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Faire partMa proposition d'étudier les faire-part pour les simplifier s'est plantée! Mon but premier n'étant pas celui-là, je précise ma recherche. Je trouve que la communication est devenue très compliquée.
Dès qu'on dépasse un certain seuil de superficialité politiquement correcte, la communication devient difficile. Le prudence, de vertu est devenue une défense. Le besoin de s'exprimer, dire sa vérité comme une partie de la vérité à construire ensemble se dissout bien souvent dans des batailles d'arguments, des décorticages qui épuisent les énergies, et se termine dans une décision finale "volontaire" d'assumer sa solitude.
J'ai pendant trois mois mis des "mots" dans un journal électronique. L'expérience fut désastreuse! Pas le moindre dialogue ou tellement peu: ou chacun parle pour soi, ou on s'injurie! Complexe de Colomb. Les votes demandés sur "constructif ou pas" se réduisent à exprimer si on est "d'accord" ou "pas d'accord".
Les forums internet connaissent un engouement croissant. Pour combien de temps? On assiste le plus souvent à des épuisements de dialogue: on a dit ce qu'on avait à dire comme une bouteille qu'on jette à la mer... et puis on s'en va. Le besoin de se dire peut-il se passer de celui d'être entendu?
Pourquoi la nécessité d'un pseudonyme? Prudence ou permis de provocation? Respect de quoi? Heureusement que c'était mon pseudonyme qui a été méprisé, insulté, trainé dans la boue...
La communication est donc devenue compliquée.
Que de précautions oratoires faut-il prendre pour que le dialogue ne se plante pas dans la souffrance! Peur de faire mal ou d'avoir mal?
Est-ce votre avis aussi? Avez-vous des pistes pour la simplifier, cette foutue communication, si nécessaire pourtant?
P.S: pour info, j'ai mis une grosse demi-heure pour écrire ces quelques lignes!
Les forums internet connaissent un engouement croissant. Pour combien de temps?
C'est l'inconvénient du blog. Un blog n'est pas un forum, c'est souvent quelqu'un qui s'exhibe avec ou sans approbation des autres. Cela n'ouvre pas au réel échange égalitaire.
Aspiral a écrit:Là je suis un peu débordé; il y a trop de messages qui sont arrivés en même temps pour répondre tout de suite. Dès que je le peux, je reviens.
C'est une des choses que l'apprentissage de la communication m'enseigne, les arguments, c'est bien un peu, mais ce qui passe le mieux, c'est quand on parle de soi. Pas égoistement, mais dans le sens du témoignage, du vécu, du questionnement. L'argumentation c'est hors de soi, ça touche moins, et ça lance vers une logique de surenchère qui détruit l'échange pour passer au combat de paroles.
il me semble qu'il était dans "ou en êtes vous sur les chemin de la simplicité icihttp://simplicitevolontaire.bbfr.net/le-bar-f7/ou-en-etes-vous-sur-le-chemin-de-la-simplicite-t322-30.htm
J'avais créé un échange dans le bar sur la communication si je me rappelle bien, peut-être ailleurs, car je ne l'ai plus retrouvé. Laure, si tu me lis, on avait échangé en longueur sur cet échange, tu te rappelles où il est?
J'essaie moi aussi, suivant les principes de la CNV que tu cites (communication non violente), de parler de mon ressenti plutôt que d'assener une affirmation qui peut passer pour une revendication de vérité absolue (alors que je fonctionne sur un doute excessif assez fatiguant, en fait). J'essaie de même, dans les situations tendues ou conflictuelles, de prendre à mon compte la situation quand j'essaie de faire comprendre à l'autre mon point de vue ; face à du Yang, on met du Yin !
Or je constate deux choses. La première, c'est que malheureusement, certains dénigrent cette notion de "ressenti", qu'ils jugent mièvre et dénuée de raisonnement, comme si on se cachait derrière un état émotionnel pour éviter de prendre partie ou par ignorance, par manque de jugement.
Le deuxième constat, c'est qu'à trop prendre sur soi, on risque quelquefois de se rendre coupable de déloyauté vis-à-vis de soi-même. Outre que ça nous déconstruit, ça prépare le terrain pour des conflits intérieurs qui vont favoriser l'apparition de toute sorte de malaises et de maladies. Pas bon !