à apprendre à lire par lui-même dès 5 ans, à coté de ça il n'a jamais cherché à acquérir de lui-même les règles de grammaire (logique = encore des règles) et était dans le refus d'écrire, détestant le graphisme. Si vraiment nous l'avions laissé gérer ses apprentissages à son rythme et suivant ses envies et ses centres d'intérêt, je pense qu'à ce jour il en saurait long sur l'histoire, la géographie, les sciences, mais serait incapable d'écrire deux mots ni de faire une multiplication.

Ayn

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Re: Questions sur l'école

Message par bobine07 le Ven 30 Déc 2011 - 18:15

Je dois avoir le même à la maison Very Happy
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Re: Questions sur l'école

Message par Ayn le Ven 30 Déc 2011 - 20:56

à coté de ça, ma deuxième est capable de remplir deux cahiers de vacances en un été, et à 4-5 ans elle pouvait passer 1h à écrire et ré-écrire inlassablement son prénom jusqu'à la perfection, sans jamais s'énerver si elle se trompait. Question de tempérament. Elle pourrait suivre l'école par correspondance et être scolarisée à la maison sans soucis, ce serait un régal.

Pour réagir aux autres messages, je ne sais pas s'il y a une évolution génétique dans la forme d'intelligence des enfants, mais par contre il y a une évolution évidente dans l'éducation qu'ils recoivent, tant à la maison qu'à l'école, avec nettement moins de violence, notamment physique, moins de châtiments sévères, et je pense que les enfants d'il y a 50 ans dressés à coup de fessées, martinets, et enfermement à la cave n'avaient d'autre choix que de rentrer dans le rang, au prix de sacrifier une partie de leur âme, perdant au passage leur créativité et tout ce qui pouvait déranger les adultes. les plus récalcitrants finissaient en maison de correction. De plus ils avaient moins de temps de jeu, à moins d'être dans une famille riche. Les fils de paysans, d'artisans, d'ouvriers, de commerçant aidaient leurs parents au retour de l'école et travaillaient beaucoup et tôt. De nos jours, plus de coups de règles sur les doigts, et beaucoup plus de temps de jeu, une ouverture d'esprit des parents qui permet à de plus en plus d'enfants d'être inventifs, créatifs, et de développer diverses formes d'intelligences. Du coup, plus d'enfants se différencient les uns des autres et "sortent du moule".
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Re: Questions sur l'école

Message par pascale le Ven 30 Déc 2011 - 23:11

Bonjour Ayn,

il est évident que le cas de ton petit est fort different de ceux qui me sont proche.Et je n'ai pas d'arguments ou même de simple echange d'idée a te proposer,je ne connais pas cette forme de souffrance ou plutôt de révolte des enfants.
Par contre ton idée d'une plus grande liberté offerte aux enfants et qui leur permet de développer leur personnalité et leur créativité est aussi un élément a prendre en compte dans la façon nouvelle qu'ont les enfants d'aujourd'hui de découvrir et d'apprendre.
Mais je ne pense pas que le génome humain ai fait un bond,je pense qu'il s'agit seulement d'une adaptation à des conditions nouvelles de vie.

Quelle que soit l'argumentation ,nous arrivons encore à la même conclusion: le systéme actuel n'est pas adapté aux enfants en général et aux enfants différents en particulier.

Maintenant,remettons les pendules à l'heure,je n'ai pour toutes qualifications en la matiére que le fait d'avoir 4 loulous dont 2 sont en difficultés avec le systéme et dans mon entourage directe ils sont tout aussi nombreux a rencontrer ce genre de probléme.
Je ne pose aucun jugement et par mes interventions je cherche seulement des solutions pour mes petits et tant d'autres comme eux.
Pascale

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Re: Questions sur l'école

Message par Ayn le Dim 1 Jan 2012 - 14:17

Je te rejoins pleinement là dessus.

Ce qui est dommage c'est que des écoles comme Freinet, Montessori, ou Steiner, qui apportaient toutes certaines parties de réponses à des problèmes rencontrés, sont restées marginales, rares, et très onéreuses pour certaines. Pourtant, pour m'être penchée sur ces pédagogies (pour mon fils, pour essayer de trouver une structure qui lui convienne mieux), il y a vraiment une prise en compte de l'enfant dans sa globalité qu'on ne retrouve pas dans l'enseignement classique, et un réel soucis d'éducation non violente en parallèle des apprentissages scolaires.

Parce que même pour des enfants parfaitement adaptés à l'école (comme ma deuxième qui adore l'école), le problème de la violence sur la cour reste un soucis redondant. Pas nécessairement une grosse violence, mais plutôt du style subtile, cachée, une sorte de loi du plus fort et de harcellement qui échappe le plus souvent aux enseignants qui surveille la cour, et qui n'en prennent conscience que trop tard, et ne savent même pas comment résoudre ces soucis, faute de formation à la communication non violente et à la médiation dans leur cursus d'étude.
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Re: Questions sur l'école

Message par pascale le Lun 12 Mar 2012 - 12:23

Voilà,
nous sommes les 12 mars et les enseignantes ont gagné.
Les 2 à 3 heures quotidiennes de devoirs se résument pour l'ainé à un "travail insufisant à la maison,une aide extrascolaire est indispenssable" et pour le suivant ,il avait de grandes facilités d'apprentissage mais aujourd'hui il se dit incapable de faire des exercisses qu'il faisait déjà il y a 1 an (et avec plaisir).
Les cours de rattrappages et autres aides payantes sont peu envisageable pour l'instant (surtout avec des sorties non obligatoires mais indispensable à 500€ par enfants).
Insomnies,a cidité gastrique,crampes intestinales,cauchemards et j'en passe .
Voilà le quotidien de mes petits (et de bien d'autres de mon entourage) .
Leur école n'est ni pire ,ni meilleure que la généralité ,juste à l'image de notre belle société.
Je suis en colére et cherche des solutions mais sans les poches pleines y en a pas des masses,Juste faire partie des exclus d'un systéme de M.... qui commence a me courrir sur le haricot.
Une maman tés en colère.

pascale

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Re: Questions sur l'école

Message par Invité le Lun 12 Mar 2012 - 17:18

le problème de la violence sur la cour reste un soucis redondant. Pas nécessairement une grosse violence, mais plutôt du style subtile, cachée, une sorte de loi du plus fort et de harcellement qui échappe le plus souvent aux enseignants qui surveille la cour, et qui n'en prennent conscience que trop tard
Ayn > Au sujet du harcèlement... hier, j'écoutais france inter qui a parlé en long, en large et en travers du retour de l'uniforme à l'école. Et un des arguments "forts" étaient que les fringues / l'allure, le physique sont un des motifs principaux dans les harcèlements / agressions. J'ai trouvé ça... TERRIBLE... ne serait-ce pas mieux d'"enseigner" aux enfants que c'est vraiment moche de se moquer des autres, et qu'il n'y a pas que les apparences qui comptent dans la vie ? Parce qu'il ne faut pas se voiler la face, avec un uniforme, les harceleurs trouveront toujours un motif pour se moquer... si c'est pas les fringues, ça sera autre chose pale pale pale Bref, j'ai vraiment du mal avec cette logique...

Pascale > Ton message m'interpelle et je voudrais t'envoyer du soutien mais je ne comprends pas bien ce qui ne va pas et ton message me laisse confuse confused


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Re: Questions sur l'école

Message par Ayn le Lun 12 Mar 2012 - 18:09

Pascale, tu n'as pas la possibilité de changer tes enfants d'école, dans un périmètre géographique raisonnable ? Parce que là effectivement c'est l'impasse, et parfois un changement permet à l'enfant de repartir sur d'autres bases en reprenant confiance en lui, grâce à d'autres méthodes.

Parce que même si les écoles se ressemblent et appliquent grosso-modo les mêmes méthodes éducatives, il reste des différences subtiles liées à la personnalité de chaque enseignant, aux convictions de chaque directeur ou directrice, des affinités qui peuvent se tisser, et permettre à tel ou tel enfant de se sentir mieux ici que là.

En tout cas, vu ce que tu décris, ça me paraît encore plus important que quelque soutien scolaire que ce soit. Un enfant angoissé n'est pas en condition d'apprendre quoi que ce soit, son stress l'empêche d'assimiler la notion la plus basique.

C'est la période des portes ouvertes, profites-en pour voir ailleurs, visiter d'autres écoles, et réfléchir à une solution pour la rentrée prochaine.

Et puis une sortie obligatoire à 500€, c'est abérant, je n'ai jamais eu à débourser autant, même pour un voyage scolaire de 4 jours l'an dernier pour mon aîné. Raison de plus pour aller voir ailleurs.

EDIT : en relisant tes messages précédents, je voulais juste rajouter un truc : dernièrement nous avons eu un rendez-vous au CMP (centre médico psychologique) pour notre aîné. Il avait déjà été suivi dans un autre centre, mais là le rendez-vous était avec une nouvelle personne qui au vu de ce qu'on lui a raconté, de son historique, nous a proposé un bilan psychomoteur, car visiblement il semblerait que la rapidité de son fonctionnement cérébral créé un décalage avec son corps et la perception qu'il en a, d'où ses débordements émotionnels, et tout le reste. De plus il est ambidextre et semble mal latéralisé, ce qui pourrait aussi créer des difficultés d'apprentissage liées à une mauvaise représentation dans l'espace. J'ai trouvé son approche intéressante, et je pense que c'est peut-être aussi une piste à creuser de ton coté vu ce que tu décris de tes enfants.
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Re: Questions sur l'école

Message par LiliLune le Lun 12 Mar 2012 - 19:42

@ Pascale :

Un enseignant est payé pour enseigner et tout mettre en œuvre pour que les enfants réussissent. Proposer (ou plutôt imposer) une aide extrascolaire n'est pas une attitude professionnelle.

Peut-être que le professeur ne se rend pas compte de la charge de travail extra-scolaire... As-tu déjà eu une rencontre avec lui ?

Sinon, tu sembles aussi chercher un nouveau système d'enseignement. As-tu pensé à des écoles Freinet, Montessori ou Decroly ? Ils proposent une pédagogie différente.

Je sais que à Louvain-la-Neuve il y a une école Freinet, peut-être que près de Namur, on peut retrouver ce genre d'école.

Quoi qu'il en soit, une réunion avec le prof s'impose.

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Re: Questions sur l'école

Message par Ayn le Lun 12 Mar 2012 - 20:34

Et en France les écoles Freinet sont gratuites, pas comme les écoles Montessori ou Steiner qui sont très chères. Par contre c'est surtout qu'il n'y en a pas beaucoup, il faut vraiment avoir la chance d'habiter à coté.
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Re: Questions sur l'école

Message par pascale le Mar 13 Mar 2012 - 13:51

Magnierc,
Mes ainés sont dislexique profond pour l'un et hyperémotif ,hp et frôle l'autisme par certaines attitudes.
L'an dernier ils fréquentaient une petite école à classe unique où tous les types d'âges,origines sociales et capacités étaient mélangés.Bien que l'instit ai eu peu de temps les enfants avaient appris aapprendre seul et jouissaient d'une certaine autonomie doublée de la résponsabilité des autres plus faible et ou plus jeunes.Tous les enfants passaient l'examen inter-diocésin et les echecs étaient rare.
Aujourd'hui ils ont perdu confiance en eux et malgrés leurs efforts ils nes'adaptent pas(ou on ne leur en donne pas la possibilité) au systéme troditionnel des autres instit.

LiliLune,
las les école aux méthodes si "éveillée" sont toutes payantes et ou un rien trop loin pour nous.
Si financiérement je peux assumer une inscription je ne peux pas inscrire les 3 autres.Il est vrai que LLN est une vrai pépiniére de bonnes idées pour enfants aux aptitudes différentes.

Ayn,
tu n'imagine pas le temps que j'ai passé a lire et fouillé le net au sujet de ses écoles,c'est même comme ça que je suis arrivée ici.

En définitive j'ai choisi la fuite et oui mes enfants vont partir de là oùu ils sont.
Les discutions avec les instit et tous ces mots,lettres et petits papiers n'ont servi a rien.
Maintenant je suis consciente que je ne trouverai pas une école publique avec les possibilités d'une école à pédagogie différente.
A moins de la créer moi même.
Aprés tout pourquoi pas,qu'ai je à perdre?
Du temps? Il sera investi dans le bien être de mes enfants,l'argent c'est se qui fait défaut mais je trouverais bien une solutiona bricoler quitte à venir (encore )soliciter vos conseils.

Avec un brin de rage en moins,la maman en colére vous remercie de votre intéret.

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Re: Questions sur l'école

Message par Ayn le Mar 13 Mar 2012 - 15:33

Quelle solution as-tu trouvée ? Un autre établissement ? Privé catholique ? pédagogie alternative ? Pour quel budget ? Ou as-tu choisi la descolarisation ? l'école par correspondance ? Tiens nous au courant !

Sinon, à propos de ton enfant à haut potentiel intellectuel et limite autiste, a-t-il été diagnostiqué Asperger ? Connais-tu ce syndrome ? ça expliquerait pas mal de ses difficultés.
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Re: Questions sur l'école

Message par pascale le Mar 13 Mar 2012 - 18:47

Ayn

La solution actuelle est le changement d'établissement apres divers visites virtuelle et physique.
Pour le moment mon choix se porte sur une petite école de village à une dixaine de km de chez moi.
Le plus fragile de mes petit quittera l'école actuelle le plus vite possible et les autres suivrons selon les autorisations au plustard fin juin.
Cet établissement est dépendant de la Communauté Française (état) mais comme il est trés petit,la direction est celle d'un autre établissement qui leur laisse beaucoup de liberte.
J'ai pensé aussi à la descolarisation mais je ne me sent pas capable d'une telle entreprise,pas seule en tout cas et autour de moi personne n'est tenté par un partage de temps d'instruction.
Pour le syndrome Asperger,je voisbien mon petit bonhomme entrer dans cette case là et je pense que par soucis de ne pas me frousser les psy,pedopsy,logo,etc me sortent beaucoup de phrases avec descriptions desymptomes,possibilités de ..mais ne nous arretont pas aux mots,les enfants sont si surprenant et patati et patata .Je n'aime pas le monde medical qui catalogue chacun et fait aussi preuve d'hypocrisie quelques fois.
Mais l'idée d'ouvrir une école différente me tenaille et j'essaie ,je cherche,le chemin est trés long et les obstacles légion,malgrés tout je pense que c'est possible.(évidemment,je n'ai pas les capacités intellectuelles pour y arriver seule mais je suis une emmerdeuse finie et à force de soliciter de l'aide et des renseignements partout quelques regards se portent sur moi et entrainent des personnes plus competantes dans l'aventure)
Et voilà,encore un message fleuve plein de fautes d'orthographe et grammaire.
Mais faut dire que ça fait du bien vider son coeur et de recevoir des conseils avisés et désinteressés.

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Re: Questions sur l'école

Message par Ayn le Mar 13 Mar 2012 - 19:02

Je suis de tout coeur avec toi !

Je pense que ton choix est judicieux : tes enfants ont connu une petite école de village et se sentiront bien de retrouver l'ambiance d'une petite école de village à nouveau.

Bon courage pour tes petits bouts et tous tes projets !

Et pour les fautes, t'en fais pas, chacun fait ce qu'il peut avec ses ressources, et l'essentiel sont nos efforts et notre envie d'avancer.
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Re: Questions sur l'école

Message par LiliLune le Mar 13 Mar 2012 - 19:07

Quand tu parles de dyslexie, c'est à quelle échelle (un peu, ou très fort) ? Et quand tu parles d'autisme, c'est à quelle échelle ?

Je sais que les parents n'aiment pas les descriptions médicales, mais parfois, il est bon d'avoir un diagnostic afin d'orienter au mieux son enfant.

Si tes enfants sont des caractéristiques dyslexiques ou autistiques, vaut mieux éviter les enseignements de pédagogie nouvelle, qui ne sont pas assez structurés pour répondre à cette demande. La petite école de village, dans la mesure où les enseignants montrent de l'amour du métier, peut être une chouette solution.

Selon le degré de difficulté qu'ont tes enfants (à nouveau, je parle dans le vide, je ne sais pas quel est le degré de difficulté ils ont), un enseignement traditionnel accompagné par un maître spécialisé pourra peut-être aider l'instituteur/trice à mieux comprendre les difficultés de tes enfants.

Quel âge ont-ils ? Comment se fait-il qu'ils aient changé d'école ?

J'espère pouvoir t'aider. Si tu veux,on peut continuer à en parler en MP. Smile

Aline
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Re: Questions sur l'école

Message par pascale le Jeu 15 Mar 2012 - 10:23

Merci de tes encourragements Ayn

LiliLune,
l'ainé est dis un peu tout,il ne reconnait pas les r et les lettres dansent devant ses yeux ,ce probléme lui demande 3 fois plus de temps pour recopier les textes au tableau,il a suivi 4 ans de logopedie (ce qui lui a permis de structurer son travail,mais cela lui demande quand même plus de temps que les autres et il est donc trés lent aux yeux de ses instits).
Pour mon deuxiéme ,la vie l'a trés maltraité ,avant même sa naissance ila encaissé bien des choses,mais ça c'est une autre histoire.Il vie dans un autre monde parfois et bien qu'ayant l'air absent il absorbe tout comme une éponge,si la situation,le jeu ou le cours lui plaît(c'est mal choisi comme terme,c'est plus le stimule ou attise ses envies je sais pas comment dire)il sort de son état "pause" et assimile,englouti,échange,digére,restitue,recompose et en redemande,il n'en perd pas une miette et en veux plus.Si l'envie d'apprendre plus n'est pas satisfaite,il retourne dans son monde.
Toutes les formes de souffrances l'enferment dans son mon
de il y a quelques années,il avait beaucoup de mal a sortir de cet état,aujourd'hui il y va plus pour se protéger ou pour attendre.
Certains jours sont des éblouissements d'autres sont des cauchemards.
Je ne suis pas trés claire,mais je ne peux m'empécher d'écrire avec mes émotions et avec le manques de structure qui font de moi la gentille BÊnette du village.
Pascale

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Re: Questions sur l'école

Message par pascale le Mar 3 Avr 2012 - 0:31

Bonjour,
quelques nouvelles de l'avancée de mon petit combat.

Les demande officielles de changement d'établissement sont parties mais tardent à revenir.
Bien qu'ayant choisi mes mots,ils ont été transformés et réinterpretés par mes interlocuteurs professeurs et directeur. Je m'y attendais un peu,mais cela m'as fait un peu de peine.

Lililune,
j'ai encore fais une bêtise et en voulant garder tes messages,je les ai éffacé,peux tu me remp et me rendre les precieuses infos ? Merci.


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Re: Questions sur l'école

Message par helenreve le Mer 4 Avr 2012 - 13:47

Bonjour Pascale,

Notre fils (9 ans) est atteint du syndrome d'Asperger aussi je partage avec toi toutes sortes de difficultés et préoccupations. A l'école (publique, du village, dans le Nord de la France), ça se passe bien grâce à l'implication des enseignants et du directeur et la présence d'une auxiliaire de vie scolaire à mi-temps. Pour le collège, j'ai une trouille bleue (les cours, les autres, les déplacements...). Je n'ai pas d'idée préconçue sur une école alternative ou une déscolarisation si elle est bien gérée, mais je pense sincèrement qu'il te faut mettre un nom sur les difficultés de ton enfant (c'est pt'être pas ce que tu crois). Notre fils a rencontré des difficultés dès ses 3 ans et on a mené un long parcours pour trouver ce qui se passait (trouver les interlocuteurs, un an de file d'attente au Centre de diagnostics TED etc...) mais on a été fixés vers ses 6 ans. Evidemment il restera autiste, mais savoir à quel type de difficultés on a affaire, c'est aussi donner des chances pour y pallier.
Je te souhaite de tout coeur bon courage.

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Re: Questions sur l'école

Message par Philomenne le Mer 4 Avr 2012 - 14:09

A toutes fins utiles, je me permets de vous signaler trois articles sur l'autisme, écrits par une jeune femme autiste et publiés sur le site de Martin Winckler. Ici, là et là.

Elle développe un point de vue que je n'avais jamais entendu nulle part et qui me semble (en tant que non spécialiste de la question, du moins), intéressant.

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http://lagricultureetautreschosesdelavie.fr/

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Re: Questions sur l'école

Message par LeoAltair le Jeu 5 Avr 2012 - 16:14

Bonjour

Un petit temoignage : dans ma classe de flûte il y a un adolescent autiste. Il demande pas mal de boulot et de patience à notre prof (elle l'a accepté en connaissance de cause, après une sorte de "période d'essai") car elle doit gérer sa différence, trouver des méthodes pour cet éleve particulier : c'est elle qui lui fait le solfège (impossible de l'intégrer dans une classe collective de solfège), enregistre les exercices dans un petit dictaphone pour pas qu'il oublie les subtilités (et que les parents sachent ce qu'il doit faire),...

Malgré ces conditions difficiles le résultat est époustouflant je trouve : il adore travailler la flûte (il faut même le freiner pour qu'il finisse (joue parfaitement) un morceau avant d'entamer le suivant), joue dans un ensemble, et cette année même dans une réunion d'ensembles (donc sans la prof qui le connait), il est passé en 2e cycle l'année dernière et s'intègre bien dans la classe. Il a un gros déficit d'attention, mais en étant entouré il s'en sort bien et, cela se voit, prend un plaisir énorme avec sa musique.

Donc voila, juste pour dire que c'est possible.

Initiateur en escalade, j'ai été confronté à un petit garçon qui ressemble à ton fils, Ayn : dès qu'il était face à une difficulté, il lachait tout (ce qui montre tout de meme une sacré confiance dans l'assureur / ou alors une totale inconscience ;o) Je me suis demandé si le faire grimper en tête, cad l'obliger à assumer la conséquence de ses actes (si tu lâches, tu tombes) ne serait pas finalement la solution, mais je n'ai pas eu le temps de tester (je vous rassure, dans ces cas là il y a TOUJOURS un assureur quand même pour le rattrapper ;o)).

Il me semble que les enfants passent par ce stade de tout-puissance (vers 2 ans, non ?) où le monde autour et ses contraintes sont une souffrance, il semblerait qu'il n'en soit pas sorti. Si ça peut te rassurer, tu vois tous les jours depuis 5 ans que ce genre de trouble n'empeche pas d'atteindre jusqu'aux plus hautes fonctions de l'Etat... Dans une moindre mesure, les personnes très douées, qui n'ont jamais connu l'échec, ont un peu ce problème là : mettre de l'eau dans son vin s'apprend à contrecoeur, et dans la douleur. Peut-être se renseigner sur les processus cognitifs précis à l'oeuvre chez le petit enfant au moment où il réussi finalement à prendre en compte le monde qui l'entoure et ses contraintes ?

En ce qui concerne le violon, c'est le problème de nombreux enfants (et adultes !) avec la musique : c'à l'air facile comme ça, mais ça demande une somme de travail inimaginable. Et le violon n'est pas le moins ingrat des instruments... Il y avait un film, mais je ne me souviens plus dur titre, sur deux enfants musiciens, un surdoué qui ne bossait pas et un plus besogneux qui pour arriver au meme resultat devait cravacher comme un taré. Je crois qu'il finissait mal pour le petit surdoué.

As-tu essayé de lui lire des histoires comme le Lièvre et la Tortue, ou d'autres contes où celui qui s'en sort finalement c'est celui qui bosse et se force ? Son prof de violon lui a-t-il expliqué combien lui-même avait dû bosser pour en arriver où il est actuellement ? Lui a-t-il fixé un objectif, motivant mais accessible ?

Perso, je fais un instrument très très dur : le cornet à bouquin. Quand j'ai commencé, ma prof m'a dit "Je te préviens, tu vas mettre au moins 3 mois à juste sortir un son de ce truc, et au bout d'un an tu peux espérer avoir 4-5 notes, pas plus. Et ça, en bossant tous les jours." Après avoir accepté ce contrat, chaque progrès (mon premier "pouet", ma première note à peu près juste, ma 2e note, la 3e etc) avait un goût d'Everest. Et je regardais mon agenda et je voyais que j'étais dans les temps, voire en avance, et ça me permettait de tenir dans les périodes (fréquentes, absolument normales, mais très frustrantes) de régression. Aujourd'hui au bout d'un an je tiens une octave et je travaille pour avoir 3 notes de plus. Et je vais jouer un tout petit morceau au concert de Pâques. Autant dire que j'ai explosé l'objectif et que je suis fière comme si j'avais un Bar-Tabac.
Cette fierté là, celle qui ne vient même pas de la musique mais de l'effort à fournir et de la fierté d'avoir tenu le coup et finalement progressé, a un goût particulier. On la retrouve aussi en escalade qui est un sport où là aussi les progrès sont lents et ne dépendent que de soi-même.
Il faut une certaine maturité pour l'apprécier et je connais de nombreux adultes qui en sont incapables. C'est pour cela qu'on rajoute d'autres satisfactions, comme des degrés à passer, des récompenses etc.

Pour apprendre à ton fils à accepter les contraintes, à apprendre à écrire etc le fameux principe de la récompensene marche-t-il pas, même s'il faut pour ton fils le pousser dans des extrêmes qui vous sembleront peut-etre ridicules ? (ça fait un peu penser au dressage d'un chien mais bon faut ski faut).

Genre s'il veut très fort faire qqch ben oui mais il faut écrire/faire un dessin. Ou une récompense promise suite à un effort particulier (ne pas s'enerver...)
On a réussi comme ça a faire grimper des gamins bien plus haut que d'habitude, en cachant des bonbons dans les prises ou en en suspendant un sac en haut de la voie : je crois que ça marche parce que leur esprit est tendu vers cet objectif et oublie du coup l'enjeu en cours, mais après coup ils sont bien obligés de reconnaitre que oui, ils l'ont fait, donc ils en sont capables. A essayer ?

Quant à la cour d'école je ne peux qu'aquiescer : j'ai passé toutes les récrés de mes années d'école bien planquée dans un coin pour avoir la paix. L'école c'est la jungle, pas de place pour les rêveurs ou les émotifs.

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Re: Questions sur l'école

Message par pascale le Ven 13 Avr 2012 - 0:40

LeoAltaire,
c'est quoi un cornet à bouquin?
Petit hs d'une incorrigible curieuse.

Une autre question,
mais aux personnes qui ont reçu une formation d'enseignant (fançais ou belge),dans le programme que vous avez suivi,y avait il un sujet sur les enfants plus fragile,sur la façon de les cerner et la façon de les encadrer?
Attention,je ne cherche pas à vous choquer ,ou même vous embêter.
Si une telle base vous a été donnée,qu'en pensez vous et vous a t elle servi?
Que changeriez vous si la possibilité vous en était donnée?
Comment la hiérarchie réagi t ell face à vos sugessions?
Arrive t il que vos superieursvous demandent votre avis et dans ce cas le prennent ils en compte?
Enfin c'est pas une question mais un million qui me viennent .
Comment voyez vous l'école idéale?
Dans la réalité du quotidien,votre formation est elle un avantage ou un handicap?
Quellles sont toutes ces choses que vous changeriez si vous le pouviez?

Et aussi,quels sont les conseils que vous me donneriez pourselectionner un établissement pour mes petits qui sont si fragiles?
Quels sont les points importants que je devraient aborder avec les enseignant(e)s ?
Comment installer un dialogue constructif avec les enseigants et la direction ,sans me montrer envahissante ,mais en faire comprendre que je recherche le bien être de mes enfants?
Je ne suis pas un model de diplomatie ,je suis plutôt une gentille bênette qui devient vraiment **merd**te quand un gros caca se trouve sur mon chemin.
Comment aussi ,pourrais je faire pour aider au mieux les enseignants dans leur travail (je comprends bien que mes petits ne sont pas les plus facile à encadrer).
Maintenant,je ne suis pas du genre frotte b**,mais toujours de bonne volonté et préte à tout pour mes gamins.

Je me rends bien compte que ce n'est pas une min ce affaire et que bien des profs pensent qu'ici c'est le tire aux pipes sur la tête des instit et profs.
Si les critiques peuvent être constructives,les conseils le sont tout au tant si ce n'est plus encore et venant d'un pro ils en ont plus de valeur encore.



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Re: Questions sur l'école

Message par frederiq le Dim 15 Avr 2012 - 15:12

Bonjour Pascale, je suis instit. Pas de formation initiale. Un jour de formation en 12 ans. Je constate tous les jours un manque de professionnalisme de notre part : manque de connaissances, manque de recul pour avoir des discussions constructives. Nous devons tout inventer car ces idées sont nouvelles dans l'éducation nationale "classique". L'école d'autrefois était très sélective et normative. Donc on va dans le bon sens. Mais c'est très difficile de respecter le rythme de chacun à 25 par classe. Les AVS (auxiliaires de vie scolaire) nous aident bien mais leur statut est très précaire et on les attend parfois longtemps. Et cela ne résoud quand même pas tout.
Des idées ? de la formation, une cohérence plus grande entre l'école et les suivis extérieurs...
Pour le choix de la nouvelle école, parle clairement des problèmes, tu verras vite la réaction en face : visage carrément fermé, faux sourire ou intérêt pour l'enfant. Simple et efficace.
Dis-moi si j'ai bien répondu à tes attentes.

frederiq

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Re: Questions sur l'école

Message par pascale le Dim 15 Avr 2012 - 23:15

Bonjour Frederiq,

merci de me repondre et je prend bonne note de tes conseils.
Ce que je recherche maintenant,c'est des idées,de bases pour lancer un projet qui tienne la route ,qui donne envie a des personnes plus competantes que moi de m'aider à créer quelquechose de nouveau ,quelque chose qui permet à tous les petits de s'epanouir.

Bon,je suis réaliste et je sais que je ne révolutionnerais pas le monde de l'enseignement.Mais qui sait?Quelques bonnes idées lancées au bon moment eten présence de personnes ayant quelques pouvoirs dans le domaine. Ajouter à cela une dose d'optimisme .

Le monde peut changer et il le doit ,tout n'est pas exclusivement négatif.

Apportez un maximun d'avis,d'idées,soyez créatif ,imaginatif et discutons du bien fondé de tout cela.

Et puis si je vous emm*** dites le moi,je sais aussi que je suis souvant saoulante avec mes questions.

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Re: Questions sur l'école

Message par Pripri le Mer 23 Jan 2013 - 16:57

Bonjour à tous. Je ne sais pas si je fais bien en réouvrant ce sujet ou si je devrai en créer un autre ( encore du boulot pour les admins, désolée!).
Voilà, ma fille a deux ans et je l'ai inscrite à l'école publique: problème cette situation ne me satisfait que moyennement pour diverses raisons. Par ailleur nous habitons non loin d'une école pratiquant la pédagogie Freinet dans laquelle j'ai pris à rendez-vous. Je suis très intéressée par leur " philosophie de l'apprentissage" mais mon compagnon a peur de cette méthode " alternative", peur que sa fille devienne " inadaptée" à un cursus scolaire classique. JE pense ses peurs infondées mais j'aimerai avoir des témoignages de personnes ayant bénéficié d'un tel enseignement ou ayant fait ce choix pour ses enfants ou y étant enseignant s'il y en a sur ce forum. Cela m'aiderait (nous aiderait) à faire le point et à avancer dans notre réflexion. Je vous remercie d'avance.

Pripri

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Re: Questions sur l'école

Message par pascale le Jeu 21 Mar 2013 - 2:53

Bonjour,

j'ai mis le temps ,mais voilà je vous donne quelques nouvelles de notre aventure scolaire.

Le changement d'établissement fut salutaire pour mes 3 ainés et la découverte de l'école pour le petit dernier est un ravissement.

L'ainé a compris comment organiser son travail pour justement en avoir moins .

Le second est toujours fragile face à l'agressivité "banale de la vie" ( genre S'est pas lui qui a eu le dernier morceau de concombre car un de ses freres a été plus rapide),il est remarquablement désordonné et met un acharnement incroyable à etre en retard.
Et quand il nous semble regresser ,il se transforme en un sorte de super génie du savoir.IL perd sa petite voix fluete et apeine audible pour s'exprimer d'une voix claire et trés assurée.Il vous met sur le "ul par la pertinance de son discourt et l'avancée de sa réflexion personnelle.Dans ses cours,idem.Il peut passer 1h à résoudre une addition et répondre à une page de plus de 50 exercices de divisions et multiplication en à peine 1 minute.Parfois il n'arrive pas à lire une phrase toute simple et parfois il lui suffit de regarder une page entiere moins d'une seconde pour savoir ce qui y est écrit.
Je suis fiére de lui ,il met tant de volonté dans son désir de faire partie du monde qui l'entour.
Le troisiéme a une approche plus classique de l'école,c'est super surtout les vaccances.Mais bon puisque je dois y aller autant le faire correctement.
Et voilà mon dernier qui est amoureux de l'une de ses maitresses (oh) au point qu'il l'appelle maman V..... Bon je suis pas jaloise tant je suis heureuse d'en avoir enfin un qui aime l'école plusque que la télé.

Cette petite école est un vrai paradis pour mes moustiques .
Peu de devoir ,un vrai dialogue avec les instit,des progres visibles pour moi et pour mes petits.Biensure tout n'est pas rose ,mais quand meme ,ils sont bien et c'est ce qui compte.

J'en profite pour les feliciter et je les encourrage à continuer sur cette voie.
Et pour tout celles et ceux qui se decarcassent pour que les enfants bénéficient enfin de l'enseignement qu'ils méritent chapeau .

J'ai abandonné l'idée de recréer notre ancienne école de village.Aprés bien des demarches et des rendez vous,nous nous sommes retrouvés à 2 pour refaire le monde c'est un peu juste,surtout que mercredi c'est biblio pour 5 à 6 de mon équipe de choc et aprés c'est tournée gouter.

Y a pas de mauvais enfants ,Y a pas de betes enfants, Y a que de stupides gens.

L'histoire ne s'arrete pas là.

Il ne faut pas baisser les bras,pour 100 personnes qui m'ont tournés le dos 1 m'a écouter.
Chaque petit ,qu'il soit à vous ou pas ,mérite mieux qu'un t'es vraiment trop bete,je perd mon temps.

Ps pour le choix d'une école ou d'un type d'enseignement, le papier ça vaut rien il faut entrer dedans,il faut parler autour de soit ,et meme espionner.On ne peut pas dire"ça a l'air bien".Et meme aprés la rentrée ,il faut continuer.
Le capital temps investi sur le long terme vous rapportera des interets colossaux .
Pascale

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